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 7 juin 1940

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fanavman
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Age : 28
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MessageSujet: 7 juin 1940   Lun 18 Fév 2013 - 21:56

7-juin-40 (Victoires : 20 sûres et 7 probables, Pertes : 18)


Sur terre : la première ligne française (la « Ligne Weygand ») cède en de nombreux endroits. Rommel, avec sa 7ème Panzer, arrivera même jusqu’à 35 Km de Rouen

GC II/1 (Brétigny – MB. 152) :
Le groupe effectue 30 sorties en couverture de Brie-Comte-Robert (sud-est de la région parisienne). RAS.

GC I/2 (Damblain – MS. 406) :
Entre 16h et 16h30, deux patrouilles doubles escortent 2 Potez 63.11 de reconaissance sur St Avold/Sarralbe (Moselle). Le Cptne Williame relate : « La Flak nous tira à Merlebach, puis, la mission terminée, Pat nous ramena vers Metz avec l’espoir de voir quelque chose.
J’aperçus à ce moment des avions de bombardement tirés par la DCA de Nancy. Je passai le renseignement à Pat par radio. Il comprit mal. Nous perdîmes du temps, et, lorsque je décidai de prendre le commandement de l’ensemble, les bombardiers avaient disparus.
»
En fin de mission, les Morane effectuent une courte destruction sur Briey/Sorbey (Meurthe-et-Moselle).

GC III/2 (Avord – MS. 406) :
Repli sur La Perthe.

GC I/3 (Meaux-Esbly – D. 520) :
De 07h00 à 08h00, une patrouille triple effectue une mission de protection des bombardiers qui operant dans la region de Chaulnes. Elle rentre sans avoir fait de rencontre.
Dans l’après-midi, une mission similaire est effectuée en Picardie :
-Le S/L Salva obtient deux victoires, dont une probable (deux do 17)
-Le sgt Barberis s’octroie un Bf 109
-Le cptne Gerard abat un Do 17.

GC II/3 ( ? – D. 520) :
Le groupe effectue une mission de protection sur zone de bombardiers, sur le triangle Amiens-Bray sur Somme-Poix. 3 Bf 109 et un He 111 sont descendus (sûrs). Un appareil doit se poser en campagne, son pilote (le Lnt Bissoudre) est légèrement blessé.

GC I/4 (Everux-Fauville – Curtiss H-75) :
Le matin, le terrain est l’objet d’une attaque de 6 Bf 109, qui détruisent et endommagent plusieurs Curtiss.
En fin de journée, une patrouille double constitue le haut d’un dispositif composé d’appareils du II/10 et III/10, lors d’une mission de destruction sur Amiens. Cependant, elle n’intervient pas, pour des raisons inexpliquées.

