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 12 juin 1940

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fanavman
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MessageSujet: 12 juin 1940   Mar 19 Fév 2013 - 1:43

12-juin-40 (Victoires : 2 sûres, Pertes : 23)


Paris est déclarée « ville ouverte ». De Gaulle prévoit l’évacuation de 900 000 hommes et 100 000 tonnes de matériel vers Casablanca.

GC I/1 (Janville – MB. 151) :
Deux missions de protection de bombardiers sont effectuées – une le matin, une l’après-midi. Mais le mauvais temps ne permet pas aux pilotes de trouver leurs protégés.

GC II/1 (La Caroline – MB. 152) :
Repli sur Montbard, à peine arrivé sur La Caroline.

GC III/1 (Connantres – MS. 406) :
Mouvement sur Valence-Trésorerie.

GC I/2 ( ? – MS. 406) :
Aucun vol de guerre, du fait du mauvais temps.

GC III/2 (La Perthe – Curtiss H-75A) :
Repli sur Auxerre.
Le cdt Geille est abattu par la flak, au cours d’une mission de protection d’un potez 63.11 effectuée par 18 appareils. Il se pose dans les lignes françaises, et rejoint le groupe. Le capitaine Corniglion-Molinier, isolé de sa patrouille à cause du brouillard, tombe sur un Hs 126 qu’il réussit à abattre. Il doit ensuite se poser en rase campagne, puis rejoint le groupe. 3 appareils, en train de mitrailler les troupes au sol, sont abattus par la flak, qui abat également 2 autres et sauve ainsi un Do 17 du sort qu’ils lui réservaient. Le Cdt Geile doit évacuer son avion en flammes ; il est gravement brûlé.

GC I/3 (Pithiviers – D. 520) :
4 appareils effectuent une mission de couverture à vue. RAS.

GC III/3 ( ?- ?) :
Repli sur Montargis.

GC II/4 (Orconte – Curtiss H-75) :
Repli sur Poan-les-Vallées.

GC I/5 (St Dizier – Curtiss H-75) :
Repli sur St Parres-les-Vaudes. Marcel Rouquette se souvient : « Nous rencontrons un Hs 126. (…) Nous comprenons par sa présence que l’ennemi est sous nous. En tous les cas, il faut l’abattre à la 1ère attaque, sinon cela devient un cirque. Mais il nous a vus et le cirque commmence. C’est une extraordinaire démonstration de vol rasant, il colle au ssol, s’enroule autour des arbres, il comme même qu’il se cache derrière les haies ! (…) A 3, il nous faudra près de 10 minutes pour en venir à bout et nous ne l’aurons que par attaques simultanées et convergentes, si bien réglées que l’un d’entre nous touchera l’avion de Penzini, notre chef de patrouille. ».

GC III/5 (Bir Guinech, Tunisie – M.S. 406) :
6 appareils décollent en alerte pour contrecarrer l’attaque italienne sur Karouba et Sidi-Ahmed, mais ils arrivent trop tard. En fin de journée, les appareils restés sur place repèrent un SM. 79 qui, en solitaire, est venu inspecter les dégâts. Il ne peut être rattrapé, et seul l’A/C Buisson parvient à lui lâcher une rafale qui ne le touchera pas. L’un des appareils doit se « vautrer », en panne sèche.

GC I/6 ( ? - ?) :
Repli sur St Florentin.

GC II/6 (Anglure-Vouarces – MS. 406) :
Repli sur Pont sur Yonne.
D’après André Deniau, « Le terrain était innondé et nous ne pouvions plus décoller. Le sol était tellement détrempé que les roues s’enfonçaient et disparaissaient littérallement dans la boue.
A un moment, nous avons été survolés par des avions de reconaissance. Nous attendions le bombardement qui allait suivre, nous nous sentions pris au piège.
»

GC II/7 ( ? - ?) :
Repli sur Pont sur Yonne.

GC I/8 ( ? – MB. 152) :
Vers 7h, entre Chaumont et Troyes, un appareil est abattu par erreur. Le bloch s’écrase et prend feu, le caporal Spatcheck est blessé. Un autre appareil est détruit accidentellement ; le pilote sgt-chef Liautard est blessé.

GC III/10 (Les Grandes Chapelles – MB. 152) :
Repli sur Montbard.

Patrouille de défense de l’usine d’Etampes (Villacoublay – MS. 406) :
Dans la soirée, la patrouille retourne à Etampes.

GB I/12 et II/12 (Montbard - ?) :
Les 3 avions prévus du I/12 ne peuvent décoller pour cause du mauvais temps, qui pousse égualement les 5 appareils du II/12 à faire demi-tour.

