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 26 mai 1940

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fanavman
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MessageSujet: 26 mai 1940   Mer 14 Mar 2012 - 0:02

26-mai-40 (Victoires : 24 sûres, 2 probables, Pertes : 13)

Début de l’opération « Dynamo » : l’évacuation des troupes brittaniques

Chez les Français :

GC I/1 ( ? – MB. 152) :
Lors d’une mission de protection de la gare de Creil, le Cne Garde et le S/Lt Kral prennent en tenaille un bimoteur, mais ils se retrouvent dans le même axe de tir, doivent déguager. Le temps de se replacer, leur ennemi a le temps de lâcher une rafale qui coupe les canalisations de l’appareil du S/Lt Kral, qui se pose sans casse.
La patrouille triple chargée d’assurer la protection du terrain apperçoit au-dessus d’elle, un He 111 poursuivi par un D. 520. Ils se lançent à sa poursuite, mais l’Adj Vérots est encadré par des traçantes, il se déguage tandis que le Sgt Fiala est abattu en flammes ; il se parachute et sera blessé aux yeux.

GC II/1 (Buc – MB. 152) :
Le groupe couvre les régions de Creil et Chantilly. RAS.

GC III/1 (Le Plessis-Belleville – MS. 406) :
A 7h30, 12 appareils, appuyés par 6 Curtiss du GC I/4, sont chargés d’escorter 2 Potez 63 sur l’itinéraire Compiègne-Péronne-Bapaume-Condé-Valenciennes-Ham. Ils se heurtent à 40 Bf 109 à 25km de Péronne.
-le Lnt de Mallmann, blessé, saute en parachute ; il sera fait prisonnier
-l’adj-chef Saussol voit son appareil mis en flammes par 2 Bf 109, il parvient à poser son appareil dans un champ malgré de profondes brûlures à la face et une balle dans le mollet gauche ; il sera fait prisonnier.
Du côté français, 9 victoires sont confirmées : « le sgt Doublet avait mérité le surnom de « coup double » en souvenir de ce jour où, à 5 minutes d’intervalle, il abattait, coup sur coup, 2 Messerchmitt 109, qui percutèrent le sol, l’un et l’autre, à Ligny-Tilloy ».
De 13h à 13h30, 40 He 111 bombardent le terrain, suivis par une quarantaine d’autres He 111 et Do 17 dix minutes plus tard : « On entend le sifflement des projectiles et des éclatements. Les équipages allemands déclenchent 600 bombes de 50 à 100 Kg qui tombent sur la piste, tuent le sgt mécanicien Tourneux, incendient 5 Morane, en détruisent 5 autres [en fait, seuls 2 sont détruits par balles et éclats]. Une fumée dense couvre le terrain parsemé de trous d’obus. ».

GC I/2 (Damblain – MS. 406) :
A 7h00, une patrouille double décolle pour une couverture de la gare de Challerange. RAS.
A 8h00, uune autre décolle (Lt Chalupa, ?) pour une couverture des voies ferrées Revigny-Ste Menehoud. Un Potez de reconaissance et 6 Curtiss sont apperçus après 30 minutes de vol. Sinon RAS.

GC III/2 (Persan-Beaumont – MS. 406) :
9 appareils (Kerengueven, ?) décollent pour mission de couverture sur Abbeville. Le Lt Dubreuil perd conaissance (à cause d’un problème d’inhalation), il reprend conaissance après avoir perdu 4000m. Un Heinkel est abattu.

GC I/3 (Meaux-Ebsly – D. 520) :
A 07h30, 10 appareils décollent pour une mission de couverture sur le secteur Breteuil-Montdidier-Roye, mais ils rentrent 2 heures plus tard, bredouilles. A 13h00, un message du PC fait décoller 6 appareils pour combattre une formation de Do 17, escortés par des Zestorer. Le S/Lt Salva obtient une victoire (probable), mais le S/Lt Prevost doit rentrer au terrain car il a essuyé des tirs défensifs. En fin d’après-midi, 9 appareils décollent pour le secteur Picquery-Amiens-Boves, sans croiser personne.