GC II/4 (Orconte – Curtiss H-75) :
Le Cne Guieu, d’alerte, a décollé à 5h30 à la tête d’une patrouille double. « Décollage à 5h30. En nous approchant des lignes, nous voyons la fumée noire et compacte produite par Soissons. Nous arrivons sur les lignes à 6h. Un Do 17 passe sous nous, rentrant dans ses lignes. Nous en apperçevons un autre qui se dirige vers Soissons et aussi un certain nombre de petits points noirs qui se dirigent vers le soleil. Le Potez commence sa mission. Nous sommes attaqués alors par les Me 10ç qui sont répartis en 2 groupes : un à notre droite, un autre à notre gauche. Sous le nombre, les patrouilles sont dissociées. Les Me 109 sont au total 20 ou 25, nous 6 ! Le Potez continue seul sa mission ; il rentrera cependant après avoir essuyé le feu de 3 Me.
Pour nous, le combat est dur. Je suis isolé du capitaine, me trouve seul avec 6 Me 109. Je trouve refuge sous la fumée qui aura été providentielle pour beaucoup. Je ne suis suivi que par 2 Me qui acceptent le combat tournoyant. Je vois les impacts des incendiaires sur l’hâbitacle du premier. Plus de réactions, celui-ci qui pique vers le sol, qui est dans la forêt de Villers-Cotterêts. Je l’avais tiré de plusieurs rafales plein arrière et la denrière légèrement par-dessus. Le second se rapproche. Nous enguageons un combat tournoyant durant lequel je le tire une fois plein travers de très près et par l’arrière. Il déguage soudain très brusquement en cabrant et rentre dans ses lignes sans que je puisse le suivre. Je pars en rase-mottes au point de ralliement où je retrouve Gérard. Nous revenons au terrain ensemble.
Le capitaine s’étant déguagé des Me 109 et ayant retrouvé Truhlar, de leur côté ils attaquent le Do 17 et le voient fumer. Ils sont alors rejoints par les Me 109. Nouveau combat. Truhlar doit abandonner le capitaine et sera poursuivi jusqu’à Reims par 3 Me. Du capitaine, nous n’aurons plus de nouvelles, si ce n’est la déclaration du mitrailleur du Potez 63 suivant laquelle celui-ci aurait vu un Curtiss s’écraser au sol en même temps qu’un Me 110 qui n’est certainement autre que le Do 17.
La patrouille de Paulhan attaque celle des Me 109 qui a tourné le dispositif par la droite et se prépare à tirer. La patrouille du capitaine Paulhan et le S/L Trémolo prennent en chasse 5 Me 109. L’un de ceux-ci, tiré en plein arrière, part en piqué en fumant fortement. Gérard s’attaque à 2 Me 109 et obtient un même résultat sur l’un d’eux. Ils déguagent l’un et l’autre en piquant dans la fumée, mais le lieutenant Gérard a perdu Paulhan. Il se rend au point de ralliement. Paulhan rentre avec le Lnt Trémolo.
Ce combat, commencé au nord-ouest de Soissons s’est terminé au sud de cette ville. Il nous a coûté très cher, puisqu’il a enlevé à l’escadrille son chef, celui que chacun aimait et estimait.
».
La 3ème escadrille, elle, a effectuée le matin une mission de couverture. Mais, juste après le décollage, la radio leur ordonne de se poser car un des pilotes n’a pas réussi à décoller, ce qui signifierait se battre en infériorité numérique. En fin de matinée, une patrouille triple repart pour effectuer la même mission, mais doit rentrer car elle ne voit rien.

GC I/5 ( ? - ?) :
Le groupe abat 2 Bf 109 (dont un probable), un Hs 126 et deux bombardiers probables, sans aucune perte.

GC II/5 (Toul-Croix de Metz – Curtiss H-75) :
Lors d’un combat, isolé de ses camarades, Gras dut se battre avec des 109 au nord de Paris. Après leur avoir faussé compagnie, il réussit à se poser à Villacoublay, le tableau de bord avec quelques balles. Stum et Fabre ont dû y atterir égualement pour les mêmes motifs. Après avoir refaits les pleins, ils rejoignent Toul.

