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 17 juin 1940

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fanavman
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MessageSujet: 17 juin 1940   Mar 19 Fév 2013 - 2:03

17-juin-40 (Victoires : 1 sûre, Pertes : 7)


Les groupes reçoivent la nouvelle de la demande de l’armistice. Le Cne Williame, du I/2, nous fait part de réactions qui semblent avoir été présentes dans beaucoup de groupes : « A midi, nous étions à table lorsque, à la radio, le maréchal Pétain annonca qu’il avait demandé l’armistice. La stupeur éteignit d’un coup toutes les conversations. Beaucoup de visages devinrent cramoisis. Des yeux s’embuèrent. Quelqu’un s’écria :
-Ce n’est pas possible ! C’est un poste boche !
Puis des mots fusèrent :
-Et l’armée de la Loire ?
-Ce n’était pas la voix du maréchal
-Grossière manœuvre.
-C’était un disque…
Un colonel donna l’ordre de fermer le poste.
»

GC I/1 (Rochefort – MB. 152) :
Repli sur Rochefort. Le groupe effectue des missions de couverture du terrain. RAS.

GC II/1 (Valensole – MB. 152) :
Le groupe effectue des missions de couverture de la vallée du Rhône et du littoral.

GC III/1 (Valence-Trésorerie - ?) :
Le groupe attaque les colonnes blindées sur Lyon et au sud de Tarare.

GC I/2 (Saint-Symphorien-d’Ozon – MS. 406) :
Selon le Cne Williame, « Pat [le Cne Patureau-Mirand] fit une reconaissance en direction de la Loire [sur Nevers-La Charité sur Loire-Le Creusot-Autun]. Il était nerveux et s’entêta à partir seul, sans équipier. Il ne rentra pas…Nous apprîmes plus tard qu’il avait été tué à La Charité » [Il sera abattu par une batterie de la Flak à 11h45 près de la Charité-sur-Loire, alors qu’il attaquera cette batterie.]
Le soir, le groupe se replie sur Montpellier.

GC II/2 ( - ?) :
Le Cne de Calonne effectue une mission de reconaissance. Il rentre sans encombre.
Repli sur Saint-Symphorien-d’Ozon, puis Montpelliers.

GC III/2 (Issoudun – Curtiss H-75) :
Repli sur Perpignan-La Salamanque.

GC I/3 ( ? - ?) :
Repli sur Bordeaux puis Perpignan.

GC I/4 (Châteauroux - ?):
Repli sur Perpignan (une patrouille reste à Châteauroux).

GC I/5 (Chambarrand – ?) :
Repli sur Carcassone.

GC III/5 ( ? – MS. 406) :
Le groupe tente d’intervenir contre 2 SM. 79 de reconaissance sur la Tunisie, mais prévenu trop tard, n’arrive pas à rejoindre les appareils.

GC I/6 ( ? - ?) :
Repli sur Ussel.

GC II/6 (Avignon – MS. 406) :
Le groupe effectue des missions de destruction générale.

GC I/8 ( ? - ?) :
Des patrouilles légères effectuent 2 missions de reconaissance. Le groupe se replie ensuite sur Rochefort, où il effectue quelques couvertures.

GC II/8 (Cherbourg et Lympne, Grande-Bretagne – MB 152) :
Une patrouille intercepte un He 111, et l’adj Veyrune l’abat. C’est la dernière victoire du groupe.

GC II/9 (Oudna - ?) :
Une escadrille décolle pour attaquer les 2 savoia que chasse égualement le GC III/5. Vers 11h, elle repère le premier, le Lt Vezely l’attaque mais il est obligé d’abandonner sa proie car on lui ordonne de changer de cap pour intercepter un bombardier italien….qu’il ne trouve pas. Son gibier sera attribué comme probable, alors qu’il rejoindra son terrain !!

GC III/9 ( ? - ?) :
Repli sur Vinon.

GC II/10 ( ? - ?) :
Mouvement sur Rennes.

GC I/145 (Châteauroux – CR. 714) :
Quelques missions de couverture sont effectuées. Repli sur Rochefort.

Patrouille de défense de l’usine de Bourges (Bourges – MS. 406 et Curtiss H-75) :
Repli des 6 avions disponibles sur Limoges, les pilotes français restant à Bourges. Après atterissage à Bourges, les polonais apprenent la nouvelle de l’armistice et poursuivent leur vol jusqu’à Alger dans les jours suivants.

