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 29 mai 1940

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fanavman
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Age : 28
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MessageSujet: 29 mai 1940   Sam 7 Avr 2012 - 15:03

29-mai-40 (Victoires : 1 sûre, Pertes : 2)


GC I/1 ( ? – MB. 152) :
Germain Coutaud raconte :
« A la tête d’une patrouille double légère, j’avais recu une mission de couverture, secteur Pont Ste Maxence-Cires les Melles, de 5 à 6h, altitude 2000 à 3000m. La situation météo était un ciel pur, avec une nappe nuageuse entre 300 et 600m s’étendant au nord d’une ligne Méru, Creil, Crépy.
A 5h45, le Lnt Rossigneux aperçoit (et me signale) un Do 17, altitude 4000m, direction S.O. Je savais que dès qu’il nous apercevait, il ferait demi-tour, et qu’il se rentrait en prenant de l’altitude, partis de 2500m, après 45min de vol, nous ne pouvions le rejoindre sans nous laisser entraîner trop loin et risquer la panne sèche. Je pris donc la décision de le laisser pénétrer plus avant, rattrapant 4000m « pleins gaz », sur ses arrières.
Au bout de quelques minutes, approchant de son altitude, je vis le Do 17 faire demi-tour. Je simulai alors une attaque qui m’amena au bord de la mise en vrille. L’intimidation réussit, et le Do 17 plongea vers la couche nuageuse salutaire. Ma première déception fut qu’il parvint à l’atteindre avant que nous l’ayons rejoint.
Il ne restait plus qu’à espérer que le pilote ne sache pratiquer le vol sans visibilitén ce qui l’obligerait à rechercher son horizon en passant alternativement au-dessus et au-dessous de la couche. Il fallait donc qu’une partie de nous fut sous la couche, l’autre dessus. Je plongeai donc dans la couche suivi de mes équipiers, mais dès que ceux-ci me perdirent de vue (et furent entraînés à leur insu au-dessus de la couche) je remontai au-dessus. Ici commence le suspense : je maintiens mon cap avec l’espoir de voir réappaître le Do 17.
Des minutes comme celles-ci paraissent longues et je commençais à désespérer, lorsque je me vis tout à coup environné d’un feu d’artifice de balles traçantes. Je réalisai que sans le voir, je volai à la hauteur du Do 17, ce qui permettait à son mitrailleur de tourelle de me prendre pour cible, alors que moi-même, lié au tir axial de mon avion, je ne pouvais absolument pas le tirer.
L’avion replongea dans les nuages, mais je compris que mon allure était plus grande que la sienne du fait de sa trajectoire sinusoidale. Je réduisis donc les gaz et attendis sans trop y croire une prochaine apparition. Encore le suspense, mais cette fois-ci à mon avantage : le Do 17 m’apparut tel un monstre noir, émergeant des nuages à quelques dizaines de mètres devant moi.
Ajustant le tir « aux pieds et du manche », je voyais les projectiles de mes deux canons et deux mitrailleuses pénétrer dans la masse sombre avec apparition de flammes.
Cette fois-ci, l’avion disparut pour de bon et je connus la fin de l’aventure à l’aterissage. En effet, le Do 17 sortit au-dessous des nuages, moteur gauche en flammes, vitesse réduite. Le Lnt Legentil et le Sgt-chef Teillet le virent s’écraser à 5km à l’ouest de Laon.
Je reconnais que, ce jour-là, nous eûmes beaucoup de chance.
»

GC II/1 (Buc – MB. 152) :
Le groupe couvre le secteur de Creil et Clermont. RAS.

GC I/2 (Damblain – MS. 406) :
De 5h30 à 5h50, une patrouille double effectue une mission de couverture du terrain sur alerte. RAS.
A 10h20, 2 patrouilles doubles (10 appareils, dont le Lt Chalupa) décollent pour une mission de destruction dans le secteur de Stenay. Elles apprçoivent un avion de reconaissance ennemi à 8000m sur St Michel, mais il ne peut être rejoint. Les patrouilles rentrent à 12h30.