GC I/6 (Lognes-Emerainville – MS. 406) :
Le groupe couvre la mission du GBA II/54 sur la route Poix-Miraines. Mais les appareils engagés sont vite détruits.
Le Lnt Janouch nous raconte :
« Vers 6h de l’après-midi [A 17h35], je fus désigné avec deux autres pilotes, le Lnt Paturle et le sgt Bendl, un tchèque nouvellement arrivé, pour une mission d’attaque au sol contre des colonnes motorisées [dans le secteur de Formerie/Forges-les-eaux]. Avant le départ, Tricaud nous a précisé sur la carte la position des objectifs. C’était une manifestation très exceptionnelle de sa confiance et j’y pensais pendant tout le vol vers Amiens. Sur place j’ai compris.
J’ai repéré devant moi la zone assignée et j’ai alors embrassé une petite croix en or, cadeau de ma mère. Déjà la DCA ennemie commençait à nous prendre pour cible. Plus loin, vers le nord, la limière de plusieurs petits billages en flammes montait vers le ciel. Après l’attaque, un rappel « Pour le retour, le soleil doit se trouver sur la droite. Ne pas oublier ! Maintenant on y va !
La colonne motorisée soulève la poussière de la route. Nous prenons de l’altitude et plongeons sur la queue de la colonne. Le canon retentit. Les Allemands sautent des voitures pour se disperser dans les fossés et dans les champs. Quelle panique ! Mais ils l’ont bien mérité ! Déjà deux véhicules sont en flammes.
Plus loin, nous allons semer la panique dans une autre colonne. Mais cette fois les allemands répliquent : des balles volent autour de nous et des explosions d’obus de DCA légère font leur apparition. Je dépasse déjà la colonne. En me retournant, j’aperçois un avion en flammes écrasé dans un champ ; on voit encore la cocarde tricolore. De nouveau les flammes dévorent une jeune vie : c’est le lieutenant Paturle.
Bientôt apparaît dans le lointain une nouvelle colonne. Une seule idée m’obsède : ture, tuer, me venger avant qu’ils n’aient ma peau.
Aussi près possible du sol pour échapper à leur tir le plus longtemps possible. La poussière vole…la colonne se trouve dans un village ; les Boches ne pourront aps s’éparpiller dans les champs. Ils tirent. Déjà un trou dans l’aile, mais ce n’est pas grave. Pas moyen de s’esquiver : on nous tire dessus de tous les côtés. Où prennent-ils donc toutes ces munitions ? De nouveau un impact dans l’aile. Il n’y a que deux véhicules en flammes et déjà mon canon est vide.
Où est Bendl ? Il est là. A ma droite, à la même altitude et il semble me dépasser. Je vois sa tête et il me fait signe. Un éclat a atteint mon cockpit : je regarde les instruments de bord, puis de nouveau vers la droite. Mon cœur s’arrête un instant : la tête de Bendl a disparu dans la fumée de son avion qui s’est transformé, en quelques secondes, en une masse de flammes qui descend lentement vers le sol. Bendl effectuait aujourd’hui sa première mission. Ce fut aussi sa dernière.
Mon avion est encore manoeuvrable, mais il semble avoir perdu de la vitesse. Devant moi apparaît une nouvelle colonne. Dans le collimateur, j’ai une longue voiture découverte avec au moins une dizaine d’officiers aux galons d’argent. Mon cœur vibre de haine et de vengeance lorsque j’appuie sur la détente des mitrailleuses. Les balles soulevèrent la poussière sur la route. La voiture s’est arrêtée et a pris feu. Parmi les passagers, personne ne bouge : seul le chauffeur est descendu et il essaie d’extirper les corps inanimés. Mais je ne peux pas faire un nouveau passage car nos mitrailleuses sont vides.
Le soleil à droite, cap sur la Maison jusqu’aux lignes françaises, le tir me poursuit. Entre les canons et les chars courent des vaches, des chevaux, des moutons…Enfin je sors de cet enfer. Plus de DCA, le soleil toujours à droite, mais le moteur chauffe, l’avion est de plus en plus difficile à manœuvrer, le cockpit est en piteux état. Je me sens très las. Sur le plancher, j’apperçois du sang. J’ouvre la verrière et l’odeur du souffre apparaît. C’est seulement à ce moment que je ressens une douleur dans la jambe gauche. Je vomis en montant jusqu’à 500m afin de pouvoir sauter en parachute.
(…) De nouveau, la douleur s’empare de moi. Je repense à sauter en parachute. Mais je réalise que si je suis blessé, je ne pourrai pas marcher. Les chemins sont pleins de fuyards et les allemands ne sont pas loin. Je reste donc dans l’avion.
J’arrive enfin à notre aérodrome où je parviens, non sans difficultées, à me poser. Une roue se brise en fin de course. Les mécaniciens m’aident à sortir de l’avion cirblé de balles de mitrailleuses et de cinq coups de canon. Un trou dans la cabine, un autre dans la queue, trois dans les ailes. Je défais le parachute, je le laisse tomber, et, à ce moment, je m’apperçois qu’une balle a emporté la poignée de commande d’ouverture. Dire que j’ai voulu sauter !
Je me suis réveillé dans un lit propre de l’hôpital du Château de Vincennes. Je n’ai jamais su comment j’étais arrivé là. Mas jambe avait été opérée et on en avait sorti un éclat d’obus.
»
-La flak abat les appareils de Paturle et Bendl, qui explosent et vont s’écraser près de Poix ; les pilotes sont tués sur le coup
-Seul Janouch réussit à rentrer au terrain, dans un piteux état : il est blessé à la jambe, tandis que son appareil est une vraie passoire (les mécanos compteront une centaine d’impact sur les plans, la verrière et le pare-brise).

