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 2 juin 1940

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fanavman
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MessageSujet: 2 juin 1940   Sam 14 Avr 2012 - 11:25

2-juin-40 (Victoires : 1 sûre, 2 probables. Pertes : 6)

GC I/1 ( ? – MB. 151) :
Le groupe effectue 2 missions de couvertire du secteur Pont-Ste Maxence-Cirès les Mello, et 6 de couverture du terrain sur alerte.
A 100m d’altitude, un He 111 survole le terrain, mais la DCA ne tire pas car elle a pris ses croix noires pour des croix d’avion sanitaire… La patrouille d’alerte (A/C Monchanin, S/Lt Rossigneux, Cal Pipa) décolle et le prend en chasse ; seul Pipa arrive à faire taire le mitrailleur arrière mais l’appareil fuit dans les nuages.
A 16h00, un Ju 88 survole le terrain, mais il ne peut être intercepté.

GC II/1 (Buc – MB. 152) :
Mouvement sur Brétigny-sur-Orge. Un appareil est abandonné.

GC I/2 (Damblain – MS. 406) :
De 4h40 à 6h15, une patrouille triple décolle pour une couverture du secteur Vesoul-Besançon. RAS.
6 appareils (patrouille double) décollent à 9h45 pour une mission de couverure sur la région de Vesoul-Besançon (Cne Williame, S/L Chalupa, Sgt de Puybusque et A/C Coubé, S/L Audebert, Sgt Meunier). La mission nous est racontée par le Cne Williame : « Nous étions 6 : la patrouille Coubé avec ses 3 appareils, Pybusque, Chalupa et moi.
Nous attendions dans la région de Pontarlier, lorsque Puybusque me signala un Junker 88. Il remontait vers le nord. Je pensai que des ennuis mécaniques l’avaient obligé à quitter un peloton et que nous pourrions le rattraper facilement. Un début de poursuite nous en montra la vanité et nous revînmes à Pontarlier.
Presque immédiatement, 7 He 111 apparurent, venant du sud. Je déclenchai l’attaque ; puis je perçus un flottement dans la patrouille d’accompagnement. Je vis à ce moment, à 300m au-dessus du peloton que j’attaquais, à 500m derrière, 4 autres Heinkel dont les mitrailleuses nous tiraient. Coubé les avait pris pour des bimoteurs de chasse lourde Messerschmidt 110 et s’était porté contre eux avec sa patrouille pour nous protéger. Dans cette manœuvre, au cours de laquelle il avait fallu prendre rapidement de l’altitude, il perdit sa vitesse et de ce fait prit un peu de retard sur les bombardiers. Il ne put jamais les rejoindre, malgré une poursuite de 100 Km pleins gaz.
J’abandonnai le peloton de 7 et montai la manœuvre contre celui de 4. La différence de vitesse entre les Heinkel et les Morane devait être d’une dizaine de kilomètres à notre profit. De Pontarlier à Montbéliard, soit une centaine de kilomètres, la manette de gaz constamment tirée à fond, en restant en permanence sous le feu des mitrailleuses entre deux passes, nous ne pûmes faire que 3 attaques. Chacune d’elles se termina à moins de 100m de nos objectifs. Nous voyions nos balles et nos obus les atteindre chaque fois. Des morçeaux de tôle se détachaient…Pas un avion ne tomba ! Et nous n’avions plus de munitions.
A la deuxième attaque de Puybusque, les Allemands durent être un peu suffoqués, car il se déguagea en triple tonneau. Au 3ème, son avion prit feu. Il essaya d’ouvrir la cabine. Elle était bloquée par le froid. Il monta alors sur son siège, s’arc-bouta et la fit sauter avec son dos ! Puis il se jeta en parachute. Un léger vent d’ouest le poussait et il tomba près de Saint-Hippolyte, à moins de 10 Km de la frontière suisse. Il eut grand peine à se faire reconnaître et à éviter qu’on ne le prit pour cible, aventure qui venait d’arriver à un de ses camarades de la 103.
En rentrant à Damblain, Desgranges constata que Juliette était bien malade. Un longeron cisaillé par une balle. On parla de réforme. Cependant, Carrol parvint à lui sauver la vie et, deux jours plus tard, elle était de nouveau prête à voler
».
Le Cne Williame, quant à lui, a son appareil avec un longeron touché.

