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 3 juin 1940

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fanavman
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Age : 29
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MessageSujet: 3 juin 1940   Sam 14 Avr 2012 - 11:31

3-juin-40 (Victoires : 19 sûres, Pertes : 22)


Lancement de l’opération Paula : les 300 He 111, Do 17 et Ju 88, protégés par 200 Bf 109 et 110, qui veulent bombarder Paris et les terrains d’aviation ; sont signalés par la Tour Eiffel à 13h06. Du côté français, on applique donc l’opération Tapir, destinée à contrecarrer cette attaque sur la région Parisienne que l’on attend depuis longtemps. Mais elle n’est pas si massive que l’on l’attendait, et surtout il n’y a aucune réelle coordination française. « Ce jour-là, 60 avions de chasse seulement purent prendre le départ : 60 contre 350 bombardiers et 150 chasseurs. ».

GC I/1 (Marignane – MB 152) :
Une patrouille double (6 avions) décolle à 13h20, suivie par une patrouille légère (2 avions) et 2 patrouilles simples (2x 3 appareils), afin de combattre une formation de Ju 88 et Bf 110 : au total 26 avions ont pris l’air, soit tous les avions stationnés. Le groupe est alerté par des tirs de DCA au-dessus de Beaumont, où il trouve 15 bombardiers fortement protégés. Les 109 de protection, supérieurs en nombre, l’obligent alors à se diriger vers Paris en prenant de l’altitude, puis à retourner au terrain à 14h car il n’y a pas de résultat.
C’est ensuite le tour des patrouilles de la 2ème escadrille de décoller, puis à celui de la patrouille légère du S/C Teillet et du Cal Novacek, qui apperçoit des bombardiers avec une forte escorte au-dessus de Paris. Le S/C Teillet nous raconte l’attaque : « Nous manoeuvrons pour attaquer la queue de la colonne, mais en approchant des He 111, nous sommes attaqués par des Bf 109. Le caporal Novacek part en vrille suivi d’un 109 qui le tire. Je déguage mon coéquipier mais je suis attaqué par 7 Bf 109 qui me forcent à fuir dans les nuages.
Je réaparais au-dessus des nuages à Luzarches, mais 8 Bf 109 m’obligent à une nouvelle fuite.
A la 3ème tentative, je ressors au-dessus de Nanteuil et j’apperçois 8 avions qui tournent à l’Est. Je les prends pour des amis et je m’approche. 2 appareils viennent à ma rencontre, ce sont des Me 109. Le combat tournoyant s’enguage, mais les autres viennent à la rescousse. Une 3ème fois, je suis obligé de lâcher prise. Je suis poursuivi à travers les nuages et en rase-mottes sur la forêt jusqu’à Senlis.
» En pleine ascension, le groupe est massacré par les Bf 110, qui abattent :
-le Lnt Trébord (qui, abattu par un Bf 109, se venge en en abattant un à son tour avant de s’écraser avec son appareil en flammes)
-le Cne Maréchal, qui voulait venger son coéquipier le Lnt Trébord, abat le 109 mais 2 autres messer le prennent en chasse et l’abattent
-le Lnt Gentil a égualement été abattu en flammes, il s’est parachuté et a été grièvement brûlé aux mains et au visage.
Seul un Bf 109 est crédité (au Cne Maréchal), pour8 Bloch abattus sur les 27 qui ont décollé.
A 16h05, une nouvelle vague de bombardiers est silagnée pour Paris, si bien que les appareils décollent mais sans résultat.

GC II/1 (Brétigny – MB 152) :
A 13h30, le terrain est l’objet d’une attaque allemande, et seuls quelques pilotes réussissent à décoller : l’A/C Croq, le Cne Jastrzebski, le S/L Fontaine, le Sgt Guitard, le Sgt Gaudon, le C/C Turzanski, le Cne Véniel, le Sgt Largeau. Les C/C Brzeski, Lt Brun, A/C Richardin et Lt Trzebinski décollent sous les bombes. La 4ème escadrille profite d’un accalmie pour décoller, mais sous une nouvelle averse : 2 Bloch ont leur habitâcle touché, tandis qu’un troisième a son bord d’aile brûlé par une explosion qui se produit juste devant.
La 3ème escadrille parvient à accrocher une trentaine de He 111 :
-le Cne Véniel en attaque un isolé, mais voulant rattraper sa sangle qui claque contre le fuselage, cockpit ouvert, il se blesse à l’épaule : il doit regagner le terrain
-Le S/L Fontaine abat un bombardier avec Jastrebski
-Les Lt Ridray et Trzebinski incendient chacun un moteur de He 111
-L’A/C Richardin, s’occupe d’un groupe de 3 bombardiers et enflamme le moteur de l’un d’eux ; par malchance, un projectile met hors service son circuit d’air, ce qui le prive d’armement : il atterit à Buc
Les pilotes sont alors la proie des Bf 109 d’escorte qui rappliquent, soleil dans le dos :
-l’A/C Croq atterit en catastrophe : il n’a pu se parachuter car son parachute est troué comme une écumoire
-le SGt Guitard se parachute, mais il est blessé au visage par des tirs amis venants du sol (5ème colonne)
-le S/L Fontaine a réussit à esquiver l’attaque, il abat un de ses assaillants
Dans la journée, le groupe a donc obtenu 2 victoires sûres et 3 probables, pour 3 pilotes blessés et 3 avions perdus.

