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 24 mai 1940

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fanavman
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MessageSujet: 24 mai 1940   Jeu 8 Mar 2012 - 3:01

24-mai-40 (Victoires : 8 sûres, Pertes : 19)

GC I/1 ( ? – MB. 152) :
Le groupe effectue 6 missions en 24 sorties.

GC II/1 (Buc – MB. 152) :
Le groupe effectue deux missions de couverture de la région (en couverture de la 1ère armée, en 8 sorties.

GC III/1 (Le Plessis-Belleville – MS. 406) :
Le groupe est chargé de la protection d’un Bloch 174, mais doit rebrousser chemin car ce dernier est plus rapide.

GC I/2 (Damblain – MS. 406) :
Une patrouille double décolle à 5h pour une mission de destruction sur Rethel-Verdun. Non seulement un des appareils doit rentrer pour panne de moteur, mais les 5 appareils restants doivent rebrousser chemin du fait du plafond bas.
A 9h, 3 appareils décollent sur alerte pour intercepter des bombardiers, mais le ciel est vide.
Peu après, 8 appareils décollent sur alerte. RAS.
Décollant à 16h20, 10 appareils (en 2 patrouilles) effectuent une mission de destruction sur le secteur Le Chesne, Mouzay. La haute est composée du Cne Patureau-Miran, S/L De Villars, Lt Laurand/Adt Dardaigne, S/C Givelet et S/L Marchelidon. La basse est composée de l’Adj Streiff, Lt Monty et S/C Goilen et de l’Adj Chabert et Sgt Gloannec. Vers 17h15, ils rencontrent une formation de 4 Bf 109, dont un pique sur la patrouille basse :
-Patureau-Mirand regroupe alors ses équipiers et tire de face un autre Bf 109 qui menaçait la patrouille basse.
-l’Adj Streiff réagit dès l’attaque : « A 17h15, à 4800m et à l’ouest du secteur, K1 signale les Messerschmitt. Je vire avec ma patrouille à gauche et je vois un 109 venant de ma droite et en léger virage, en montant à gauche. Je le tire à 50m, ¾ arrière en léger piqué et le vois partir en tonneau.
Aussitôt, je vire à droite et j’apperçois 2 Me 109 qui tirent dans la queue. Je serre davantage mon virage en montant, tout en réduisant un peu, les 2 109 me passant devant, l’un plus bas et l’autre à ma hauteur. Je me place derrière le plus bas et tire une courte rafale vers 200m, aussitôt je tire sur le plus haut, qui part en chandelle à ce moment.
A la suite de cela, je me rendis sur le point de ralliement qui fut Verdun où je retrouve mes équipiers et la patrouille haute.
». Pendant ce temps, les allemands ont mis en flammes l’appareil du sgt Gloannec, blessé (éclats d’obus à la tête et aux pieds) il se parachute et se pose dans les lignes françaises. Un seul des deux Bf 109 touchés sera homologué, et paratgé entre les deux pilotes.

GC III/2 (Persan – MS. 406) :
Le groupe continue ses attaques contre les panzers allemands. A 9h, 3 appareils décollent avec pour objectifs les blindés sur l’axe Abbeville-St Valéry. L’adj Moret est touché par la Flak, il se parachute indemme.
A 13h, 5 appareils décollent pour une mission similaire, dans la région de Cayeux
-Le sgt Linard, touché par la Flak, doit se poser sur le terrain de St Valery, son appareil se brise à l’aterissage
-L’adj Nedelec, gravement blessé par la Flak, doit « aller aux vaches », son appareil est inutilisable.

GC I/3 (Meaux-Ebsly – D. 520) :
A 8h00, deux appareils (Lt Lacombe, S/L Blanck) décollent sur alerte suite au signalement d’un Do 217, mais la poursuite est infructueuse.
A 20h00, 4 appareils décollent pour intercepter une formation de bombardiers signalés à 6000m, mais seul Blanck peut tirer un Do 17 sans l’abattre.
Dans le même temps, une patrouille triple décolle pour constituer la patrouille haute d’un dispositif, lors d’une mission de couverture sur Péronne-Ham.

GC II/3 ( ? - ?) :
Dans l’après-midi, une patrouille triple constitue la patrouille haute d’un dispositif de protection sur zone de Martin 167 et DB-7 sur le secteur Amiens-Bapaume-St Quentin, en coopération avec les GC III/3 et GC I/6.
Vaclav Curkr descend un Dornier, mais il est attaqué par 3 Bf 110, et se réfugie dans les nuages. Il atterit à Dujon. Il rejoindra son groupe le lendemain.