GC III/3 (Cormeilles-en-Vexin et Persan-Beaumont – MS. 406) :
Détachée à Persan-Beaumont, la 6ème escadrille se heurte à une douzaine de Bf 109, qui endomagent 2 moranes, sans contrepartie.

GC II/4 (Orconte – Curtiss H-75) :
L’après-midi, une patrouille triple décolle à la recherche d’un Henschell dans les environs de Rethel. Il est bientôt aperçu, puis attaqué par la 3ème patrouille, alors que les deux autres rentrent au terrain. Mais la 3ème patrouille n’arrive pas à abattre le « charognard », malgré les tirs copieux. Pendant ce temps, la patrouille d’alerte a décollé pour rechercher un Do 17 signalé dans la région de Révigny. Mais, la patrouille arrivée à Révigny, la radio le signale à Saint-Dizier. Ce scénario se reproduira à Saint-Dizier, puis, Vitry-le-François, et enfin Bar-le-Duc, où la patrouille ne voit personne. Elle rentre donc bredouille.

GC I/6 ( ? – MS. 406) :
Svatopluk Janouch se souvient :
« Le 29 mai, alors que nous rentrions de mission, nous avons rencontré l’ennemi près d’Amiens.
Le cptne Kulhanek, qui s’était séparé du groupe, fut attaqué par 3 Bf 109 et abattu. Il s’est posé dans un champ, moteur grippé. Quand il revin vers nous, il nous raconta qu’il virait sans cesse et qu’un des Me 109 se mettait toujours devant lui pour le faire sortir du virage, afin que les autres puissent l’ajuster. Kulhanek en abattit un avant d’être atteint à son tour.
».

GC II/6 (Châteauroux – MB. 152) :
Le groupe continue son entraînement.

GC II/9 ( ? – MB. 152) :
Pierre Courteville se souvient :
« Le premier avion que j’ai attaqué vraiment pour de bon, c’était un Dornier Do 17. Nous avons vu un peloton de bombardiers arriver de l’Est, alors on les a interceptés du côté de Soissons alors qu’ils se dirigeaient vers la région parisienne. Mais on s’est apperçu qu’ils allaient tellement vite qu’il fallait mettre pleins gaz pour les rattraper et les suivre. Ils allaient si vite qu’il n’était pas question de manœuvrer par rapport à eux.
Plein arrière, je me souviens qu’avec les canons, j’en ai tiré un ; j’ai vu des morçeaux de tôles qui partaient…Mais le mitrailleur allemand tirait lui aussi tant que ça pouvait et j’ai vu des traçantes passer, j’ai senti plusieurs petits chocs dans l’avion. Alors, j’ai été obligé de déguager parce qu’il y avait des « Messer » au-dessus en train de plonger sur nous.
Je ne peux pas dire si ce Dornier a été abattu, mais il a quand même écoppé un peu. Mon Bloch 152 a été ensuite indisponible car le moteur avait pris 5 ou 6 balles de 12mm. Il avait les ailettes cassées, les soupapes tordues. Ce n’était pas trop grave, mais c’était ma première rencontre avec des bombardiers.
».

ECMJ I/16 ( ? – Potez 631) :
Henri Cormouls : « Toujours ce guet à la gomme ».

Patrouille de défense de l’usine de Bourges (Bourges – MS. 406 et Curtiss H-75) :
Le cptne Kosinski est victime d’une panne moteur sur un H-75 au décollage, il doit atterir train rentré droit devant lui. Le train d’aterissage et les plans sont cassés, le pilote est indemme.

GB I/15 (La Perthe – Farman 222) :
Dans la nuit, 4 appareils décollent pour bombarder Trèves, Libramont et Ehrang. Au retour, l’un des appareils, peut-être touché par la flak, s’écrase à Lévigny. Le cptne Vanhoutte, le S/L Humbert, le Lnt Pailloux, l’adj-chef Loyer, le sgt-chef Seguin et l’adj-chef Servier sont tués. Seul lle sgt-chef Simeoni est blessé.