GC III/1 (Le Plessis-Belleville – MS. 406) :
Des bombes pleuvent sur le terrain, comme nous le raconte le Lnt Chciuk : « Le 3 juin 1940, les bombardiers allemands, comme ce fut souvent le cas pendant la Bataille de France, nous ont surpris alors que nous rentournions à nos machines après le déjeuner. Ils sont soudainement apparus au-dessus de l’aérodrome, le mitraillant et le bombardant.
Tout le monde se jeta dans les tranchées et derrière les bâtiments, et 2 pilotes Polonais couraient vers leurs machines. Gnys décolla, mais je ne pus démarrer le mien, et donc je sautais dehors, courais vers le plus proche, en essayant de le démarrer lui aussi, en vain, malheureusement. Donc, je courus vers un 3ème. Je le démarrais et au moment du décollage, je tombai sur un trou de bombe, ce qui endommaga l’hélice et le train d’aterissage. Je sortais lorsque les bombardiers étaient partis.
Finalement, j’ai endommagé un avion ce jour-là, et non pas 3, et l’action de l’après-midi ne dura pas plus long que 20-25 minutes.
»
Ils endommagent ou détruisent en effet 3 appareils. Seule une patrouille double légère parvient à prendre l’air, mais les 109 et 110 se précipitent sur les Morane en ascenssion : l’adj Guingo est criblé alors qu’il n’a même pas rentré son train, il réussit cependant à poser son appareil en piteux état. La DCA revendique une victoire probable.

GC I/2 (Damblain – MS. 406) :
A 15h15, deux patrouilles doubles décollent suite au message attendu (signalement d’une formation entre Vitry et Châlons) mais vu son retard, les bombardiers sont passés depuis longtemps…

GC I/3 (Meaux-Ebsly – D. 520) :
En alerte depuis 04h30, une patrouille décolle à 08h15 pour une mission de protection d’un avion de reconnaissance au-dessus d’Abbeville. Ils engagent des Messerschmitt, mais sans résultat.
A 13h06, la Tour Effel signale l’arrivée des bombardiers. 17 D. 520 décollent 4 minutes plus tard, pour monter engager les bombardiers sur le retour, dans la région de Brunoy-Corbeille.
Le Lnt Challe obtient une victoire probable (Do 17), Bourbon également (Do 17). Mais les Bf 109 interviennent :
- touchent l’appareil du sgt Robert, qui percutera avec son appareil le sol
-Le Lnt Silvan (légèrement blessé) et le Lnt Octave, bien que touchés, parviennent à ramener leurs appareils à la base
-Le sgt-chef Glauder, appareil très endommagé, se pose en catastrophe sur le terrain de Lognes-Emerainville ; son appareil capote, son pilote arrive à s’extraire de l’avion.
Salva obtient une victoire (sûre) contre un bombardier, en coopération avec le GC I/8 (S/L Thollon).
De leur côté, le Lnt Lacombe et la patrouille de l’adj Vinchon, en protection du terrain, sont attaqués par des Bf 109, qui abattent :
-l’appareil de l’adj Vinchon (l’appareil en feu s’écrase au sol, son pilote est carbonisé)
-le sgt Dumoulin, qui doit sauter en parachute car son appareil fume sous les coups des chasseurs ennemis.
Le Lnt Bartos touche un He 111 (attribué comme probable même si le He 111 s’est posé en territoire français), tandis que le S/C Barberis s’adjuge un Bf 109 (sûr)
Le groupe obtient donc 2 victoires confirmées (dont une partagée avec le GC I/8), mais perd deux tués et deux blessés, et 3 avions détruits et 3 endommagés.

GC II/3 ( ? – D. 520) :
A 13h10, le terrain est bombardé par les allemands, dans le cadre de l’opération Paula. Seuls quelques appareils peuvent intervenir. Ils prennent à partie un Do 17 à 5500m, mais sans résultat. Au sol, c’est la désolation : 4 à 6 appareils ont été détruits, ce qui rend le groupe non opérationnel.

GC II/4 (Orconte – Curtiss H-75) :
En début de journée, la patrouille d’alerte décolle pour rattraper un bombardier signalé par la DCA, mais elle rentre bredouille.
En fin de matinée, le groupe décolle pour effectuer une mission de protection similaire à celle de la veille, avec 12 avions réunis en 4 escadrilles. Mais les avions doivent rentrer, car ils n’aperçoivent pas le « mouchard » signalé. Au retour, le dispositif aperçoit des centaines de bombardiers ennemis qui doivent participer à l’opération « Paula », et Plubeau l’emmène à 4000m. Mais la poursuite doit vite être abandonnée, car l’essence baisse vite.
Le dispositif redécolle après avoir refait les pleins, mais les bombardiers sont loin depuis longtemps et ont pu bombarder la région parisienne.