GC II/2 ( ? - ?) :
Participant à une mission d’interception de bombardiers dans la vallée de la Saône, le Lnt Aquelina est blessé en combat dans la région de Laons-le-Saulnier.

GC I/3 (Meaux-Ebsly – D. 520) :
L’adj-chef Bourbon, le sgt Touret et le S/L Blanck poursuivent un Do 17 à 7000m, mais il disparaît dans les nuages.

GC III/3 (Cormeilles-en-Vexin – MS. 406 et D. 520) :
Le groupe reçoit 13 D. 520 supplémentaires. Lors du vol de repli sur Cormeilles-en-Vexin, le sgt Novak se tue sur son D. 520.

GC II/4 (Orconte – Curtiss H-75) :
Le groupe effectue à nouveau une mission de protection, sur le même secteur que la veille. Cependant, le plafond est bas, et le potez de reconnaissance dont le groupe doit assurer la protection doit rentrer par manque de visibilité. Après avoir raccompagné l’appareil de reconnaissance, le groupe rentre bredouille au terrain. Mais dans l’après-midi, le groupe apprend que le potez en question a été pilonné par la flak et a été abattu, tuant le mitrailleur et l’observateur. Casenobe nous livre son point de vue sur la mission : « Mission ridicule à tous points de vue, d’abord le recueil d’un Potez 63 à 2500m au-dessus de Neufchâtel-sur-Aisne alors que le plafond est à 800m. Néanmoins, j’effectue la mission durant ¼ d’heure sans voir le potez. Je prends la direction de Reims et aussi de l’altitude, je tourne en rond attendant vainement le restant des patrouilles, je ne vois ni Potez ni Curtiss. Je reviens sur Neufchâtel et rentre seul. ».

GC II/6 (Châteauroux – MB. 152) :
Le groupe effectue des missions de protection sur Châteauroux. RAS.

GC II/7 (Avelange – D. 520) :
Vers 9h, une patrouille intervient contre un bombardement de la région parisienne. Il revendique 2 He 111, pour aucune perte : l’un d’eux lui sera confirmé, sans doute un attaqué par les GC III/9 et ECN 5/13 et achevé par la chasse Suisse.

GC II/8 (Deauville-St Gatien et Lymphe, Grande-Bretagne – MB. 152) :
8 appareils décollent en fin d’après-midi pour une mission de protection d’un Potez 63.11 du GR I/14, qui doit repérer des batteries. Le Potez ne peut terminer sa mission, face à la chasse et la Flak ennemies.

GC III/9 (Lyon – MB 151) :
Le GC III/9 et le Groupe de Chasse et de Marche Polonais de Lyon Bron (GCMP) doivent faire face à des bombardements escortés visant l’usine des LeO 45 d’Ambérieu, Lyon-Bron, St Etienne, Givors et Vienn : L’adjudant Baritel combat contre 3 Bf 110. Il est blessé au bras, et se pose en catastrophe dans l’Isère. Le terrain de Lyon Bron est durement touché : tant humain (8 morts dont 2 civils, 10 blessés) mais également matériel (30 000 litres d’essence partis en fumée, le poste de commandement et la centrale téléphonique détruits). Picot se dispute un He 111 probable, avec le sgt Farriol de l'ECN 5/13.

GC III/10 (Deauville – MB. 152) :
L’adj-chef Schneider et le sgt Le Pecq interceptent un He 111 et un Do 17. Ce dernier est abattu par Le Pecq près de Villers-sur-Mer, le Heinkel s’échappera.

GC I/145 (Villacoublay – CR. 714):
Mouvement sur Dreux.

Groupe de Chasse et de Marche Polonais de Lyon Bron (GCMP) (Lyon – MS. 406) :
Le groupe doit faire face à la même offensive que le GC III/9. Une patrouille (sur les 3 restantes) de MS. 406 et une de D. 501 réussissent à décoller. 3 sorties sont effectuées dans la journée, sans aucun contact avec l’ennemi.