GB I/19 et II/19 ( ? - ?) :
A 13h30, 8 DB-7 décollent pour attaquer la région de Reims et de Berry-au-Bac, mais de par les conditions météorogiques, doivent rebrousser chemin.

GB I/21 (Avord - ?) :
Repli sur Vornay. 3 Amiot 351/354 parviennent à bombarder une colonne près de Châlons-sur-Marne. Le n°7 est détruit lors d’un aterissage forcé sur la route du retour ; le chef de bord (Lnt Descamp) est blessé.

GB II/21 (Avord – MB 210 et Amiot 351/354) :
Repli sur Dun-sur-Auron.

GB I/25 ( ? - ?) :
4 LeO 451 décollent en fin de soirée pour bombarder l’aérodrome de Novi Ligure. 2 font demi-tour prématurément pour cause de problèmes techniques; le résultat du bombardement est inconnu.

GB I/31 et II/31 ( ?- ?) :
Les 1 appareils du I/31 et 3 du II/31 enguagés doivent rebrousser chemin à cause du mauvais temps.

GB I/34 (Avord - ?) :
Repli sur Les Ridonnes.

GB II/34 (Avord - ?) :
Repli sur Nohan-en-Goût. 4 appareils sont enguagés, mais doivent rebrousser chemin à cause du mauvais temps.

GB I/38 et II/38 (Troyes - ?) :
Repli sur Chaumont.

GB I/62, II/62, I/63 et II/63 (Chateauroux, La Champenoise, Déols – Martin 167):
Les missions sont perturbées par le mauvais temps, mais la totalité des appareils – 17 (dont 4 du I/62, 4 du II/62) est lancée à 6h50 contre les blindés près de Reims.
Un seul avion du I/63 largue ses bombes, mais la formation des I/62 et II/62 passe sur un nid de flak, qui abat pas moins de 5 appareils :
-le n°161 du I/62 s’écrase à Velizy (pilote adj-chef Bonnefous tué, observateur S/L Langlois et mitrailleur sgt-chef Pourkat blessés et faits prisonniers)
-le n°34 (I/62) qui se crashe à Romilly (mitrailleur caporal-chef Vanwormhoudt blessé)
-le n°133 (II/62) mis en flammes (le pilote Sgt Masson, et l’observateur Lt Seguin sont tués. Le Sgt-chef Guenou, mitrailleur est grièvement blessé et fait prisonnier)
-le n°154 (II/62) qui tombe à Brécy (le pilote, sgt Davan est grièvement brûlé et fait prisonnier. L’observateur adj-chef Barraud est tué, comme le mitrailleur Sgt Panier)
(le mitrailleur sgt-chef Guenou réussit à évacuer, gravement blessé il sera capturé. Le sgt Masson et le Lnt Seguin ont été tués)
-Le n°60 (II/62) parvient à regagner les lignes françaises, et doit faire un aterissage de fortune à Romilly avec les 3 occupants blessés (pilote sgt-chef Chauvin, observateur adj Chautard et mitrailleur sgt Pons).
-Le n°191 du II/62 est accidenté à Châteauroux : l’avion est détruit, son équipage blessé (pilote Sgt-chef Lousori, observateur S/L Baraque et mitrailleur Sgt Jaubert).
Au II/63, un appareil rentre avec un mitrailleur (Sgt-chef Veneroso) blessé par la Flak.
A 17h, 4 avions du I/62, 3 du II/62, 5 du I/63 et 3 du II/63 redécollent avec pour objectif la région de Suippes. Mais, de par le mauvais temps, les appareils des II/62 et II/63, tout comme un du I/62 et 1 du I/63 doivent rebrousser chemin. Seuls restent donc 3 appareils du I/62 et 4 du I/63 qui effectuent la mission.

GBA I/51 ( ? - ?) :
D’après Charles Eugènes, « Le mauvais temps fait annuler une mission prévue pour le 12 juin. ».