GC II/3 (Bouillancy – D. 520) :
Raymond Clausse se souvient :
« Le 26 mai, nous décollons [en patrouille triple, en début de matinée] pour une mission de destruction au nord d’Amiens [en coopération avec une patrouille du GC II/9].
Au moment où nous montons à bor, arrive de l’Est vers 1500-2000m un vrai défilé de bombardiers Heinkel et Dornier. Persuadés que la fête nous est réservée, nous décollons en catastrophe, sans se soucier (et ceci est de ma faute sans doute) de nous reconstituer en patrouilles cohérentes, certains que nous étions, une fois en l’air, de n’avoir plus qu’à choisir sa victime et appuyer paisiblement sur la détente. Cela nous a valu de nous faire ceuillir comme des bleus par une née de Bf 110 en protection.
L’explication a été sévère, mais comme nous l’avions envisagée et si les bombardiers ont encore du carburant, ils volaient toujours. Par contre, nous sommes en piteux état, du fait des Me 110. Déguageant par un piqué « à mort+ », je suis doublé par Cukr que je crois abattu. Comment a-t-il redressé pour s’avachir sur le terrain, je me le demande encore. Son Dewoitine est une vraie passoire. Mitrailleuses, canons, tout y est : plus de 125 impacts dont certains de 30 cm de diamètre et lui, pas une égratnure.
Mikulasek n’est pas rentré. On n’a jamais su et on ne sait toujours pas, où et comment il a disparu. Fichepain et Troyes sont descendus sérieusement blessés.
»
Voyons comment Cuckr a vécu cette mission :
« Nous partons tous ensemble, mais l’escadrille se disperse dans les nuages. Je me tiens auprès du cptne.
Tout à coup, je vois arriver 12 Messerschmitt 110 qui l’attaquent. Je ne voudrais pas être dans sa peau. Je suis à une altitude supérieure, je décide donc de l’aider.
Je me jette au milieu des allemands et je tire comme un insensé. J’ai eu raison, l’ennemi, surpris, quitte mon chef qui a pu se tirer dans les nuages.
Mais alors 5 allemands se ruent sur moi.
Je ne sais pas ce qui se passe ensuite, mais je m’en tire sans blessure. Revenu à l’aérodrome, je compte 127 impacts de balles de mitrailleuses et 2 de canon. Mon ange gardien eut, cetet fois-là, bien du mal à me protéger. (…)
Le même jour, dans l’après-midi, notre chef, le cptne Clausse est parti avec un cptne, nouveau venu dans le domaine des combats aériens, pour une mission de « chasse libre ».
Il est revenu avec son appareil percé comme une écumoire ; le cptne Dussault n’est pas rentré, son avion a été abattu en flammes. Nous ne restons que 8 pilotes capables de piloter dans notre escadrille.
».
En fin d’après-midi, une patrouille triple effectue une mission de couverture de la région Sud-Amiens, en coopération avec une patrouille du GC I/6 et une autre du GC II/9. Le groupe n’abat pas moins de 2 Do 17, un He 111 et un Bf 109 (sûrs), et un He 111 probable, sans pertes.
Mais une des patrouilles ouvre le feu par erreur sur un Glenn Martin, qui s’écrase peu après.
Au cours de la journée, le groupe a donc réalisé pas moins de 26 sorties, et acquiert au cours des combats 4 nouvelles victoires confirmées et une probable.