GC I/5 (St Dizier – Curtiss H-75) :
Vers 13h35, 21 curtiss (la totalité des appareils disponibles) décollent pour intercepter les 100-150 bombardiers sur le chemin du retour, escortés par 50-70 chasseurs Bf 109 et 110 ; ils attaquent 41 Do 17Z : « Les patrouilles de Châtel-Chéhery, sous le cdt de Marin, viennent d’abattre un Hs 126, quand l’alerte est donnée au groupe vers 13h : un raid massif de bombardiers fait route vers Paris. (…) Quand le Cdt Murtin est alerté, il est trop tard pour espérer intercepter le raid sur Paris. Il décide donc de l’accorcher au retour. Le groupe tout entier, soit 21 appareils, décolle à 13h35 (…) Il fait un temps de crasse, brouillé de stratus qui rendent la visibilité très mauvaise. Entre Reims et Epernay, le groupe, qui navigue à 1500m, aperçoit une grosse formation de bombardiers faisant route au nord-est.
Parvenus au contact, les Français peuvent dénombrer l’ennemi. Il y a la 40 Dornier soudés en un plateau sans fissure, d’où le feu s’échappe par 120 mitrailleuses crachant dans tous les azimuts.
Par radiophonie, Murtin donne l’ordre d’attaquer. Chaque patrouille fonce dans la queue de l’adversaire qu’elle a chosisi ; mais les Curtiss ne sont pas encore arrivés à distance de tir que les pilotes entendent des balles résonner sur leur carlingue, dans leur dos. Murtin se retourne ; le groupe est pris en chasse par une nuée de 110 et de 109 qui viennent de fondre des nuages : les Dornier ont été accompagnés de bout en bout de leur mission par les Messerschmidt, dans le plafond crasseux.
Au moment où il donne l’ordre du déguagement, Murtin entend sur son fuselage claquer une effroyable giclée. C’est un 110 qui le seringue à 200m. Un réflèxe instantané lui sauve la vie : il vire à droite si serré que l’Allemand ne peut pas le suivre. Et c’est au tour du Curtiss, plus maniable, d’être dans la queue de l’autre. Il ne le lâchera plus jusqu’à ce que, ayant tiré ses 3000 cartouches, il l’ait abattu. Ettouffant son sourire de joie, Murtin remonter et appelle le terrain pour annoncer qu’il rentre. (…) Court moment de détente, car voici qu’il entend le PC du groupe qui rameute les patrouilles sur une seconde expédition…. (…)
La supériorité allemande est écrasante. Un des nôtres se met immédiatement en vrille et tombe : c’est Scotte, un S/L de 22 ans. La patrouille Parnière, qui a encore des munitions, cherche le contact. Elle le prend, et le scénarui se répète identique. Du haut des airs, les patrouilles allemandes de protection tombent sur les Français qui viennent d’attaquer les Dornier. Un combat tournoyant s’enguage.
Parnière, qui vient d’abattre un 110 près d’Ay, fonce alors, en compagnie de Bressieux, sur la patrouille de protection et résussit à descendre un 109, avant d’être lui-même seringué par un autre Allemand, qui vient de le prendre en chasse. Bressieux arrive à la rescousse, saute sur l’Allemand et réussit à déguager son chef de patrouille. Le 109 est abattu. Mais Parnière, un peu plus tard, grièvement blessé aux jambes, communique qu’il est obligé de se poser dans la campagne.
».
Accart nous donne la suite des évènements : « Marin la Meslée, qui se trouve un peu en arrière, apperçoit un Do 215 isolé et l’attaque, mais sans pouvoir le rejoindre. (…) Il tire de loin. Enfin le moteur gauche s’arrête, puis le moteur droit crache de la fumée noire. 2 chasseurs apparaissent au-dessus, ¾ avant. Marin pense que ce sont Vr[éna] et Muselli qui viennent lui donner un coup de main, et continue à tirer, quand il entend tout à coup un bruit terrible : le pare-brise, la cabine vitrée, la planche de bord se remplissent d’étoiles ; il déguage brutalement, redresse près du sol, regarde derrière lui : plus rien. (…) A St Dizier, il retrouve peu après ses équipiers. ».
Le S/L Panière, qui devra se poser sur le ventre, décrit sa mission : « Toute l’escadrille a décollé à 13h15 pour intercepter une formation revenant de Paris. A la tête de ma patrouille, je fais un faux départ, mon moteur s’arrêtant alors que je roulais déjà queue haute. Je me suis arrêté de justesse à quelques mètres de la carrière où étaient garés les avions. Je refais un essai, le même arrêt brutal se produit, bien que le moteur tourne correctement au ralenti.
Je change rapidement d’avion, et comme l’appareil de Tallent est près maintenant, je l’emmène et nous décollons à 13h40 environ, moi sur le 85 (...) Le moteur chauffe et mon équipier me suit avec difficulté. Je prends contact radio avec « Nadia » qui me dirige sur Epernay.
A 14h, je me trouve à l’ouest de la ville, vers 4500m, quand je vois arriver un groupe de Do 17 au nombre de 25 environ, venant de Paris et se dirigeant vers l’est. (…) A moins d’un km, suit un peloton de 15 bombardiers du même type.