Patrouille de défense de l’usine de Romorantin (Romorantin – MS. 406) :
Opulski perd une roue au décollage, et échappe de justesse à la mort.

Patrouille de défense de l’usine de Salon-de-Provence Aulnat (Salon – MS. 406 et Koolhoven FK. 58) :
Au retour d’un vol su Nevers afin d’y récupérer des rechanges, Grzeszczak se pose sur le terrain, mais des Bf 109 qui arrivent en même temps que lui détruisent son appareil. Il s’en sort indemme.

GB I/11 (Mérignac – LeO 451) :
3 LeO 451 décollent pour attaquer les colonnes de blindés à Cosne-sur-Loire et la Charité-sur-Loire. Un appareil doit atterir en campagne, à cause de la météo.

GB II/11 et I/23 ( ? - ?) :
Dans la nuit du 17 au 18, 1 LeO 451 du II/11 et 2 du I/23 décollent pour bombarder les usines Fiat et Aeritalia à Turin, mais seul un appareil largua ses bombes. 2 MB 210 du II/11 et 3 du I/23 bombardent un terrain d’aviation et un dépôt de carburant à Coni ; mais les deux appareils du I/23 ne décolleront pas, tandis que ceux du I/23 ne trouvent pas leur cible et bombardent le terrain de Mondovi. Au I/23, le MB 210 n°154 voit un incendie au moteur gauche en territoire ennemi, le pilote parvient à regagner les lignes, l’équipage s’y parachute.

GB I/21 ( ? - ?) :
Un amiot 354 est porté disparu en mer.

GB II/21 ( ? - ?) :
Un équipage (sldts Sellier et Froideval) manque son décollage sur un Amiot 351 et se crashe, entraînant l’équipage dans la mort.

GB II/23 (Bordeaux-Mérignac – LeO 451) :
Dans la nuit, 2 LeO 451 décollent pour attaquer les colonnes de blindés à La Charité-sur-Loire et Cosne-sur-Loire. Un seul appareil brave le plafond bas et la visibilité médiocre pour accomplir sa mission.

GB I/25 ( ? - ?) :
Dans la nuit du 17 au 18, 2 LeO 451 décollent avec pour objectif Novi-Ligure. Ils ne retrouvent pas leur cible et seul un bombarde des voies ferrées près de Voltone. L’autre a en effet des problèmes techniques.

GB II/62 ( ? – Martin) :
Le groupe fait mouvement vvers Lézignan, puis Oran. A l’arrivée en Afrique du Nord, 2 appareils sont détruits :
-le n°209 s’écrase au sol en flammes (Cptne Gouraud, Lt de Langallerie, Adj Algumard et Sgt Pomard tués)
-le n°197 a le même sort (Aspirant Delabaune, Sgt Beyraud et Caporal-chef Delaplanche blessés).

GBA I/51 (La Rochelle- Br. 691) :
3 appareils attaquent le pont de Cosne sur la Loire. Tous rentrent.

GBA II/54 (Dampierre – Br. 691) :
Un appareil est détruit au décollage. Le pilote (Cptne Cassagnou) est blessé, le mitrailleur (S/L Billon-du-Plan) est indemme.

GAR II/22 (Avord – Potez 63.11) :
Repli sur Moissac.

GAR I/33 ( ? – Potez 63.11) :
Un appareil effectue une mission de reconaissance d’éléments blindés. Il est abattu par la Flak dans les environs d’Auxerre. L’observeteur (S/L Levy) est tyé, le pilote (Sgt-chef Josserand) est gravement blessé et fait prisonnier, le mitrailleur (Sgt Monneret) est blessé, fait prisonnier.

GAO 501 (Romorantin – Potez 63.11) :
Repli sur Saint-Gemme.

GAO I/584 ( ? Potez 63.11) :
Un appareil décolle à 8h pour une mission de reconaissance dans le secteur Mâcon-Tournus-Châlons-Dijon-Langres. Vers 8h30, en survolant Saulieu, il est atteint par un projecteur de Flak qui frappe l’avion à la queue. Le pilote parvient à regagner Lyon-Bron. L’équipage (Lt Confuron observateur, Sgt-chef Cases pilote et Sgt de Beauchamp mitrailleur) ets indemme.