GC I/4 ( ? – Curtiss H-75) :
Tout l’effectif disponible du groupe (6 Curtiss seulement…) effectue une mission de couverture de 2 potez 63.11, en compagnie de 12 appareils GC III/1. Voyons-en le récit : « Les Morane 406 composant le dispositif moyen sont attaqués par une forte patrouille de Me 109. La patrouille de l’adj Hôtellier passe à l’attaque pour déguager les Morane ; les Me 109 rompent en prenant de l’altitude et reviennent à l’attaque. C’est la mêlée générale. Le Lnt Guillaume aperçoit alors l’un des Curtiss dégageant une fumée bleue, pris en chasse par un Me 109, il veut le dégager mais voit des rafales traçantes passer au-dessus de son capot. Il vire et engage le combat avec un Me 109 qui l’avait pris en chasse. Au cours du combat tournoyant, le Me 109 essaye de se dégager par une chandelle ; le lnt Guillaume le suit, le tire. A ce moment, il voit le pilote du Me 109 sauter en parachute (…).
Pris à partie par un autre Me 109, le lnt Guillaume engage le combat, mais le Me 109 pique et part en rase-mottes ; il entend alors en phonie le lnt Weiss commander « Rassemblement des B derrière les amis ». Les Curtiss se rassemblent à 4 ; l’un d’eux manque à l’appel. A peine regroupés, ils sont attaqués par une quinzaine de Me 109. Le Lnt Guillaume engage un combat tournoyant avec l’un d’eux : au 7ème ou 8ème tour, il réussit à placer une rafale. Le Me 109 passe sur le dos et pique à la verticale, suivi par le lnt Guillaume. Près du sol, le Me 109 repart en chandelle, amorce un looping pour essayer probablement de reprendre le Curtiss en chasse, mais celui-ci esquive de la même manœuvre et réussit à se placer à nouveau dans la queue de son adversaire. Il le tire et le voit s’écraser au sol.
». Le Lnt Guillaume rentre ensuite à Meaux. Le combat a fait un tué (le Lnt Stiquel), et deux blessés faits prisonniers (adj Hôtellier, abattu en flammes il se parachute, et sgt-chef Bès, moteur endommagé).

GC I/5 (St Dizier – Curtiss H-75) :
Accart nous raconte : « Ce matin, nous avons accompagné un Potez 63 en reconaissance. Le plafond était continu sur 1500m.
Naturellement, à peine entrés dans les lignes, au nord de Longwy, la Flak nous prend à partie, mais par contre, comme nous nous promenons au ras des nuages, les chasseurs allemands n’insistent pas.
La protection terminée, après avoir lâché au sud de Stenay le triplace qui regagne son terrain, nous nous dirigeons en suivant les lignes par Stonne jusqu’à l’étang de Chesne pour nettoyer le ciel des Henschl indiscrets qui pourraient faire de l’observation sur le secteur de la IIè armée.
Nous avons à peine commencé notre mission que j’aperçois des éclatements de DCA française dans la direction de la trouée de Grand-Pré. Mes équipiers ont vu égualement, car ils battent des plans ; et voila la patrouille triple qui fonce plein gaz au nord des éclatements, pour couper une retraite possible.
Bientôt, collés au plafond, et disparaissant de temps à autre dans les petits nuages effilochés qui s’accrochent ici et là, dans le gris estompé du stratocumulus, nous découvrons des fuseaux sombres qui glissent rapidement vers la Belgique. Déjà nous sommes sur eux, et avant qu’ils nous aient décelés, la patrouille Vuillemain attaque plein arrière, la mienne ¾ arrière, celle de Marin par l’avant presque simultanément, car nous sentons tous les lignes proches et des nuages acceuillants pour les 3 He 111.
(…) Avant qu’il n’ait pu se réfugier dans la « crasse », l’équipier gauche est touché et va se pose dans nos lignes à Tannay. J’essaie de suivre les 2 autres de près dans le banc de nuages, mais je les perds de vue. J’émerge avec l’espoir de les retrouver, la couche étant peu épaisse. Muselli a fait de même, et nous voyons effectivement sortir nos 2 larrons qui replongent dans le coton avant que nous n’arrivions à leur portée. Je les piste au jugé, mais ils disparaissent définitivement et je me retrouve au nord de Stonne sous le plafond. (…)
Je prends la direction de Ste-Menehoud, notre point de ralliement. (…) Mais, alors que j’arrive à la hauteur de Séchault, je me trouve nez à nez avec un He 111 qui se balade au ras des nuages.
800m à peine nous séparent, le temps de cabrer, viser, tirer une rafale, et nous nous croisons à quelques envergures. Pendant le virage sec que j’éxécute pour revenir me placer dans sa queue avant qu’il ait disparu dans le brouillard, j’ai la joie de voir la patrouille de Vuillemain surgir plein gaz sur l’arrière du bombardier. Je me paie le luxe de regarder d’abord tirer mes 3 lascars pour les critiquer éventuellement à l’aterissage, mais ils opèrent fort bien et le bimoteur, sous les attaques des 4 chasseurs, ne rejoindra pas ses lignes. [Accart et la patrouille de Vuillemain abattent en coopération le bombardier, qui se pose]. (…)
A peine arrivés sur le point de rassemblement où Marin m’attend avec sa patrouille, la radio m’apprend que Le Calvez et P[érina] ont dû rentrer en panne, ayant reçu des balles lors du premier combar, mais les avions sont réparables. Nous prenons la route de St Dizier, quand le PC nous signale que Vitry vient à nouveau d’être bombardée. Je m’y porte avec mes équipiers qui me restent. Nous apperçevons vite la ville dont un quartier est en flammes, mais les bombardiers se sont volatilisés dans les nuages et nous rentrons sans avoir pu les rejoindre.
En atterissant, j’apprend que le cptne Va[tasko], resté seul à l’escadrille, a décollé au bombardement de Vitry-le-François, trouvé 12 He 111 que, courageusement, il a attaqués ; il a descendu l’un d’eux dans le camp de Suippes, mais lui-même a reçu une balle dans le pare-brise et ses yeux sont criblés de minuscules éclats de plexiglass : il ne pourra pas voler pendant 4 ou 5 jours ; Vr[éna], à peu près guéri, prendra sa place.
»
Marin, Muselli et Périna abattent chacun un Hs 126. Les Messerschmitt réagissent, mais trop tard.