Je laisse le groupe de tête, ne pouvant me placer correctement, et je me mets avec facilité derrière le 2nd peloton, dans la queue sur sectionnaire de gauche, pendant que Tallent attaque celui de droite. Je tire plusieurs rafales qui portent, de la fumée se déguage bientôt d’un moteur. Le Dornier quitte sa patrouille et descend assez rapidement.
Je ne peux le poursuivre, car je suis au même instant pris à partie par 3 Me 110, qui, venant de plus haut, tentent de se placer derrière moi. D’autres descendent prèd du Do 17 et essaient visiblement de lui faire reprendre sa place en battant des ailes, mais celui-ci continue à perdre de l’altitude.
Sans m’absorber dans la contemplation prolongée du Do 17, je me démène tant bien que mal au milieu des Me 110. J’évite l’attaque de l’un d’eux par un virage à droite en montant et me trouve brutalement en position de tir à moins de 200m d’un autre qui me pique dessus ¾ avant à gauche. Je lui lâche une bordée et j’ai la satisfaction de voir mes impacts le tacheter. Il fait une sorte de demi-tonneau suivi d’une vrille et une énorme fumée noire l’enveloppe. (…)
Tiré de nouveau par l’arrière, je déguage par un virage brusque à droite pour voir Tallent aux prises avec plusieurs allemands. Au moment où j’arrive en renfort, il s’est déguagé magistralement et pique à la verticale. Sans attendre, je me mets en vrille jusqu’aux nuages pour échapper aux Me 110.
J’en ressors à la verticale d’Epernay. 2 parachutistes se balancent mollement. Il est 14h12. (…) Je remonte au plus vite dans l’espoir de retrouver l’assaillant. (…)
En reprenant de l’altitude, je trouve un Curtiss. Je le chasse et reconnais Bressieux, au lieu de Tallent. Nous formons patrouille, quand j’apperçois à travers les nuages 4 Bf 109 en deux patrouilles rôdant vers 3000m au nord de Dammery. Ma montre indique 14h25. Bressieux fonce sur l’un d’eux pendant que j’en choisis un autre. Poursuite dans les nuages, car en nous voyant, les 109 ont piqué. Le mien ne sait pas comment se défendre et prend feu ; le pilote se jette en parachute mais celui-ci se met en torche. L’avion s’écrase au nord de Dormans. Je vois un autre parachute descendre normallement : Bressieux a dû abattre le sien sur la montagne de Reims. (…)
Il est 14h40. J’apelle « Nadia » et demande des ordres. A ce moment, je vois venur 9 Me 109. Ils sont vers 5500m, et m’attaquent. J’essaie de faire face, mais je n’ai plus qu’une seule mitrailleuse qui marche. Puis, arrêt complet de tir. Je vrille à nouveau jusque dans les nuages sans être suivi, les 109 continuant vers l’est en piquant après leur passe. Je réarme et réussis à avoir 3 mitrailleuses qui crachent ; je remonte en demandant des ordres à « Nadia » qui me dit de rentrer. Je continue à grimper pour faire le retour à haute altitude, dans l’espoir de rencontrer un avion de reconaissance ennemi pour vider mes bandes. Je constate 3 trous assez gros dans les plans et un autre dans le fuselage, à hauteur de mon pied droit.
Arrivé à Epernay, vers 7000, à 14h55 ou 15h, je vois soudain une patrouille de 10 Me 109 en V, vers 6500m. Le nombre est bien 10. Je l’ai remarqué, car une branche était plus longue que l’autre. Ils sont très serrés et ne me voient pas descendre en virage à droite pour me trouver derrière eux pendant que j’annonce l’attaque à « Nadia »….
Que s’est-il passé ? Je me suis surpris virant à gauche, regardant dans la cabine où le sang coulait sous mon pied gauche, et j’étais environné de balles.
Le temps de réaliser que j’étais attaqué ; je me déguage par un virage à droite en montant et je vois passer sous moi un Me 109. Un instant plus tard, je suis dans sa queue et tire. Une abondante fumée se déguage de l’avion à croix gammée quand à ce moment précis, je reçois une bordée d’obus dont un éclate dans le poste radio et me blesse le pied et la jambe droite. Je déguage immédiatement et part en vrille pour échapper une 3ème fois.
Arrivé aux nuages, je redresse ma vrille et me remets de mes émotions pendant que les Allemands s’en vont. (…) J’ai dû rester un moment sous leur feu. Je prends seulement conscience de ce qui m’arrive, et me sentant blessé, la planche de bord couverte de sang, je décide d’aterrir. Rien dessus, rien dessous. Je choisis un terrain au sud de la Marne et me pose sur le ventre dans une clairière près d’Epernay, à 14h15. Je pars chercher du secours, mais, me voyant défaillir, je reviens auprès de l’avion et m’évanouis.
». Il sera récupéré par des soldats français et envoyé à l’hôpital.
-Le Lt Scotte est tué en s’écrasant, abattu par des Bf 110
-le S/Lt Panière, blessé, a dû se poser sur le ventre en campagne
-le Lt Périna, blessé au bras, a pu ramener son avion.
Le groupe a obtenu 4 victoires sûres contre les chasseurs et 3 probables contre les bombardiers. Mais, comme l’indique Panière, au soir de cette date, le groupe ne compte plus que 8 pilotes, Marin la Meslée étant le seul ancien.