GC III/3 (Cormeilles-en-Vexin – MS. 406) :
Dans l’après-midi, le groupe constitue la patrouille moyenne d’un dispositif comprenant égualement 2 patrouilles des GC II/3 et GC III/6, avec pour mission la protection sur zone de Martin 167 et DB-7 sur le secteur Amiens-Bapaume-St Quentin (en patrouille moyenne). A 13h40, une patrouille triple est attaquée par des Bf 110 :
-ils obligent le S/L Kruml à se poser en rase campagne
-Les sgts-chef Firminhiac et Bekiaran, de leur côté, abattus, sont portés disparus. Ils seront retrouvés morts après l’armistice.
Cependant, le groupe a abattu 2 Do 17, dont un probable.

GC II/4 (Orconte – Curtiss H-75) :
Une mission de protection est prévue, avec – une fois n’est pas coutume – 10 avions au départ, en 3 patrouilles. Mais par suite de problèmes mécaniques de l’avion de Jaussaud, la mission est abandonnée après 45 minutes de vol. L’après-midi voit un déroulement similaire, avec 10 avions en l’air mais qui ne voient aucune cible à se mettre sous la dent.

GC I/5 ( ? – Curtiss H-75) :
De 17h15 à 18h00, une patrouille triple effectue une mission de destruction générale sur le secteur La Chesne-Stonne. Marin la Meslée quitte le dispositif et attaque un Hs 126 sur lequel il ne tire pas moins de 900 cartouches. Le pilote du gibier parvint à poser son appareil légèrement touché à l’est de St-Loup-Terrier, cet appareil sera crédité à Marin la Meslée comme sûr.

GC II/5 ( ? – Curtiss H-75) :
Vers 18h, 10 Curtiss enguagent le combat avec un nombre égual de Bf 109 : « Le Lnt Houzé poursuit un Bf 109 jusque vers Longuyon, tire plusieurs rafales sur un chasseur allemand qui ne se défend plus et dont le moteur laisse échapper des flammes ; toutes ses armes s’arrêtent. Le temps de réarmer en déguageant pour ne pas accrocher le Me 109, ce dernier est perdu de vue. 2 autres Bf 109 attaquent le Lnt Houzé, qui le prend à son tour à partie et les tire alternativement, plusieurs fois chacun, à moins de 100m.
Puis intervient une patrouille de 3 Bf 109. Le Lnt Houzé reçoit par surprise un obus dans l’aileron gauche et 2 ou 3 balles ; il lutte quelques minutes contre les 3 Me et se déguage sur l’ordre de la voiture radio. Tous les Curtiss quittent le secteur, de nombreux Bf 109 arrivent sur les lieux. Il est environ 19h.
». 3 Bf 109 seront homologués au groupe, plus deux probables, sans perte.

GC I/6 ( ? – MS. 406) :
Une patrouille triple participe, avec le GC I/8 et le GC I/3, à une mission de couverture sur Péronne-Ham, vers 20h. Elle constitue la patrouille basse.

GC II/6 (Châteauroux – MB. 152) :
Le groupe continue son entraînement.

GC III/6 ( ? – MS. 406) :
Le groupe constitue dans l’après-midi la patrouille triple basse d’un dispositif avec deux patrouilles des GC II/3 et GC III/3, pour une mission de protection sur zone de Martin 167 et DB-7 sur le secteur Amiens-Bapaume-St Quentin. Décollant à 13h, 9 appareils sont enguagés en patrouille basse. A 13h40, le III/6, privé de sa couverture haute, est coiffé par des Bf 110 :
- ils abattent le cdt Castanier ; mortellement blessé, il saute mais s’écrasera au sol
-Le S/L Colonges, blessé, se parachute et est fait prisonnier
-Le sgt Pimont, tombé en panne pendant la mission, se pose près de Beauvais.

