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 11 juin 1940

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fanavman
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MessageSujet: 11 juin 1940   Mar 19 Fév 2013 - 1:40

11-juin-40 (Victoires : 6 sûres, 2 probables. Pertes : 7)


La veille au soir : l’Italie a déclaré la guerre à la France. Sur terre, la Seine est passée en plusieurs points par les Allemands. A l’est de Paris, ils sont sur la Marne. En Champagne, les troupes allemandes progressent rapidement, Reims tombe. Enfin, les blindés de Guéridan préparent l’encerclement de la Ligne Maginot à l’Est.

GC II/1 (La Perthe – MB 152) :
Mouvement sur La Caroline. Un appareil doit être abandonné.
En fin de matinée, une patrouille triple et une double (patrouilles basse et moyenne) effectuent une mission de destruction sur le secteur Pontavet-Neufchâtel sur Ainse, en coopération avec une patrouille du GC II/6 (patrouille haute). Les patrouilles attaquent des bombardiers ; le Lt Brun est blessé par un obus explosif : il est hospitalisé. Pendant ce temps, l’A/C Richardin et l’Adj Becquet abattent un Hs 126 : c’est la dernièr victoire du groupe. Sur le chemin du retour, la Flak acceuille la patrouille, qui se réfugie dans les nuages.
Le terrain est bombardé, mais il n’y a aucun dégat.

GC III/1 (Connantre – MS. 406) :
Vers 15h30, le terrain est l’objet d’un bombardement allemand. Le sgt Doublet est blessé en essayant de décoller (un éclat dans le poumon, 2 jambes broyées), il décèdera à l’hôpital de Romilly peu après.
Repli sur Valence.

GC I/2 ( ? – MS. 406) :
Le cptne Williame nous relate les faits du jour :
« Le 11 juin, dès l’aube, tous les avions disponibles des deux escadrilles [9 appareils…] étaient en alerte renforcée. Un renseignement de valeur avait dû parvenir au commandement. A 6h28, un message du guet signala de nombreux avions ennemis se dirigeant vers nous.
A 6h30, presque tout le monde avait décollé [S/L Pichon, Sgt Meunier, Sgt Weber / S/L Chalupa, Sgt Beda / Adj Streiff et S/L de Villars], lorsqu’apparurent au-dessus de Damblain, 4 pelotons de bombardiers protégés par des Bf 110 [soit 15 Ju 88 escortés par 9 à 12 Bf 110]. » Dès le décollage des Morane, les Junkers se cachent dans les nuages, tandis que les Bf 110 se mettent en protection en cercle sous la couche.
« Le temps était couvert vers 2000 et les ennemis volaient au ras des nuages. Il ne restait à l’ « escadrille » que 5 avions disponibles. Ils étaient montés par Pichon, Weber et Meunier d’une part, Chalupa et Beda de l’autre.
»
-l’Adj Dardaigne et le S/C Givelet sont pris pour cible par 3 Bf 110 avant d’être dans leurs avions, mais les assaillants sont dissuadés de poursuivre leur action par la DCA, permettant aux deux pilotes de décoller à leur tour
-Pichon, à la recherche des bombardiers, ne les trouve pas. Il rentre bredouille après avoir cherché vainement égualement les chasseurs
-Meunier traverse la couche, se retrouve seul à 4500m, et rentre au terrain
-Weber rentre au terrain, mais au retour il se heurte aux Zestorer. Touché, il se pose à Neufchâteau et rentrera un peu plus tard
-Chalupa déguage Beda d’un Bf 110 : « Essayant de le forcer à stopper son attaque contre le Sgt Beda, je l’ais attaqué, tirant sans efficacité du fait du viseur abîmé. J’aboutissais à mon résultat, puis je me mis à l’abri sous la couverture de la DCA du terrain. Le Sgt Beda se posa avec difficulté sur le terrain, son avion étant sérieusement endommagé »
-les autres effectuent un combat tournoyant, jusqu’à 7h10 où les Bf 110 rompent le cercle et filent vers l’est. Le S/L Givelet a tiré sur l’un d’eux, qui a disparu en rase-mottes (probable)
Au final, on constate que 3 morane sont endommagés (dont 2 sérieusement : celui de Béda, inutilisable, et celui du S/L de Villars qui a reçu 2 balles dans l’hélice), et qu’un pilote (sgt Béda) est blessé légèrement à une main.