GC II/5 ( ? – Curtiss H-75) :
A 13h30, la patrouille d’alerte (9 appareils) décolle pour intercepter les bombardiers sur le chemin du retour. Elle prend contact avec une trentaine de bombardiers escortés par des messerchmitt. Jean Gisclon nous raconte le déroulement du combat : « Tandis qu’une patrouille les attaquait [les bombardiers] sans résultat, les deux autres furent pris à partie par une dizaine de « 109 ». J’étais avec Portalis et Chabéra. Nous réussîmes à régler leur compte à deux « 109 » qui plongèrent vers le sol, l’un environné de fumée et de flammes, l’autre fumant abondamment. Nous ne pûmes le suivre, car l’intervention de 4 « 110 » nous empêcha de les poursuivre. Nous fûmes déguagés par Monraisse, Legrand et Audrain. ». Les 2 Messerschmitt sont homologués comme probables.

GC I/6 ( ? – MS. 406) :
Svatopluk Janouch nous raconte :
« Le 3 juin, j’étais d’alerte avec Kranicha près de nos avions. Il était presque midi, et du restaurant proche de l’aéroport, on venait nous apporter un repas chaud.
Soudain, le vieux Jospeh hurla : « Merde, j’entends les allemands, il y en a beaucoup. ».
Nous nous sommes alors précipités dans nos appareils et nous avons décollé immédiatement [à 13h30]. [Standa Fajfar, peu après avoir décollé, doit rentrer au bercail car il n’arrive pas à rentrer son train d’aterissage.]
Sitôt le premier virage effectué, j’ai apperçu plusieurs formations de bombardiers allemands. Plus tard, d’autres formations, et encore plus haut, des chasseurs. Il y en avait tellement que j’en étais suffoqué. Rapidement, je montais vers l’aéroport du Bourget où les premières bombes commençaient à tomber. Mon avion grimpait si vite que j’ai perdu le vieux Joseph.
Arrivé à 3000m, j’ai apperçu un Me 110 au-dessous de moi. Je me suis placé derrière lui et je lui ais tiré une longue rafale. Son moteur gauche s’est arrêté et de la fumée noire a commencé à s’en échapper. Il est alors parti en spirale descendante vers la gauche. Tout ceci s’est passé si viet que je ne m’étais même pas rendu compte que j’étais placé au plus fort du combat. A droite, quelques Bloch et Dewoitine étaient enguagés contre un nombre bien supérieur d’avions ennemis. J’essayais de les rejoindre quand deux coups sourds ont retenti dans mon moteur. Le cockpit s’est rempli de fumée et j’ai senti de l’huile chaude sur mon visage. Le moteur s’est alors arrêté et, profondément désappointé, j’ai commencé une descente en vol plané. Des balles volaient toujours autour de mon avion. En essayant de virer, je me suis mis en vrille tandis que deux Messerschmitt me tournaient autour. J’ai perdu beaucoup d’altitude avant de sortir de la vrille et, à ce moment-là, apparut derrière moi, un Dewoitine qui venait à mon secours. J’ai appris plus tard qu’il s’agissait de mon ami Bartos [du GC I/3] qui avait lui-même des problèmes avec son avion et qui fut blessé en se posant à environ un km de mon propre point d’aterissage forcé. En effet, j’avais dû me poser dans un champ de blé à 10Km environ au nord-est du Bourget. Avant même de sortir de l’avion, j’étais entouré d’hommes qui voulaient me serrer la main et des femmes qui voulaient m’embrasser.
»
-Le sgt-chef de Lestapis abat un Bf 110 mais gravement blessé (touché d’une balle dans le poumon), il se pose près de Lagny et mourra quelques heures plus tard.
-Le Sgt tchèque Popelka et le sgt Jost sont abattus en flammes et tués, victimes d’Adolf Galland ; le dernier en venant s’écraser avec son parachute contre un pylône de haute tension.
-André doit sauter en parachute, son avion abattu
-Josef abat un avion allemand avant d’être descendu à son tour ; une balle lui ayant arraché son aile droite, son avion est parti en vrille, mais il réussit à atteindre la piste du Bourget.
Enfin, le S/L Raphenne abat 2 Bf 109, et le S/L Milhet un He 111, tandis que 2 pilotes tchèques se sont chacun adjugés un Bf 110. Bilan : 2 pertes, 2 victoires sûrs et 2 probables. Seul un avion rentre intact : celui de Standa Fajfar.

GC II/6 (Châteauroux – MB. 152) :
Le groupe effectue des missions de protection sur Châteauroux. RAS.

GC II/7 (Avelange – D. 520) :
Une patrouille attaque, en début d’après-midi, les formations allemandes au retour de leur raid sur Paris, sans résultat.

GC III/7 (Coulommiers – MS. 406) :
Une patrouille triple (9 appareils) décolle à 13h35 pour intercepter les raids sur Paris. Ils attaquent par l’arrière 20 He 111, qui se délestent de leurs bombes et amorcent un piqué. L’Adj Littolff et le S/Lt Martin ont réussi à en toucher un (probable), mais les français ne peuvent rattraper les autres. Les français sont pris à partie par 10 Bf 109 de protection. Ils évitent le massacre en fuyant, et surtout grâce à l’intervention inopinée de 4 D. 520 du GC I/3. Le S/Lt Martin (MS. 406 n°351) doit se poser, Morane criblé et lui ayant reçu un éclat à la jambe gauche.

GC I/8 (Claye-Souilly – MB. 152) :
Le matin, une patrouille effectue une mission de protection d’un Potez 63.11. Lors d’une rencontre avec des chasseurs, Thollon obtient une victoire confirmée, un Bf 109.
Le terrain est bombardé à 13h30 ; un Bloch est détruit. Une vingtaine d’avions, disponibles, décolle mais deux pilotes (Sgts-chef Corrin et Maurel) se téléscopent, sans conséquence grave. Les avions restants attaquent les Ju 88 à 5000m :
-Le S/L Thollon en abat un, en coopération avec le Lnt Salva du GC I/3
-Le S/L Tanguy obtient une victoire probable sur un autre Junkers.
Du côté des pertes ; on note :
-un appareil qui a dû « aller aux vaches » (celui du sgt-chef Maurel, blessé)
-un autre rentre au terrain, criblé d’impacts (celui du sgt-chef Decastello ; le pilote est tué).

GC II/8 (Deauville-St Gatien et Lymphe, Grande-Bretagne – MB. 152) :
Dans la matinée, 8 appareils escortent un Potez 63.11 du GR I/14 en repérage de batterie.