Patrouille de défense d’Etampes (Etampes – MB. 152) :
Dans la matinée, la patrouille intercepte un raid de bombardiers allemands. L’adj-chef Balmer descend 2 He 111 (1 sûr, 1 probable). L’adj Benausse en abat un autre.
-L’adj Doucet est blessé par les défenseurs, il parvient cependant à ramener son appareil intact au sol
-L’adj Wapolecki est grièvement blessé de la même manière, il se pose appareil en feu.

ECMJ I/16 ( ? – Potez 631) :
Une mission de guet aérien est effectué sur Montdidier et Noyon.

ECN I/13 (Meaux-Villeroy – Potez 631) :
La DCA française blesse le sergent-chef Post au-dessus de Lasigny.

ECN V/13 (Loyettes – Potez 631) :
Le groupe doit faire face à la même offensive que le GC III/9. Un Potez 631 et un Potez 633 sont endommagés.
Un des potez du groupe se frotte à 9 Heinkel escortés par 4 Bf 110. L’un des bombardiers fut comptabilisé comme probable, victoire disputée entre le sgt Farriol (ECN V/13) et le sous-officier Picot (GC III/9).

GB I/15 ( ? - ?) :
3 Farman 222 sont envoyés sur Kaiserslauten et Entligen.

GB II/15 ( ? - ?) :
5 Farman 222 sont envoyés sur BÖblingen, Fribourg et Manheim.

GB I/19 (Bréville – Douglas DB-7) :
1 appareil est perdu en fin de journée, descendu par des Bf 110.

GB I/21 ( ? - ?) :
2 MB 210 sont envoyés la nuit bombarder le terrain de Couvron, mais l’un d’eux heurte une ligne à haute tension, et l’avion est détruit. Cependant, l’équipage est indemme.

GB II/21 ( ? – Amiot 351) :
Un appareil, alors en vol d’entraînement au-dessus de St Florentin, chute brutalement de 400m et s’effondre sur le sol, entraînant dans la mort les adj Carteron (pilote), sgt Decombes et sgt Clément. Il semble que les broches en acier dans l’arrière du fuselage sont disposées de manière à bloquer la commande de la gouverne de profondeur.
La nuit, 2 sorties sont effectuées contre le terrain d’Athies-sous-Laon.

GB I/23 et II/23 (Orange Plan de Dieu – LeO 451) :
Mouvement sur Etampes-Mondésir.

GB I/38 ( ? - ?) :
6 Amiot 143 attaquent le terrain de Sedan-Douzy.

GB II/38 ( ? - ?) :
4 appareils sont lançés contre des objectifs d’oppurtunité dans la région de Trèves.

GBA I/51 ( ? - ?) :
Repli sur Orléans-Brécy.

GBA II/51 ( ? - ?) :
Repli sur Bouard.

GBA I/54 ( ? - ?) :
Repli sur Bessay.

GBA II/54 (Chartres – Br 693):
La 54ème escadre se replie sur le terrain de Chartres. Des Heinkel viennent le bombarder quelques heures plus tard.

GAR I/14 (Lymphe, Grande-Bretagne – Potez 63.11) :
Un appareil, escorté par 8 MB. 152 du II/8, doit effectuer une mission de reconaissance de batteries ennemies. Mais il doit faire demi-tour face à la flak et la Jagdwaffe.

GAR I/52 ( ? – MB 174) :
Lors d’un vol d’essai de moteurs, un appareil se met en vrille à 5000m, s’écrase au sol et prend feu. Le pilote (Ctne Bertaux), le mitrailleur (Sgt-chef Hubin) et le mécanicien (Sgt-chef Blanchot) sont tués.

GAO I/589 ( ? – Potez 63.11) :
Lors d’une mission de reconaissance sur Rozoy-Montcornet-Rethel-Novien Porcien, un appareil est abattu en flammes par la Flak. L’observateur (St CHeysson) et le pilote (Sgt de Bergerac) sont tués, le mitrailleur (Sgt Denis) est blessé.
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