GC III/2 ( ? - ?) :
Une patrouille effectue une escorte d’un Potez 63 sur Châtau-Thierry.
Le groupe abat un Hs 126.

GC I/3 (Etampes – D. 520) :
Repli sur Pithiviers.

GC II/3 ( ? - ?) :
Repli sur Bray-sur-Seine.

GC I/4 ( ? - ?) :
Repli sur Chartres. A 11h40, le cptne Barbier effectue une reconaissance sur Bolbec-Yvetot. Il est blessé au pied par une balle. Il parvient à ramener son avion dans les lignes.

GC II/4 (Orconte – Curtiss H-75) :
Le groupe effectue une mission de protection sur le secteur Reims-Bétheniville-Machault-Vouziers. Le décollage s’effectue à 9h30. Vers 11h30, le groupe s’apprête à rentrer, lorsqu’un Hs 126 est aperçu, puis abattu alors qu’il tentait de s’échapper en rase-mottes. L’appareil ennemi se pose, mais capote, si bien que le moteur prend feu. Le groupe abattera égualement un deuxième Hs 126 dans la journée.

GC I/5 ( ? - ?) :
Repli sur Sainte-Parres les Vaudes.

GC I/6 (Connantre – MS. 406 et D. 520) :
A 6h, 4 patrouilles décollent pour intercepter le raid de bombardiers sur des dépôts de carburant de la Basse-Seine.
En fin de matinée, une patrouille triple effectue une mission de protection de bombardiers sur le secteur de Guignicourt-Berry au Bac, en coopération avec une patrouille double et d’une triple du II/9. Les chasseurs sont interceptés par des Bf 109 :
-L’appareil du cptne Lefoyer est abattu en flammes ; le pilote blessé et brûlé saute en parachute puis est fait prisonnier
-Le cptne de Rivals-Mazères est descendu lui aussi, et s’écrase avec son appareil qui est détruit (D. 520). Il est blessé au pied
-Les sgt Kucera et Horsky sont blessés en combat aérien dans la région d’Epernay.
Vers 15h30, le terrain est l’objet d’un bombardement puis d’un straffing, qui détruit 2 Morane.
Vers 20h, une patrouille légère décolle sur alerte en couverture du terrain. Elle abat un Do 17, mais le sgt Bernard, touché, doit se poser sur le ventre.

GC II/6 (Anglure-Vouarces – MS. 406) :
Une patrouille triple effectue une mission en coopération avec le GC II/1. Le dispositif tombe sur des bombardiers escortés par des Bf 109E. Les pilotes abattent un Do 17, et un Bf 109 probable.

GC III/6 (Le Luc – D. 520) :
Le groupe commence à utiliser des D. 520.