GC II/9 (Chantilly – MB. 152) :
La patrouille triple (9 Bloch) venue en renfort décolle à 13h30 pour combattre une formation de Ju 88 et Bf 110 : « La patrouille du ctpne Canel (Sibini et Mairesse) tombe sur une quizaine de Messerscmitt qui les dispersent, les bousculent, les massacrent : Canel doit sauter, brûlé (grièvement blessé aux deux mains et brûlé au visage). [Le sgt] Sibiril et [le sgt] Mairesse sont abattus en flammes et tués. Une autre patrouille accroche un groupe de Messerschmitt 109 vers Senlis : le Lnt Daval en abat un mais est aussitôt abattu et tué, alors que l’adj-chef Rebière perd Bailly, abattu en flammes, et décroche difficilement : en moins d’une heure, sur 8 appareils, 5 avaient été détruits pour une seule victoire (quatre pilotes tués et un blessé). (…) 2 Dorniers sûrs et un probable seront attribués au groupe : St Cucumel, S/L Pardet, Sgts Daunizeau et Bayle ». D’autre part, au cours d’un enguagement contre des Do 17 dans la région d’Epernay, le S/L Bardet est blessé en combat aérien ; il parvient à ramener au sol son appareil.
A 14h, les 4 derniers appareils présents sur le terrain décollent. Pierre Courteville se souvient : « Nous avons décollé à 3 appareils avec le Cptne Delfino, le S/L Ponneau et moi-même et nous devions receuillir des Potez 63 de reconaissance qui rentraient du NE vers 7500m. On devait les trouver dans la région de Reims, mais au lieu de trouver des Potez 63 nous sommes tombés sur des messerschmitt 110 et 109.
Alors là, ça a été vraiment mon premier combat aérien serré avec des chasseurs allemands et cela a vraiment été désagréable à 3 contre une vingtaine de messerschmitt. Le cptne Delfino a viré aussi et moi j’étais en n°3 et je les ais vu essayer de se placer derrière moi. Si j’avais continué mon virage au même taux, j’étais « allumé » tout de suite. J’ai été obligé de virer brutalement et dans ce cas, rapidement, on reste seul ; donc au bout d’un tour, on ne voit plus ses équipiers.
Je me suis donc retrouvé tout seul avec 5 ou 6 messerschmitt aux fesses, ce qui est excessivement désagréable. Avec un ou deux avions ennemis, on arrive bien à se débrouiller parce que le Bloch virait bien, mais quand vous arrivez à esquiver l’attaque d’un avion et que vous en appercevez un autre qui arrive ¾ arrière par en haut, et que regardant de l’autre côté, vous en voyez un qui vous attaque par en-dessous en grimpant, c’est inquiétant. Les secondes comptent et paraissent longues. (…) Je me souviens que je tournais, je tournais. (…)
Mais j’ai eu un moment agréable au milieu de ces difficultés : c’est qu’un pilote de messerschmitt aussi jeune que moi j’imagine, a fait l’erreur, après avoir tiré, de passer devant moi. Là, j’ai eu une légère correction à faire et je me rappelle que j’ai tiré tant que j’ai pu : j’ai vu mon messerschmitt qui accusait le coup, j’ai vu des morceaux de feraille se détacher, ca a commencé à fumer et brûler et je l’ai vu partir en tonneaux déclenchés. Est-ce qu’il l’a fait exprès ?....J’avoue que je n’ai pas pu le suivre des yeux parce qu’il y avait ses collègues sur moi.
Petit à petit, je spiralais très très serré et j’essayais de descendre, parce qu’en dessous, il y avait des cumulus de beau temps et je me suis dis que ca pouvait toujours servir. Et vraiment à ce moment-là, j’étais un peu anxieux, car je me demandais comment ça allait se terminer.
Peu à peu, la tension s’est relâchée. Est-ce le fait que l’un de leurs camarades ait été touché qui les a refroidis ? Est-ce le fait qu’ils aient été un peu à court de carburant ? On a tourné encore, nous sommes descendus, nous avons un petit peu joué à cache-cache vers 4000 où il y avait des cumulus et puis à un moment donné, j’étais en virage dans un nuage, j’en suis ressorti, je suis remonté un peu, toujours en serrant au maximum et alors derrière moi, je n’ai plus vu personne.
Là, j’ai peut-être commis une erreur mais j’ai effectué un retournement et en piquant à la verticale jsuqu’au sol, je me suis retrouvé en zigzagant un peu, en sautant des arbres. En virant assez serré, j’ai regardé derrière moi et je n’ai plus vu personne. J’ai bien regardé parce qu’ils pouvaient être tout près sans qu’on les voie.
Et quand j’ai été vraiment sûr, j’ai repris un peu d’altitude parce que j’avoue que j’étais complètement paumé. J’ai repris la carte. J’ai mis un très long moment à me repérer, du côté de Château-Thierry et j’ai alors mis le cap vers Connantre. Alors à l’aterissage, j’ai vu que les gens étaient un peu stupéfaits de me revoir, parce que Delfino et Ponneau étaient rentrés avant moi et pensaient que je m’étais fait descendre. Moi, je suis rentré environ ¼ d’heure après eux et on m’avai déjà rayé des contrôles. J’avais pris quelques obus dans l’empennage, quelques trous dans les plans… Mais ce n’était pas grave, l’avion volait quand même.
J’ai été convoqué tout de suite chez le cptne Delfino qui m’a passé un savon terrible. (…) Peu après, les mécaniciens m’ont expliqué la cause de sa mauvaise humeur : son avion avait encaissé plus de coups que le mien et était une vrai passoire.
»

GC I/145 (Dreux – CR. 714) :
Le groupe reçoit plusieurs messages d’alerte erronés : il reçoit celui de « Mettre en l’air le dispositif d’action ensemble », au lieu de l’attendu « Exécutez mission Tapir », et il tarde donc à agir. Plusieurs sorties sur Chartres sont donc lancés. L’une d’elles, décollant à 13h10 et composée de 2 appareils (Lnt Czerwinski et S/L Zukowski) et commandée par le Cdt de Marmier, tombe nez à nez avec des bombardiers allemands ; elle abat 2 Heinkel (probables).