GBA II/51 ( ? – Br. 693) :
5 Br. 693 décollent à 9h40 pour attaquer des blindés allemands au nord de Reims, dans le secteur Berry au Bac-Reims-Bétheny.
-La flak abat en flammes le n°68 (le pilote Sgt Ancelin est indemme, le mitrailleur Sgt Lamy est blessé).
-Un autre, gravement endommagé par la Flak, doit se poser ; le pilote (Adj-chef Hégron) et le mitrailleur (Sgt-chef Hervier) sont indemmes.
Jean Nicot effectue ensuite une mission de reconaissance : « Le colonel me demande de faire une reconaissance pour essayer de situer l’avance ennemie. Il est midi, je décolle avec Izern en direction de Chartres, à très basse altitude. A 20 Km de cette ville, une véritable purée de poids s’étend sur la campagne. Visibilité inférieure à 1 Km. Plus nous avançons et plus nous avons l’impression de nous avancer dans un ciel se suie.
J’apperçois les premières maisons de Chartres, mais je dois reprendre un peu d’altitude pour ne pas manquer la route de Dreux. Par ce temps-là, la naviguation n’est pas commode.
Je survole la cathédrale, à peine à 400m, quand, tout à coup, Izern aperçoit une patrouille de « Schmitt » qui arrive ¾ arrière. Inutile de continuer. Je vire sur eux brutalement en me disant que cela nous donnera le temps de rejoindre le sol. Avec un tel manque de visibilité, nous acons une chance qu’ils nous perdent de vue.
Me voici en vol rasant, limiteurs débrayés plein gaz. Cap au sud. Au bout de 30 secondes, Izern m’annonce qu’un seul « Schmitt » a pu nous suivre. Il nous rejoint rapidement. Allons-nous recommencer le retour de Roye ? Mais la Beauce, c’est autre chose : là, il n’y a pas d’obstacles favorables, seulement des lignes électriques. Passer dessus, c’est donner l’avantage au poursuivant. Tant qu’on peut coller au ras du sol, le tir de l’ennemi est peu efficace. Nous essaierons de passer dessous.
Ca y est, la bagarre commence. Izern tire par petites rafales courtes. Il a une bonne expérience et j’ai une confiance totale en lui. Le « Schmitt » est coriace et il tire bien, le bougre.
Nous avons déjà encaissé quelques giclées dès que nous avons dû quitter le vol rasant intégral. Cette course folle n’en finit pas et la visibilité s’améliore au fur et à mesure que l’on progresse vers le sud.
Ce gars-là doit tout de même être limité en carburant, et il va bien être obligé d’abandonner la partie, à moins que ce ne soit nous qui allions au tapis… Izern tire toujours et m’annonce que de la fumée commence à s’échapper du moteur de notre poursuivant….Soudain, c’est le silence complet.
Nous venons de recevoir une giclée mieux ajustée de l’ennemi, au moment où j’ai dû sauter cette sacrée ligne électrique que j’ai aperçue au dernier moment et que j’abordais par son point le plus bas. « Izern, Izern, m’entendez-vous ? » Silence glassé, mais le tir de l’autre a cessé. Mon brase Izern, pourvu que ce ne soit pas la fin pour lui. Je fonce comme un fou, en oubliant de remettre les limitateurs en place.
Voila Bricy, je grimpe pour sortir le train. Une lampe rouge reste allumée, une seule jambe sort. Izern, qui a besoin de secours s’il est encore en vie….Encore 2, 3 essais, j’y renonce et je me pose train rentré, tout coupé, le plus près possible des installations du groupement. Ca se passe plutôt bien, le taxi encaisse magnifiquement bien le crash. Quel bon avion !
». Izern sera emmené à l’hôpital, touché à la tête. Il rejoindra le groupe 3 mois plus tard, à Luzignan.

GAR I/14 ( ? –Potez 63.11) :
Un appareil est détruit à l’aterissage : le fuselage criblé d’obus se rompt. L’équpage (S/L Valin observateur, Sgt Le Bras pilote et Sgt de Quillac mitrailleur) est indemme.

GAR II/22 (Vassincourt – Potez 63.11) :
Repli sur Brienne-le-Château.

GIA 1/601 ( ? – Farman 224) :
Au cours du repli du groupe vers Alger, un appareil est abattu en flammes au-dessus de Rambouillet par un chasseur allemand. Le pilote (Adj Lepage), le radio (Adg-chef Pétriconne) et le mécanicien (Sgt Gardenier) sont tués. Le CA (Adj Dumont) est blessé.

T2 (Cherbourg – Latécoère 298) :
2 appareils repèrent à l’ouest de Cherbourg deux sous-marins en train de plonger. Deux bombes sont larguées, avec au moins un coup au but.

E7 (Karouba et Sidi-Ahmed, Tunisie– Loire 70 et Caudron Goéland) :
21 Savoia SM. 79 détruisent 4 Loire 70 (à Karouba) et un Caudron Goeland (à Sidi-Ahmed), en endommagent un Loire 70 (sur les 6 appareils que l’escadrille a en dotation). A Sidi-Ahmed, la DCA française endommage 7 appareils.
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