GC II/6 (Anglure-Vouarces – MS. 406) :
De 4h30 à 6h20, 2 Bloch (Lt Anders, Lt Karkowski ou Adj Laquet) effectuent une mission de couverture du terrain. L’adj Laquet doit atterir sur le ventre
André Deniau se souvient :
« Nous avons assuré une mission de couverture. Cette fois, nous avons attaqué 3 Do 215. Malheureusement, nous les avons manqués, des pilotes polonais qui se trouvaient parmi nous ayant déclenché l’action trop tôt, sans attendre le signal. Les Dornier étaient trop rapides pour nous, de plus ils volaient à basse altitude. Nous les avons poursuivis un moment, enguagé le combat, et j’ai vu tomber des camarades. J’ai su plus tard qu’heureusement les pilotes n’étaient pas touchés. Ils avaient pu se poser dans des champs, et ces champs étaient dans nos lignes. ».
Le terrain est bombardé : 3 appareils sont perdus.

GC III/6 (Le Luc – MS. 406) :
Le groupe commence sa transformation sur D. 520.

GC II/7 (Meaux-Esbly – D. 520) :
René Panhard nous raconte :
« Le 7 juin, au retour d’une mission dans l’après-midi, j’avisai 2 He 111 qui avaient dû probablement abandonner leur formation. Le cptne Hugo et le sgt Boillot les avaient déjà accorchés.
Après quelques passes de tir qui les obligèrent à descendre vers le sol en fumant [Un retardataire est abattu (victoire sûre) dans la région de St Quentin], nous dûmes les abandonnern car il restait à peine assez de carburant pour rentrer à Esbly.
Lorsque les mécaniciens firent le plein, ils s’apperçurent que mon réservoir était complétement vide. Je n’aurais pu voler une minute de plus ! Nous apprîmes peu après que nos victimes avaient dû se poser en campagne et leur équipage fait prisonnier.
».

GC I/8 (Claye-Souilly - ?) :
Le terrain est l’objet d’un bombardement, qui détruit le PC.

GC II/8 (Deauville – MB. 152) :
Une mission de protection sur Le Havre est effectuée.

GC II/10 et III/10 (Bernay – MB. 152) :
Tôt le matin, 9 avions du GC II/10 et 4 du III/10 décollent pour couvrir un débarquement de troupes en forêt d’Eu. Arrivés sur zone, ils apperçoivent des He 111, qu’ils attaquent. Dulac et Barbu (du GC II/10) en abattent un, mais très rapidement l’escorte rapplique. Les Bf 109 et 110 sont supérieurs en nombre.
-Au GC II/10, le S/Lt Prélat, blessé aux chevilles, est obligé de se poser en campagne. Les autres regagnent le terrain mais l’appareil de Barbu est sérieusement touché. 3 des 4 pilotes polonais du groupe vont être tués en quelques secondes (Cdt Wyrwicky, S/Lt Poniatowski et Lt Dudwal)
-Au GC III/10, le S/C Singeot réussit à abattre un Bf 110, mais deux appareils sont abattus : ceux de l’adj-chef Gaulard et du sgt-chef Hiblot, ils sont indemmes.
En fin de journée, une patrouille triple du GC II/10 effectue une mission de destruction sur Amiens, en coopération avec une patrouille double haute du I/4 et une triple basse du III/10. Les 9 Bloch sont attaqués par 27 Bf 109. :
-Au II/10, Roulin, Goetz et le polonais Sztramko abattent chacun un messerchmitt. Cependant, Sztramko, Adamek et Radomski sont abattus à leur tour ; les deux premiers sont indemmes mais Radomski, qui s’est posé train rentré en campagne, est legèrement blessé. Le cdt Wyrksky et les S/L Poniatowsky et Dudwal ne peuvent se parachuter. Le S/L Sperat, grièvement blessé, a dû atterir en campagne ; son appareil est détruit.
-Le GC III/10 ne subit aucune perte : le S/C Sugeot rentre désemparé au terrain, Gaulard doit atterir, train rentré et le sgt-chef Hiblot, abattu, est indemme même si son appareil est détruit. Du côté des victoires, l’adj-chef Gaulard et Le Pecq abattent chacun un Messerchmitt.
Ce sont les dernières victoires des groupes.