GC II/7 (Marey-sur-Tille – MS. 406 et D. 520) :
Vers 10h50, une patrouille intercepte 10 He 111. Malgré les efforts des français, un seul Heinkel est abattu, par le Lt Krol en coopération avec 3 pilotes français : « Nous volions à une altitude de 3000m. J’ai repéré un avion ennemi près du sol, que j’ai signalé à la radio, mais mon transmetteur ne fonctionnait pas.
Je suis à 200m derrière la formation entière. J’ai rapproché ma machine et attaqué le He 111 isolé. J’ai tiré une longue rafale à une distance de 400-100m. L’équipage du He 111 a évacué et l’avion s’est écrasé au sol.
»

GC I/8 ( ? – MB. 152) :
Vers 20h, 2 appareils effectuent une mission de couverture sur Péronne-Ham. Ils constituent la patrouille moyenne du dispositif.

GC II/8 (Villacoublay – MB. 152) :
Le matin, le Lnt de la Menardière atterit sur le terrain de Mardick afin de prendre contact avec une partie de l’échelon roulant, mais il est grièvement blessé et est fait prisonnier par les allemands.

GC II/9 ( ? – MB. 152) :
Repli sur Connantre.

Patrouille de défense de l’usine de Bourges (Bourges – MS. 406 et Curtiss H-75) :
Un décollage sur alerte permet à 3 pilotes (Lt Wesolowki, Sgt Kremki et Giermer) de rejoindre 14 He 111. Kresmski nous raconte : « A l’altitude de 5-6000m, nous tombons sur un groupe de bombardiers allemands, des He 111 : il y a 14 appareils.
Un combat s’engugage, et dans les premières minutes, Wesolowski renonce et finit par atterir à l’aéroport (sic) avec un moteur troué.
Moi et Giermer continuons la lutte jusqu’à ce que les munitions soient épuisées.
Durant ce combat, un Heinkel est descendu (confirmation officielle, [attribué à Kresmki]) et deux autres endommagés (l’un d’eux, moteur touché).
Nous atterissons sur le terrain de secours, faute de carburant. Après avoir refait les pleins, nous rentrons. Giermer a son avion troué à plusieurs endroits.
»
D’autres décollages sur alerte s’effectuent, mais sans résultat vu le retard des alertes.
A noter que le pilote civil Pierre Desmazières s’est associé au combat, aux commandes du prototype CAO 200 (de la patrouille de Châteauroux, alors en essai d’armes à Avord). Il revendique la victoire remportée, en coopération avec ses camarades.

Patrouilles de défense de l’usine de Châteauroux et d’Avord (Châteauroux et Avord – MB 151) :
L’alerte est donnée à cause du bombardement allemand sur le centre de la France. Ces derniers surprennent les avions en plein ravitaillement sur le terrain, et larguent une centaine de bombes sur le terrain, sans dégâts notables. 2 français, Wingert et Libert, réussissent à décoller et endommagent un bombardier, qui leur sera attribués comme probable.

Patrouille DAT d’Avord (Avord – MS. 406) :
La patrouille intervient pour faire face à un bombardement allemand sur le centre de la France. Un appareil est descendu, pour la perte d’un chasseur. M. Desmazière, alors en train d’effectuer les essais du CAO 200 sur le terrain d’Avord, décolle et réussi à abattre un He 111.

GB I/11 (Pont-sur-Yonne – LeO 451) :
Mouvement sur Etampes-Montdésir

GB II/15 (Saint Yan – Farman 221) :
6 appareils sont envoyés, dans la nuit, bombarder les secteurs de Mézières, Hirson et Villers-les-Guise.

GB II/19 (St Martin-la-Campagne – Douglas DB-7) :
6 Douglas DB-7 engagés contre les colonnes entre Amiens et Arras sont coiffés par 7 Bf 109 qui protègent une expédition de Do 17.
-Un appareil (n°39) est abattu (l’adj-chef Mayer et le Sgt Hyvert de Lignac sont tués, tandis que le navigateur sgt-chef Delineau, est fait prisonnier après avoir évacué l’avion).
-Un autre apapreil, le n°37, est endommagé ; le sgt-chef Bellocq est blessé par des éclats d’obus.
Un équipage français revendique un Bf 109 abattu, un second endommagé.