AB 1 (Cherbourg-Maupertus –)
Charles-Henri de Levis Mirepois nous raconte :
« Le temps est parfait…c’est-à-dire très mauvais.
Nous décollons à 4h, Rouger, mitrailleur et moi. Sur Caen, plafond 1500m, mouvements de troupes dans la ville direction Cherbourg. Piqué rase-mottes, ce sont des anglais ; remonté, quelques incendies. Au loin, Honfleur est en flammes, le plafond bausse, 400m à Lisieux. Rien de Caen à Lisieux. Pas de réaction à Lisieux, la ville semble déserte, quelques fumées.
Evreux (…), fumées, troupes allemandes légères (…) Surpris, ils ne tirent pas ; un avion volant à 2 ou 3m des arbres, épousant la forme du terrain, est presque intirable. Par contre, ce qu’on voit est vu le temps d’un éclair, et on peut difficilement traîner dans le secteur.
A Evreux, nous faisons 3 passages, aperçevons à l’est, à 2000m, une dizaine d’avions de chasse ennemis. Nous entrons dans les nuages, ressortons à 15 km au nord de Dreux.
On voit, le long d’une petite voie ferrée, une carcasse d’avion français abattu, (…) puis presque aussitôt, dans un champ, une quizaine d’avions Henschel bien alignés (…), à côté, un groupe assez important d’automitrailleuses. On leur lâche une bonne rafale. Les Allemands sont surpris (il est environ 5h30, c’est une heure où les réflexes sont mauvais si le réveil est récent), aucune réaction. Pas de bombes, c’est dommage.
Il est temps de retourner à Cherbourg rendre compte avec l’essence qui nous reste. Retour sans incident, dans les parages de Cherbourg, brouillard léger, plafond 50m, grains de pluie, impossible revenir à Maupertus, le terrain est dans la brume.
Atteri à 6h30 à Querqueville en rasant la côte. Il ne restait pas 5L d’essence dans l’appareil.
La pauvre AB 1 (…) a fait une mission sur Rouen, destruction de réservoirs à mazout. Contenson et Buhot ont été descendus par un avion ennemi, ils ont pu aterrir dans les lignes françaises, indemmes. (…)
Ils veulent une nouvelle reconaissance l’après-midi sur Caen, Lisieux. C’est au tour de Jacoubet. Il décolle à 16h avec Squézec comme mitrailleur. Ils ne sont pas rentrés. Ils ne rentreront jamais plus….(…)
A la nuit, Mesny va faire une mission contre une colonne allemande près d’Avranches, il ne voit rien.
A 23h, ordre est donné de rassembler tous les avions à Rochefort.
».

AB 3 (Cuers-Pierrafeu – Vought 156) :
3 appareils (Ctne de corvette Corfmat, LV Pierret, SM Roy) décollent à 1h30 dans la nuit du 17 au 18 pour effectuer une mission de bombardement de nuit sur le port de San Stefano dans la région de Ligure, effectuant ainsi la dernière mission de l’escadrille.

E6 (Dunkerque – CAMS 55.10) :
Le cptne de Corvette Pierre Fromheim raconte:
« Les escadrilles reçoivent l’ordre de se préparer à évacuer la base pour le lendemain. La E6, qui a des pattes très longues, devra se replier sur Biscarosse et Port-Lyautey, au Maroc. (…)
Quelques Ju 88 font des passages en rase-mottes au moment du rassemblement au sol du personnel. Les batteries de 75, placées sur les colinnes de la base terrestre, tirent horizontalement, balayant fort proprement le terre-plein de la base hydro.
»

F1C (Querqueville – Potez 631 et MB 151) :
A l’aube, le Lnt de vaisseau de Lévis-Mirepoix mène à bien une reconaissance sur l’axe Caen-Evreux-Dreux-Argentan. Il observe une colonne motorisée près de Dreux, sur laquelle il lâche quelques rafales. Il observe égualement 15 Hs 126, qu’il attaque sans succès.
A 16h15, L’EV1 Jacoubet, qui effectuait une mission de reconaissance, est abattu par la Jagdwaffe au cours d’une mission de reconnaissance sur Lisieux ; il est porté disparu.

T4 (Berre –Latécoère 298) :
4 Laté décollent de nuit pour bombarder Finale Ligure, en Italie. Malgré une importante DCA, ils mènent leur mission à bien sans pertes.
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