GC I/6 ( ? – MS. 406) :
De 12h30 à 13h, 9 appareils décollent pour une mission de destruction générale sur la zone Bray-sur Somme, Péronne. Le S/Lt Halgrin (MS. 406 n°773) apperçoit une formation de bombardiers au-dessus de Devy, et l’attaque seul. Les Bf 110 de protection rappliquent, et le touchent. Il est blessé, sans doute sans conaissance et il atterit train rentré près de Auger Saint-Vincent (Oise) ; l’appareil prend feu immédiatement, carbonisant le pilote.
En fin d’après-midi, une patrouille triple effectue une mission de couverture de la région Sud-Amiens, en coopération avec une patrouille du GC II/3 et une autre du GC II/9.

GC II/6 (Châteauroux – MB. 152) :
Le groupe continue son entraînement.

GC III/6 ( ? – MS. 406) :
En début d’après-midi, un bombardement du terrain détruit un MS. 406 et en endommage 3 autres.

GC II/7 (Avelanges – MS. 406 et D. 520) :
René Panhard raconte :
« Ma patrouille effectua sur Morane la protection des hauts fourneaux de Chaleindrey, sans incident. »

GC II/8 (Calais – MB. 152) :
Repli sur Villacoublay.

GC II/9 (Chantilly – MB. 152) :
En début de matinée, une patrouille décolle pour effectuer une mission de destruction générale sur le secteur Amiens-Péronne-Ham, en coopération avec une patrouille du GC II/3. Suite à un combat aérien, vers 12h, le MB 152 n°556 s’écrase à l’aterissage sur le terrain ; le pilote est indemme mais l’appareil détruit.
En fin d’après-midi, une patrouille triple effectue une mission de couverture de la région Sud-Amiens, en coopération avec une patrouille du GC II/3 et une autre du GC I/6.

GC I/145 (Lyon-Bron – CR. 714):
Mouvement sur Villacoublay.