ECN I/13 (Meaux-Villeroy – Potez 631) :
Lors d’une mission de guet aérien sur l’axe Lassigny-Vic sur Aisne, un potez est coiffé par 5 Bf 109, auxquels il échappe mais l’appareil percute le sol, et entraîne dans la mort son équipage (S/L Biger, pilote, Adj-chef Gobert, mitrailleur et Sgt Duffour, radio). Un autre appareil doit faire face à la DCA française, plus 7 BF 109 et 1 MB 152. Au retour, il déclare que les moins « méchants » ont été les Messerschmitt !

ECN II/13 (Melun-Villeroche – Potez 631) :
Un potez intercepte un Do 17 à 500m d’altitude. Malgré un moteur en feu, l’allemand réussit à s’enfuir au-dessus de Compiègne.

ECN IV/13 (Loyettes-Potez 631) :
Le terrain est le théâtre d’un violent bombardement effectué par pas moins de 70 avions à croix noires. Deux potez décollent en catastrophe, mais ne peuvent rejoindre leurs agresseurs. A leur retour au terrain, la DCA leur réserve un accueil des moins chaleureux.

Patrouille DAT de Chartres (Chartres – MB 151, MS. 406, D. 510) :
Le terrain est bombardé en début d’après-midi par une quinzaine de He 111. Les chasseurs décollent en catastrophe. 4 ouvrent le feu sur l’ennemi, sans résultat. Le C/C Ptaceck, qui a le doigt sectionné par le combat, se pose en catastrophe dans un champ, il est blessé.

Patrouille de défense de l’usine d’Etampes (Etampes – MS. 406) :
Des Do 17 bombardent le terrain. Le mécanicien Mieczyslaw Zolonowski réussit à mettre en marche un morane, mais il a le bras arraché par une bombe au moment où il lance un deuxième moteur. La plupart des appareils prennent finalement l’air. Le S/L Jan Zumbach raconte la suite : « Nos chasseurs décollèrent dans le désordre le plus complet. Un seul pilote français nous rejoignit pour combattre les assaillants. Les autres poursuivirent tous ensemble un bombardier allemand isolé, délaissant totalement les 20 autres.
Le cdt Krasnodebski ne parvint pas à rentrer son train, ce qui l’empêcha de prendre par au combat.
Mes mitrailleuses ne fontionnaient pas et je décrouvris plus tard qu’elles n’avaient pas été révisées depuis un mois. Je fis 3 passes sur les bombardiers, chaque fois gêné par les Bf 110 de l’escorte. Une fois tombé à court d’obus, je fus réduit à un rôle de simple spectateur.
». Les pilotes abattent 3 dornier (un par l’Adj Benausse, sûr, et 2 par l’A/C Balmer, dont une probable. Selon un témoignage, le cdt Krasnodebski aurait abattu un dornier), contre un appareil atterri en catastrophe et un autre ramené au terrain suite aux blessures de leurs pilotes (dont l’adj Doucet).

GB I/11 (Etampes-Montdésir – LeO 451) :
Le terrain est l’objet d’une attaque de He 111 dans le cadre de l’opération « Paula ». 4 mécaniciens sont tués, tandis que 2 avions sont endommagés.

GB I/12 ( ? – LeO 451) :
5 LeO 451 décollent la nuit avec pour objectif l’usine BMW de Munich, en réprésailles du raid contre la région parisienne de la veille. Ils ne rencontrent aucune opposition de la part de la chasse, absente : la mission est un succès. Seul un équipage (LeO 451 n°19) se crashe dans le Jura : trop bas avec le brouillard, l’appareil percute une colline à Glamondans, son équipage (Lt Raillard CA, Adj Chamaud pilote, Adj-chef Delacroix radio et Sgt-chef Verdy canonnier) est porté disparu, mais l’explosion des bombes ne laisse aucun doute sur leur sort.

GB II/12 ( ? - ?) :
3 appareils sont envoyés la nuit avec pour objectif l’usine BMW de Munich, en réprésailles du raid contre la région parisienne de la veille :
-Le n°151 ne peut décoller à cause d’une panne d’hélice
-Le n°152 s’égare dans le brouillard, et rentre à Tavaux avec ses bombes
-Le n°44, piloté par le cptne Tonon, ne trouve pas l’objectif, et bombarde ce qu’il prend pour le terrain d’Ausgoburg.

GB I/15 et II/15 ( ? – Farman 221) :
Un appareil bombarde la base de Friedrichshafen, en réprésailles du raid contre la région parisienne de la veille. 4 autres du I/15 et un du II/15 bombardent les usines BMW à Munich, égualement en représailles. Enfin, 2 appareils du II/15 sont envoyés sur Ulm, égualement en représailles.

GB I/21 et II/21 ( ? - ?) :
3 MB 210 du I/21 et un du II/21 bombardent la nuit le terrain de Signy-le-Petit. Au I/21, le Lnt Charles (observateur) est grièvement blessé.