GB I/21 et II/21 (La Ferté-Gaucher – MB 210 et Amiot 354) :
Vers 10h, une douzaine de He 111 bombardent le terrain : 2 MB 210 et un Amiot 354 sont détruits, 1 Bloch et 3 amiot sont endommagés (I/21). Au II/21, un MB 210 est pulvérisé sous l’explosion de ses propres bombes, tandis qu’un autre Bloch et un amiot sont endommagés. Un mécanicien du I/21 est tué, 2 autres du même groupe ont été blessés plus un spécialiste civil détaché de la SECM.
Dans l’après-midi, le terrain est à nouveau bombardé, par un Ju 88 solitaire, mais sans faire de dégâts.
Dans la soirée, les 2 groupes effectuent 2 missions (9 sorties) sur Cambrai.
-La flak touche à mort un MB 210 du I/21, l’appareil percute le sol, tuant les 4 membres d’équipage.
-L’Amiot 354 n°38 du même groupe est égualement endommagé par la Flak, et se crashe, entraînant son équipage dans la mort (Lnt Marchand CA, S/L Lafargue, Adj-chef Sere radio et Sgt-chef Galarneau mitrailleur).

GB I/23 (Istres-Le-Vallon – MB 210) :
Les MB 210 participent à la mission de bombardement du II/38, sur St Quentin. Mais, au décollage, un MB 210 percute un Amiot 143 dans l’axe. L’explosion des bombes fait 3 tués (S/L Lavenne, Sgt Kalensky, et adj-chef Laroche) et 2 autres grièvement blessés (Sgt-chef Gautier, Sgt Kalensky).

GB I/38 (Troyes-Barberey - ?) :
Le groupe effectue 10 sorties de bombardement sur l’axe Bohain-Le Cateau, et une de reconaissance sur La Capelle-Givet.

GB II/38 (Chaumont-Semoutiers - ?) :
Le groupe effectue 4 sorties de bombardement sur St Quentin, et une de reconaissance sur l’axe Amiens-Rethel.

GB II/62 et II/63 (Meknès et Marrakech – Martin 167) :
18 appareils (9 de chaque groupe) effectuent une première mission sur les axes Ham-St Quentin-Cambrai et Péronne-Bapaume-Albert, sans avoir de perte mais en ayant abattu un Bf 110.
A 16h30, 6 appareils du II/62 et 3 du II/63 décollent. Objectif : les colonnes allemandes sur l’axe Péronne-Arras-Bapaume. La flak qui attend les appareils touche le n°45 (du II/62), qui est ensuite attaqué par 5 Bf 109 ; il rentre sur un seul moteur et s’écrase lors de son atterrissage à St Martin-la-campagne mais son équipage est indemne. Les Bf 109 attaquent ensuite les appareils du II/63, dont le n°38 tombe en flammes dans les lignes allemandes (le Sgt Capuro, mitrailleur, est tué). Le pilote (Sgt-chef Derbey) et le naviguateur (Lnt Duffort) sautent en parachute, mais sont capturés.
En outre, un équipage de DB-7 du GB II/62 revient avec la certitude d’avoir descendu un Bf 110 : « A 13h15, nous avons rencontré la 1ère fois un Mess 110 à l’altitude de 1500m. L’ennemi s’est rapproché par ¾ arrière gauche jusqu’à 300m de distance. Les 3 G.M. ont effectué un virage en montant à gauche. Le 3ème ailier a quitté la formation et piqué vers les nuages. Le G.M. 133 est rentré dans les nuages, sous la menace du Mess 110. A la sortie du nuage, nous avons retrouvé le 110 par ¾ arrière gauche. Virage du G.M. à gauche en montant. Puis piqué dans les nuages à 13h47. Sortie des nuages du G.M. Le Mess 110 est passé en piqué devant, semblant ne pas nous voir. Le GM était à 480 au badin, a accentué son piqué et suivi le Mess 110, tirant de ses 4 mitrailleuses avant sans arrêt. 13h49 : A la sortie des nuages, le mitrailleur arrière voit l’avion ennemi tomber, suivi d’une colonne de fumée noire. ».

GB I/63 (Evreux-Fauville – Martin 167) :
2 appareils effectuent une mission de transport de fonds pour le compte de la préfecture du Nord, entre Le Bourget et Lille. Ils sont tous les deux decsendus en flammes par la DCA brittanique à l’approche du terrain de Lesquin!
-Dans le n°61, le mitrailleur (Sgt-chef Le Gall) parvient à s’extraire et à sauter en parachute. Le pilote (sgt-chef Grisoni) et le chef de bord (cptne Watrin) périssent dans l’épave.
-Dans le n°38, le S/L Maury, observateur et Sgt Eauclère, pilote périssent, mais le Sgt-chef Monthois, mitrailleur, s’est parachuté et est indemme.