ECN 3/13 (Le Plessis-Belleville – Potez 631) :
De 13h à 13h30, 40 He 111 bombardent le terrain, suivis par une quarantaine d’autres He 111 et Do 17 dix minutes plus tard. 1 Potez 631 est détruit lors de ce bombardement.

GB I/11 (Etampes – LeO 451) :
A 11h30, 5 LeO 451 décollent pour la première mission du groupe : un bombardement de concentration de troupes à Bapaume. La flak touche l’un des appareils sur l’objectif, mais l’appareil se pose « comme une fleur » au retour.

GB I/19 (Damville – Douglas DB-7) :
Un des appareils réussit la première mission du groupe : une reconaissance sur Péronne. Bien qu’inquiété par la flak, l’appareil rentre sans encombre.

GB I/21 (Pont-sur-Yonne - ) :
Dans la nuit, une sortie de bombardement est effectuée sur Bapaume.

GB II/21 (Avignon-Châteaublanc et La Ferté-Gaucher - ) :
Dans la nuit, deux sorties de bombardement sont effectuées sur Bapaume.

GB I/34 (Nangis – MB 210 et Amiot 354) :
Mouvement sur Bray-sur-Seine.

GB II/34 (Nangis - ?) :
2 avions sont envoyés sur l’axe Bapaume-Cambrai, mais de par les conditions météo, les objectifs sont changés : un avion bombarde l’axe Doullens-Arras, et l’autre la gare de Péronne.

GB I/62 (Evreux-Fauville – Martin 167) :
6 appareils décollent à 19h pour attaquer les colonnes qui sont sur l’axe Amiens-Doullens.
-le n°39 est touché par la flak, dense, et s’écrase à Molliens-au-Bois. Son équipage est en partie tué (Sgt-chef Terrie, pilote, et Sgt-chef Metraux, observateur), tandis que son survivant (Sgt-chef Tournie, mitrailleur), parachuté, est fait prisonnier.
-Le n°89 tombe, victime de la chasse allemande. Les subalternes (Adj-chef Plantier, pilote, et Sgt-chef Segeat, mitrailleur), qui essaient de sortir leur chef de bord (Lnt Maller, observateur) mortellement blessé, sont gravement brûlés.
-Le n°74 réussit à abattre un des 2 Bf 109 qui l’assaillent, mais rentre avec son observateur (Lnt Langlois) blessé.
-Le n°96 préfère se délester de ses bombes pour pouvoir échapper à ses 6 poursuivants, il fait demi-tour mais son mitrailleur (sgt-chef Marchand) est blessé à la cuisse.
-Le n°129 est sérieusement endommagé.
Finalement, sur les 6 appareils engagés, seul le n°25 parvient à bombarder son objectif et à rentrer intact.

GB II/63 (Evreux-Fauville – Martin 167) :
6 appareils sont envoyés sur l’axe Amiens-Albert.

GBA I/51 (Pithiviers-Bléville – Br. 693) :
Retrait sur Bléville (5 avions). Le groupe effectue 3 sorties sur Le Fère-St Quentin-Péronne-Bapaume-Cambrai-Albert.

GBA II/51 (Pithiviers-Bléville – Potez 633) :
Le groupe effectue 3 sorties sur Le Fère-St Quentin-Péronne-Bapaume-Cambrai-Albert. Un avion est touché par la flak, un autre par un Bf 109. Les deux se crashent à l’atterrissage ; ils sont irréparables mais leurs équipages (dont celui du premier, abattu par la flak : Lnt Collombert, pilote et Adj-chef Hervier mitrailleur) sont indemnes.

GBA I/54 (Briare – Br. 693) :
Le groupe effectue 2 sorties sur Le Fère-St Quentin-Péronne-Bapaume-Cambrai-Albert.

GBA II/54 (Briare – Br. 693) :
Le groupe effectue 4 sorties sur Le Fère-St Quentin-Péronne-Bapaume-Cambrai-Albert.