GC I/145 (Dreux – CR. 714) :
Le matin, le groupe effectue la couverture du terrain.
Entre 15h30 et 16h35, une patrouille double effectue une mission de couverture de la région Houdan-Meulan-Magny-Fleury et Vernon. RAS.
Entre 19h00 et 21h15, une mission identique est effectuée, sans succès égualement.

ECMJ I/16 ( ? – Potez 631) :
Des missions de couverture sur alerte son effectuées. RAS.

GB I/12 et II/12 ( ? – LeO 451) :
4 appareils du I/12 et 3 du II/12 bombardent les environs de Ham. Le n°130 (I/12) doit se poser en campagne, son équipage est indemme.

GB I/15 et II/15 ( ? - ?) :
Les 3 Farman disponibles effectuent deux sorties sur Bonn.

GB I/19 et II/19 (Bléville – Douglas DB-7) :
Décollant à 18h30, 8 DB-7 sont engagés contre l’axe Roye-Popancourt. Le n°33 du I/19 est abattu par la flak près de Roye, entraînant dans la mort son équipage (S/L Bellefin observateur, sgt Le Goff pilote, Sgt-chef Descamps radio-mitrailleur. Le S/L Bellin ne fut jamais retrouvé, l’avion ayant explosé).

GB I/21 ( ? - ?) :
La nuit tombée, 3 Amiot 351/354 et 2 MB. 210 sont envoyés contre les ponts de bateaux sur la Somme.
-Le MB 210 n°55 est descendu par la flak, l’appareil explose au contact du sol, entraînant la mort des S/L Colombo, Lnt Saulter, sgt Beaufrère, sgt Hirsch et adj Veit.
-L’amiot 354 n°40 largue ses bombes trop bas et est touché par ses propres éclats ; il doit effectuer un aterissage forcé à Pont-sur-Yonne après avoir volé sur un seul moteur.

GB II/21, I/34 et II/34 ( ? - ?) :
3 sorties sont effectuées sur Péronne par le GB II/21, objectif qu’attaquent égualement les amiot des I/34 et II/34.

GB I/31 et II/31 ( ? –LeO 451) :
2 appareils du I/31 et 1 du II/31 sont enguagés dans la soirée sur les alentours de Ham. Au retour (la nuit) :
-le n°130 doit se poser en rase campagne à court d’essence
-le n°306 (I/31), désorienté par la destruction de ses instruments par un obus de flak, se retrouve aux Sables d’Olonne. L’équipage saute au-dessus de la mer, mais les Lnt Colleter (CA), sgt-chef Ajam (pilote) et adj Oliveres (radio) se noient ; seul le canonier, le sgt-chef Renard survit.

GB I/32 (Médiouna – Douglas DB-7) :
Le groupe reçoit ses premiers DB-7 en remplacement des MB 200.

GB I/38 et II/38 ( ? - ?) :
Le I/38 attaque les terrains de Wiesbasden, Francfort, Coucy-le-Château et Merzig. Le II/38 visite ceux de Mannheim, Damstadt et Karlsruhe.

GB I/62, II/62, I/63 et II/63 (Fauville – Martin 167):
A 10h, 4 appareils du I/63 et 2 du II/63 décollent pour attaquer l’axe Poix-Pont Rémy.
A partir de 14h15, 15 appareils décollent pour attaquer les blindés dans le secteu Roye-Nesles-Puzeaux. Le n°46 (I/63) est touché par la flak, mais réussit à regagner son terrain.
A 18H30, 13 appareils redécollent pour attaquer les mêmes objectifs :
-la flak abat en flammes le n°26 (II/63), entraînant dans la mort son équipage (S/L Le Marchand de Trigon observateur, sgt-chef Bufferne pilote et sgt Chommeloux mitrailleur).
-le n°69 rentre avec quelques trous.
En fin de journée, des Bf 109 « straffent » la base et détruisent le n°63 (du II/62) et le n°95 (du II/63).