GB I/19 (Damville – Douglas DB-7) :
A 8h40, 6 appareils décollent pour bombarder les ponts franchissant la Somme à Abbeville., sans pertes.
Une seconde mission est effectuée à 19h par 8 appareils sur le même objectif. La flak endommage un des appareils (Douglas DB7 n°20), qui doit se poser en campagne mais l’une des roues ne sort pas. Le mitrailleur (sgt-chef Dupuid) est blessé.
Cependant, le mitrailleur adj Evrard obtient une victoire sûre sur un Hs 126 qui a été « coiffé » au décollage sur le terrain d’Abbeville.

GB II/19 (Damville – Douglas DB-7) :
A 8h40, 4 appareils décollent pour bombarder les ponts franchissant la Somme à Abbeville. Un appareil est atteint par la flak. Une seconde mission est effectuée à 19h par 4 appareils sur le même objectif.

GB I/21 (Pont sur Yonne - ?) :
La nuit, un MB 210 bombarde le terrain de Berneville occupé par la Luftwaffe. Un Amiot perd une roue en décollant pour une mission de reconaissance entre Arras et Valenciennes. A l’aterissage, si l’équipage est indemme, l’avion est bon pour la casse, car il avait perdu une roue en fin de décollage.

GB II/21 :
La nuit, 2 MB 210 bombardent le terrain de Berneville occupé par la Luftwaffe.

GB I/31 et II/31 ( ? - ?) :
9 appareils attaquent les convois au nord d’Abbeville. La flak touche un appareil du II/31 (n°128), qui s’écrase avec ses bombes à quelques kms de la ville. Seul le radio (sgt-chef Bozon) résussit à sauter en parachute, mais il est fait prisonnier. Le Lnt Sabourdy (CA), l’adj Tourres (pilote) et le sgt Moser (canonier) sont tués.

GB I/34 et II/34 ( ? – Amiot ) :
6 amiot sont envoyés bombarder les alentours de Doullens, mais 5 d’entre eux s’égarent par mauvais temps.

GB I/38 ( ? – ?) :
Deux reconaissances sont effectuées sur Vervins et Avesnes. 5 sorties de bombardement sont effectuées St Quentin.

GB II/38 ( ? - ?) :
5 Amiot 143 décollent pour attaquer Sissones, St Quentin, Guise et Cambrai. Un amiot doit faire demi-tour à la suite d’une panne moteur ; il heurte un autre appareil en vol au moment de l’aterissage (le pilote, l’adj Barrau de Lorde, est mortellement blessé). Pris dans la crasse, les 4 autres se posent en pleine campagne.

GB I/63 ( ? – Douglas DB-7) :
A 19h, 4 appareils attaquent les environs d’Abbeville. La flak endommage légèrement un des appareils.

GB II/63 ( ? – Douglas DB-7) :
A 19h, 8 appareils attaquent les environs d’Abbeville, sans casse.

GBA I/51 (Pithiviers-Bléville – Br. 693) :
Charles Eugène raconte :
« Le 29 mai, un harcèlement par pelotons de 2 avions est prévu sur les axes Abbeville-Ally et Abbeville-St Riquier. 3 équipages du groupe participent sans pertes. »
Le groupe effectue 4 sorties sur les axes Abbeville - Ailly le Haute-clocher – St Riquier – Amiens – Corbie.

GBA I/54 (Briare – Br. 693) :
Le groupe effectue 11 sorties sur les axes Abbeville - Ailly le Haute-clocher – St Riquier – Amiens – Corbie.

GBA II/54 (Briare – Br. 693) :
Le groupe effectue 4 sorties sur les axes Abbeville - Ailly le Haute-clocher – St Riquier – Amiens – Corbie.
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