GB II/23 (Etampes-Montdésir – LeO 451) :
Le terrain est l’objet d’une attaque par la Luftwaffe, sans conséquences car les appareils sont éparpillés. Repli sur Oysonville.

GB II/31 ( ? - ?) :
2 appareils sont envoyés la nuit contre les usines BMW à Munich, en réprésailles du raid contre la région parisienne de la veille, mais un des appareils ne peut décoller.

GB II/34 (Briare et Nangis – Amiot 143 et 351) :
A Nangis, un amiot 143 et un amiot 351 qui n’ont pu gagner Briare deux jours plus tôt pour des raisons techniques sont détruit lors du bombardement du terrain par les allemand, dans le cadre de l’opération « Paula ». 2 Amiot 143 bombardent en outre le terrain de Signy-le-Petit.

GB I/38 ( ? - ?) :
2 Amiot bombardent la nuit la gare d’Euskirchen, et 4 autres les fauxbourgs de Wittlich, en réprésailles du raid contre la région parisienne de la veille.

GB II/38 ( ? – Amiot 143) :
6 amiot 143 bombardent l’usine Badische Anilin, à Ludwigshafen, mais aussi Ehrang et Francfort en réprésailles du raid contre la région parisienne de la veille. Le communiqué national leur rend hommage, ils rentrent tous. Le lendemain, le gouvernement interdira de telles attaques, par crainte de représailles.

GBA II/35 ( ? – Br. 691) :
Au retour d’un vol d’entraînement, un appareil percute le sol à Montierchaume (Indre) et prend feu, entrainant dans la mort son pilote (Sgt-chef Simon) et son mitrailleur (Sgt-chef Poulitou).

GAO 2/506 ( ? – Potez 63.11) :
Lors d’un emission de reconaissance à vue des routes et voies ferrées dans la région d’Apach-Trèves, un appareil est attaqué par un Bf 109 près de Luxembourg. Ses tirs, portant à la place de l’observateur, poussent à annuler la mission. Le S/L Bolle, observateur, mourra de ses blessures dans la nuit. Le pilote (sgt Demuyter) est indemme, tandis que le Sgt Jousselin (mitrailleur) est légèrement blessé.

GAO 517 (Bray-sur-Seune – Potez 63.11) :
Lors du repli vers Monthiers, un appareil est abattu en flammes par 3 Bf 109. Le S/L Collomb (observateur) est blessé, le S/L Caujolles (pilote) décèdera plus tard de ses blessures, tandis que le mitrailleur (Adj Fonvielle) est tué.

GAO 582 ( ? – Potez 63.11) :
Un appareil effectue en entraînement une mission de reconaissance à vue, par l’itinéraire Connantre-Pleurs-La Perthe-Etrelles sur Aube-Pleurs-Connantre. Il s’écrase à l’aterissage à 14h45. L’observateur (Lnt Greningre), le pilote (Sgt Busschaert) et le mitrailleur (Sgt-chef Cornu) sont tués.

GAR I/14 (Lymphe, Grande-Bretagne – Potez 63.11) :
Un appareil décolle à 12h pour une mission de reconaissance, escorté par des appareils du GC II/8.

GAR I/35 ( ? – Potez 63.11) :
Lors d’une mission de reconaissance photographique sur la zone La Fère-St Quentin-Péronne-Ham-Guise, un appareil est abattu en flammes par 3 Bf 109, et percute le sol. L’observateur (S/L Larpent) et le pilote (Cptne Robert) sont tués, tandis que le mitrailleur (Adj Jannin) est grièvement blessé.

GAR I/33 (Travaux – MB 174) :
Repli sur Martigny-les-Gerbonveaux. Lors du décollage, un appareil, en perte de vitesse, s’écrase et prend feu. L’équipage (Lt Germette pilote, Sgt-chef Rebois mitrailleur et Sgt-chef Vaillant mécanicien) est tué.

GIA 1/601 ( ? – Potez 650) :
2 appareils entrent en collision ; un appareil s’écrase au sol, entraînant dans la mort l’Adj-chef Renouard, l’Adj Rigail et le Sgt Melot.

AB 2, 3 et 4 (Cherbourg – LN 401/411 et Vought 156) :
A 18h, 3 LN des AB2 et 4 et 1 V156 de l’AB3 partent pour Avord.

3S2 (Cherbourg-Querqueville - ?) :
Repli sur Lanvéoc-Poulmic.

II/2 Aé (Chartres – Fiat Cr. 42) :
Les 4 Fiat belges disponibles participent aux combats aux côtés des patrouilles d’Etampes et de Chartres. 3 appareils décollent avec la patrouille tchèque de Chartres. Le Lt Dumonceau revendique un appareil, mais doit renoncer à continuer le combat car ses mitrailleuses sont enrayées. Le Lt Goffin et le s/Lt Jottard, malgré leurs efforts, n’arrivent pas à abattre quelque Dornier. Au sol, deux Fiat sont touchés par le bombardement.

Bilan de la journée :
Sur les 13 terrains attaqués, seuls 6 avions ont été détruits, 7 endommagés, 21 véhicules détruits, 32 hommes tués et 6 pistes abîmées
22 gares et nœuds de communication ont été atteints, les coupures seront réparées dès le lendemain
15 usines de la région parisienne ont subi des dégâts sans importance
On déplore 250 morts civils et des immeubles détruits
26 avions allemands ont été abattus, pour la perte de 12 pilotes français, 8 blessés et 5 parachutés, en 253 sorties de chasse.
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3 juin 1940
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