GBA I/51 ( ? – Br. 693) :
3 appareils décollent à 6h25 pour attaque les blindés dans la région de Chaulnes. Le n°67, atteint par la Flak, se pose train rentré au Bourget, son équipage (Lt Lebourg pilote et Sgt-chef Mitard mitrailleur) est indemme.

GBA II/51 ( ? – Br. 693) :
Les appareils disponibles sont envoyés contre les blindés allemands à partir de 17h50. Le Br. 693 n°77, endommagé par la Flak, s’écrase sur le terrain de Bouard. Son équipage (Sgt Ancelin, pilote et Sgt Lamy, mitrailleur) est indemme. Le cptne Villedieu se souvient : « A 18h42, l’attaque est prononcée. Un avion attaque la lisière sud-ouest de Saint-Mard où se trouvent des véhicules, coup au but. Un autre bombarde la lisière nord du même lieu, un 3ème avion place ses bombes à proximité d’une batterie de Flak, comme le 4ème avion, tandis que le 5ème Breguet s’en prend à un rassemblement d’une vingtaine de chars et d’automitrailleuses au sud du terrain de Roye, mais gêné par une flak très puissante, il ne peut observer le résultat de ses tirs.
Très grosse activité de la Flak au nord de la ligne Roye-Montdidier. Pas de chasse ennemie. La chasse française assure la couverture sur Roye entre 2000 et 2500m. Une forte formation de Glenn Martin est apperçue, venant de l’ouest et se dirigeant sur Roye, ainsi qu’une autre formation identifiée comme étant des Douglas DB-7. De trè nombreux chars et engins ennemis sont apperçus à l’ouest de Saint-Mard, de 300 à 400…
Tous les avions sont rentrés à 19h40, dont 2 avec des impacts.
».

GBA II/54 (Chartres – Br. 693) :
6 appareils décollent à 10h15 avec pour objectif les colonnes motorisées allemandes situées entre Poix et Miraines. Ils sont escortés par le GC I/6, mais ce n’est qu’une escorte temporaire car elle est rapidement détruite.
-Le Br. 693 n°1 est attaqué par 12 Messerschmitt ; abattu en flammes, l’appareil entraîne dans la mort le pilote (S/L Legrand) et le mitrailleur (Sgt-chef Vergé).
-Le Br 693 n°54 est abattu en flammes par 8 Bf 109, puis il s’écrase ; l’équipage (Sgt Sannier pilote et Sgt-chef Renault mitrailleur) est grièvement blessé.
-Le Br. 693 n°33 est abattu en flammes par la chasse ; le pilote (S/L Devin) et le mitrailleur (Sgt Lebert), indemmes, se parachutent tous les deux.
A 17h30, 3 autres appareils décollent pour attaquer les convois sur le secteur Roye-St Mard-Warsy. Sur l’objectif, le Br 693 n°1011 (S/C de Thannberg, pilote et Adj Coiffard, mitrailleur) est touché violament par un obus. Coiffard s’évanouit, tandis que les commandes de bombardement son h.s. Le pilote va devoir rester sur zone penant ¼ d’heure le temps que le mitrailleur reprenne ses esprits et puisse enfin larguer ses bombes. Il parvient à se poser sur le terrain de St André-de-l’Eure, son mitrailleur (adj Coiffard) est grièvement blessé par un éclat d’obus. Le S/C de Thanneberg rapportera qu’ « Il y avait environ 800 chars disposés sur un front de 3,5 km. Et lorsque nous survolions les tourelles à altitude n’exédant pas 3m, les tourelles se levaient les unes après les autres dans botre direction puis tous repartaient dans l’autre sebs quand nous faisions demi-tour. On aurait dit une vague métallique, c’était extraordinaire »
Le Br. 693 n°3, au cours d’un vol d’essai, capote à l’aterissage à Chartres ; le pilote (Adj-chef Walser) est tué.