GBA I/51 (Etampes – Br. 693) :
Le groupe effectue 4 sorties sur Boulogne-le Touquet-Amiens-Péronne-Bapaume-Albert, avec succès.

GBA II/51 (Etampes – Br. 693) :
Le cptne Villadieu abat un Hs 126 à l’ouest d’Amiens, puis déguage pour éviter les Bf 109.
Le groupe fait mouvement sur Pithiviers-Dadonville. Le groupe effectue 3 sorties sur Boulogne-le Touquet-Amiens-Péronne-Bapaume-Albert. 2 avions sont endommagés dans des circonstances inconnues, les deux équipages sont indemnes.

GBA I/54 (Briare – Br. 693) :
Le groupe effectue 2 sorties sur Boulogne-le Touquet-Amiens-Péronne-Bapaume-Albert. Un avion est endommagé par la flak à Bapaime, il est irréparable.

GBA II/54 (Briare – Br. 693) :
Le groupe effectue 4 sorties sur Boulogne-le Touquet-Amiens-Péronne-Bapaume-Albert.

GAR II/33 ( ? – Potez 63.11) :
Un appareil effectue une mission de reconaissance en vol rasant sur le secteur Ameins-Béthune-St Omer-Calais. Il est abattu en flammes par la flak : l’observateur (Cptne Ceccaldi) et le mitrailleur (Sgt Pfenninger) sont tués, le pilote (Sgt-chef Rondeau) est gravement blessé.

GAO 501 (Mantes – Potez 63.11 et Mureaux) :
Une mission est effectuée pour rapporter la situation : ligne atteinte par les troupes françaises, positions de l’ennemi, présence d’artillerie et de chars ennemis, et égualement pour savoir si la traversée d’Amiens par les chars est possible (état des ponts, barricades, incendies).
H. Moguez nous raconte :
« L’équipage du Lnt Lebrun décolle à l’aube, survole à 1000m toute la région au sud de la Somme, mais ne décèle rien, à part quelques fantassins, à la lisère ouest du bois de Liancourt (nord de Roye), et une quinzaine d’hommes dans des trous, près d’Herbécourt. Le brouillard dans la vallée de la Somme gêne l’observation. La mission a peu de rendement.
Une seconde mission a lieu dans la soirée. Elle est effectuée par le S/L Benoist et fournit des renseignements très intéressants. Alors qu’il survolait la région au sud de Doullens, à 1500m d’altitude, l’équipage a été attaqué par 2 Bf 109 qui accompagnaient des bombardiers ennemis. L’avion s’est déguagé, par un piqué très rapide en spirales, s’est échappé en vol rasant, pendant que le mitrailleur tirait sur les assaillants. Le rase-mottes est tellement intégral que l’avion accroche avec l’hélice une clôture de fil de fer barbelé. Les Messerschmitt se laissent distancer et abandonnent la poursuite. Mais la DCA ennemie, qui n’a cessé de tirer sur l’avion, continue ses attaques, sans autre résultat qu’une balle dans l’appareil.
».

GAO 2/520 ( ? – Potez 63.11) :
Un appareil décolle à 15h15 pour effectuer une mission de reconaissance : reprérage des unités en contact avec les éléments ennemis. Il est abattu en flammes par 5 Bf 109 et s’écrase dans les lignes ennemies. L’observateur (Ctne de Devise), le pilote (S/L Tessier) et le Sgt Vigoux (mitrailleur) sont tous 3 blessés, et faits prisonniers.

F1C ( ? - ?) :
Le CC Jozan effectue à l’aube une reconaissance sur Berck, Boulogne et Calais, RAS.

1S1 (Cherbourg - ?) :
En fin de matinée, le premier-maître Lacheny effectue une liaison entre Cherbourg et Dunkerque (le PC se trouvant dans cette dernière ville). Il est intercepté par un Bf 110 au large de Gravelines. Il résiste longtemps, mais succombe finalement. Grièvement blessé, il parvient à amerrir ; il est soutenu 10 minutes par son radio, le premier-maître Goret, mais il coule à pic. Goret réussira quant à lui à rejoindre un bâtiment français.

11E (Berre – LeO H-470 et ?) :
Un appareil rentre d’une mission d’exploration à 18h00 lorsqu’il tombe sur un CANT Z. 506. Les deux appareils échangent quelques tirs de mitrailleuses.
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