GC II/7 ( ? – D. 520) :
D’après Pierre Boillot, « L’attaque du Hs 126 est un modèle du genre. Nous volions en patrouille triple sous les ordres du Lnt Valentin. (…) Tout à coup, il signale « un avion devant » et battant imperceptiblement des ailes dans ce signal commun connu de tous les chasseurs de tous les pays, fait un léger changement de direction puis se stabilise, suivi par tout le dispositif qui garde une formation de surveillance impeccable.
Cette manœuvre est insolite car elle ne ne constitue par le prélude habituel à une attaque et je n’ai pas encore apperçu l’appareil signalé. Soudain, je le vois. Il est devant nous, volant plein travers, de la gauche vers la droite, juste à notre hauteur mais encore assez loin. C’est un Hs 126 (…)
Le pilote allemand ne nous a pas vus, sinon il piquerait brutalement vers le sol comme ils font tous en pareil circonstance et alors commencerait une poursuite infernale (…)
Mais celui-ci ne piquera pas. Il vole droit vers l’est et nous droit vers le nord. Une seconde encore et sans avoir changé de direction, ni la formation de patrouille, Valentin tire une courte rafale. Je vois les flammèches des coups de départ du canon devant le nez du dewoitine et presque aussitôt les impacts de plein fouet sur le Henshell qui se désarticule et prend feu. Mon Dieu, quelle précision dans le tir, quelle maîtrise dans la manœuvre !
A peine un léger virage pour nous assurer qu’il n’a pas besoin d’être achevé et nous remonttons cap au nord à la rencontre de plusieurs Dornier qui viennent d’apparaître. Ceux-là nous ont vus, et avant que nous puissions nous mettre en position de tir, ils se mettent à piquer sous un angle très fort.
Habituellement, lorsque nous rencontrons des bombardiers ennemis, ceux-ci resserent la formation pour opposer un feu nourri à nos attaques, mais aujourd’hui les dornier se séparent et filent chacun de leur côté. Est-ce pour nous forcer à nous disperser et réduire ainsi notre puissance offensive ou alors est-ce pour attirer tout le dispositif sur l’un d’eux qui se trouve ainsi sacrifié mais qui de cette façon en sauve plusieurs autres ? Je ne saurais le dire, mais dans la réalité c’est bien ce qui se passe.
Etant en bonne place au moment du départ en piqué de nos adversaires, je me trouve quelques secondes après derrière l’un d’eux, volant à grande vitesse au ras du sol et suivi à plus ou moins longue distance par les autres Dewoitine du groupe.
Après une partie de rase-mottes au cours de laquelle je manque plusieurs fois d’accrocher la cime des arbres, je parviens à toucher sérieusement l’un de ses moteurs qui prend feu.
Je dois être quelque part sur la ligne Maginot, assez loin dans le nord de Lunéville. Je n’ai presque plus de munitions, juste quelques cartouches dans les mitrailleuses, car mon canon vient de s’arrêter tout seul, en outre l’essence commence à baisser. Après avoir vu le dornier passer difficilement une colline avec un fort panache de fumée noire à droite, je fais demi-tour.
Quelques instants plus tard, je suis littéralement receuilli par le dispositif qui m’a suivi sans pouvoir me rejoindre et nous prenons le chemin du retour Un camarade de patrouille me fait signe que le Dornier s’est écrasé.
Au terrain de Ounans où nous aterissons quelques temps plus tard, une suprise plutôt désagréable nous est réservée. A peine posés, nous voyons les mécaniciens se précipiter vers nous et nous enjoindre de décoller dans les plus brefs délais. Les Allemands arrivent au village. Nous les croyons à peine ! Juste avons-nous le temps de faire hâtivement les pleins d’essence et de munitions et nous redécollons pour le terrain de Feurs, près de St Etienne, abandonnant nos bagages personnels chez les gens du village où nous étions logés.
».
Ils aterissent à Perpignan-la Salamanque. Pierre Boillot continue : « Le nombre d’avions qui s’y trouvent est considérable. Il y a là tout l’échantillonage des avions de l’Armée de l’Air, plus quelques-uns de ceux qui ont été réquisitionnés dans les clubs, et même quelques avions nouveaux que nous n’avions jamais vus comme le chasseur Koolhoven [FK. 58] et le splendide petit Caudron 690 d’entraînement à la chasse.
Après avoir connu des ciels de bataille où les cocardes françaises étaient si peu nombreuses, je suis bien étonné de voir que nous avions encore tant d’avions. Ils sont parqués tout autour du terrain et sur le terrain même. Le désordre qui règne est indescriptible. Pas l’ombre d’une organisation dans tout cet ensemble. Les groupes et les équipages se disputent leurs places de stationnement et les citernes d’essence ; on voit des avions décoller au milieu d’autres qui roulent pour prendre le départ et nous enregistrons ainsi plusieurs accidents graves, avec des avions qui brûlent et des camarades qui meurent de façon stupide et scandaleuse.
»
? 16 appareils escortent la mission des GB I/12, II/12, I/63 et II/31.

GC III/7 (Coulomniers – MS. 406 et D. 520) :
Repli sur Bray-sur-Seine, mais comme le terrain est encombré par des bombardiers du I/34, le groupe fait route vers St Florentain.

GC I/8 (Brétigny sur Orge – MB. 152) :
Repli sur Césarville.

GC II/8 (Deauville-St Gatien et Lympne, Grande-Bretagne – MB 152) :
Repli sur Estrée la Campagne.