GAR I/35 ( ? – Potez 63.11) :
Un appareil effectue un vol de reconaissance sur la zone Chaulnes-Roye. Il est abattu en flammes par la chasse. Son équipage (Lt Régis observateur, Sgt prini pilote et Sgt Mathelin mitrailleur) est tué.

GAO 501 (Nantes – Potez 63.11) :
Repli sur Chantilly-les-Aigles.

AB 1 ( ? - ?)
L’escadrille commence à recevoir des D. 520.

B5 (Brest – Farman NC. 223) :
Le « Jules Vernes », dans la nuit du 7 au 8 juin, bombarde Berlin. Paul Comet nous en raconte le déroulement : « Il avait été décidé que nous survolerions la Manche et la mer du Nord, avant de couper le Danemark au nord de Kiel pour arriver à Berlin par le nord.
Nous avions reçu des consignes extrêmement strictes : défense de bombarder la ville de Berlin proprement dite, défense de descendre en-dessous de 1500m, altitude dite « de sécurité » à cause des barrages de ballons qui étaient censés protéger les approches de la capitale allemande.
Nous décollâmes aux environs de 3h de l’après-midi, de façon à arriver à la nuit sur les côtes du Danemark. En cours de route, nous fûmes pris pour cible par tous les navires français et anglais, malgré nos signaux de reconaissance. Je naviguais à vue, sans difficultés, le temps était absolument clair. Je reconnus l’île allemande de Sylt, ce qui nous permit d’éviter facilement sa très puissante DCA. J’avais un vent très précis, qui me permettait de calculer une vitesse/sol absolument exacte, et nous coupâmes la côte de la Baltique, au nord de Berlin, exactement à l’heure prévue. De là, il nous restait à peu près une quarantaine de minutes de vol pour arriver au-dessus de la capitale allemande.
Le commandant m’avait dit :
-Une minute avant le centre de Berlin, faites-moi signe.
Il avait fait installer, à l’avant, une vaste vitre sur laquelle il installait son viseur pour bombarder. (…) Mais, cette fois, il y avait 5 ou 6/10 de cumulus aux environs de 5 à 600m. J’avais beau regarder entre les nuages, je n’appercevais que des lacs difficiles à identifier. Heureusement, les Allemands allumèrent leurs projecteurs dont la lueur apperçue à travers les nuages me servit de repère.
Nous exécutâmes alors les manœuvres prévues au-dessus de la ville : plusieurs passages, en désynchronisant les moteurs pour faire croire que nous étions plusieurs avions…, pour le communiqué (…)
Il était par conséquent essentiel que nous revinssions à la base, car si nous avions été abattus, toute notre « formation » imaginaire aurait été anéantie.
Le cdt lâcha nos bombes, comme prévu, dans la banlieue de Berlin, et, dès les premières, la DCA se déchaîna contre nous. (…) Nous ne fûmes touchés ni par la DCA, ni pris à partie par la chasse, et nous rentrâmes en coupant directement à travers l’Allemagne. Nous fûmes « assaisonnés » en passant le Rhin, mais nous nous posâmes sans dommage à Orly, qui venait d’être bombardée : il ne restait plus d’essence pour rentrer au Poulmic. »
Le bombardement est effectué avec des bombes incendiaires de 80 Kg et explosives de 10 Kg, mais aussi une chaussure ( !). C’est le premier bombardement de Berlin réalisé par un appareil allié de la Seconde Guerre Mondiale. Le lendemain, un communiqué annonce : « Une formation de l’Aéronavale a bombardé cette nuit Berlin avec succès.
-Tu parles d’un pot, remarque le premier maître Yonnet, si on s’était fait descendre, toute la formation était foutue !
».

T2 (Cherbourg – Latécoère 298) :
Dans la nuit du 7 au 8 juin, 4 appareils bombardent une concentration de véhicules au sud d’Abbeville, sans résultats visibles vu la brume.
[b]
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