GC II/9 ( ? - ?) :
En fin de matinée, une patrouille triple et une double effectuent une mission de protection de bombardiers sur le secteur de Berry au Bac, en coopération avec une patrouille triple du I/6. Les chasseurs sont interceptés par des Bf 109 :
-ils abattent le Lt Pascal (tué), le S/Lt Ponneau (appareil en flammes et grièvement blessé, il se parachute)
-Le Lt Colomes obtient une victoire probable contre un Bf 109.
Vers 15h30, le terrain de Connantre est bombardé puis mitraillé par des Do 17 et Bf 110. Un soldat est tué.

GC I/145 (Dreux – CR. 714) :
Repli sur Sermaises. 16 épaves sont abandonnées. A l’aterissage, un des appareils qui cherchait à se poser sur le terrain de Janville abîme son train d’aterissage.

Patrouille de défense de l’usine de Nantes (Nantes – MS. 406) :
Suite au passage de quelques appareils à croix noire effectuant un vol de reconnaissance, la patrouille décolle. Mais, l’alerte ayant été donnée trop tard, les pilotes polonais ne peuvent rattraper les appareils ennemis.

Patrouille DAT de Tours (Tours – MB 151) :
Une patrouille de 3 appareils rencontre une formation de Do 17Z, et obtient une victoire confirmée et une probable.

GB I/11 et I/23 ( ? - ?) :
Repli sur Tours.

GB I/12, II/12, I/31 et II/31 ( ? – LeO 451) :
3 LeO du I/12, 5 du II/12, 3 du I/31 et 7 du II/31 doivent effectuer un bombardement d’une colonne motorisée entre Neufchâtel et Reims, et entre Rethel-Reims et Dormans-Château-Thierry. Ils sont escortés par 16 D. 520 du GC II/7.
A cause d’ennuis mécaniques, 3 appareils du II/12, 1 du I/31 et 4 du II/31 doivent rebrousser chemin, si bien que seuls les 3 appareils du GB I/12, partis plus tôt que les 4 du GB II/12, effectuent la mission. Ils sont escortés par des D. 520. La DCA reste très violente sur l’objectif, mais elle n’abat aucun avion.
Lors du retour, les appareils apperçoivent 11 Do 17, mais ne les rencontrent pas.

GB I/19 et II/19 ( ? – Douglas DB-7) :
Repli sur Bourges.

GB I/21, II/21 et I/34 (St Florentin – MB 210 et Amiot 351/354) :
Repli sur Avord. Un appareil du II/21 doit être abandonné.

GB I/62, II/62, I/63 et II/63 (Chateauroux, La Champenoise, Déols – Martin 167):
Les missions sont perturbées par le mauvais temps. 6 appareils du II/62 et 3 du II/63 décollent à 13h pour bombarder les secteurs de Cormiers et Berry-au-Bac. Ils sont escortés par les chasseurs du II/9 (une patrouille triple et une double) et I/6 (une patrouille triple). Mais de par le grain, seul un bombardier décide de continuer jusqu’à l’objectif.

GBA I/51 ( ? - ?)
D’après Charles Eugènes, « Il n’y a pas un seul avion disponible le 11 juin ».

GBA II/54 ( ? - ?) :
12 appareils interviennent contre les blindés autour de Reims, sans perte (chose exeptionnelle).

GR I/61 (Youks-les-bains, Algérie – Martin 167) :
Le groupe effectue une mission de reconnaissance sur Catane (Sicile).

GAO 501 (Chantilly-les-Aigles – Potez 63.11) :
Repli sur Voves-Baignolet. Un Potez s’écrase au décollage et prend feu. L’observateur (S/L Rousseau) est tué.

B2 (St Vaast-la-Hougue – LeO H-257bis) :
Repli des 4 derniers appareils sur Cherbourg. A Cherbourg, on compte donc 10 LeO de la B2.

T3 (Berre – Laté 298) :
Repli sur Berre. A cause du mauvais temps, l’appareil du SM Etienne s’écrase sur la Garônne après avoir percuté un cable ; l’équipage est sain et sauf.

E7 (Karouba, ? – Loire 70) :
Une formation de Savoia-Marchetti SM. 79 bombarde tôt le matin la BAN. Pas moins de 4 des 6 appareils dont compte l’escadrille sont détruits ou endommagés, un est irréparable : un seul est intact.[center]
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