GAO 501 (Mantes – Potez 63.11 et Mureaux 115) :
Henri Moguez nous raconte : « La mission demandée par le 1er Corps d’Armée est confiée à l’équipage du Lnt Alexandre, du S/L Demay, et de l’adj-chef Declercq.
Parti vers 6h30 de Mantes, il aterrit 30 minutes après à Brunvilliers et va prendre les ordres au général Sciard. Le général voudrait connaître l’état des ponts de la Somme (…)
Le temps est couvert, la photographie ne donnerait rien. L’équipage va donc effectuer une reconaissance à vue. Cette mission est exécutée en vol rasant à 9h30. Une heure après, le Lnt Alexandre rapporte au PC de la Morlière son compte-rendu.
». L’équipage observe que les ponts de Ouest Chipilly, Vaux-sur-Somme, pont route de Lngeau sont intacts, mais pas ceux de la voie ferre à Aubigny et à Longeau. Des allemands sont apperçus à 1 km à l’ouest de Cérisy-Gailly, et sur le terrain d’Amiens-Glisy (où la DCA est violente), mais pas à Corbie.

GAO 2/506 ( ? – Potez 63.11) :
Un Potez effectue de 11h35 à 12h20 une mission de reconaissance à vue sur le front. L’appareil gravement endommagé par la flak, l’équipage décide d’inerrompre la mission. Le S/L Dupont (observateur) est blessé, mais le pilote (Colonel Patanchon) et le mitrailleur (Sgt Jousselin) sont indemmes.

GAO 1/508 ( ? – Potez 63.11) :
Un Potez décolle à 13h40 pour une mission de reconaissance de batteries de flak sur la région sud du massif de St Gobain, de Chauny et Urcel. Vers 13h55, 9 Bf 109 l’abattent après un combat acharné. L’appareil éclate lors du crash, tuant l’équipage (Lnt Couture, observateur, Sgt Guilloux, pilote et Caporal-chef Witry, mitrailleur).

GAO 512 ( ? – Potez 63.11) :
Décollant à 9h25, un appareil effectue une mission de reconaissance. Il est abattu par 4 Bf 109 après un combat de 15 minutes. L’équipage (Lnt Nodet, observateur, Cdt Leclere, pilote, et Sgt Licriti, mitrailleur) est carbonisé.

AB 1 ( ? - ?)
Charles-Henri de Levis Mirepois nous raconte :
« Je reçois l’ordre de faire en potez une reconaissance sur le pont de Noyelles, St Valéry-en Somme, Cayeux et Ault. On ne sait pas si les troupes qui sont là sont amies ou ennemies.
Je pars à 10h sous une pluie dense, plafond 50m au plus, visibilité 500m ! A partir de Barfleur, le temps est meilleur, et au nord du Havre, le plafond est de 2000m, le ciel couvert mais sans pluie, et la visibilité excellente, beaucoup trop bonne à mon goût.
Je navigue dans les nuages jusqu’à la Somme, puis je pique à toute vitesse sur l’itinéraire qui m’a été induiqué, et que je parcours à la plus basse altitude possible, 5 à 10m en moyenne, en sautant les arbres. Pas une âme sur les routes, une quantité de voitures et de camions le ventre en l’air, des débris épars, la gare de Noyelles est bouleversée mais la voie ferrée paraît intacte.
En revenant cap au sud, à la tête du pont de St Valéry, nous sommes touchés par un obus léger qui a enlevé presque tout le plan fixe de profondeur à gauche, et la tôle pend lamentablement, la dérive est criblée d’éclats, l’avion a l’air de bien tenir. Ni le radio-mitrailleur ni moi ne sommes blessés. (…)
Je continue sur Cayeux et Ault sans rencontrer de nouvelle réaction, ni voir de troupes. J’ai su plus tard que Cayeux était encore aux mains d’une petite troupe héroique de marins français qui avaient repoussés les patrouilles ennemies.
Il ne faut tout de même pas être indiscret avec le destin, et continuer dans cet état jusqu’à Cherbourg serait « indiscret ». Nous nous posons à Deauville, où nous sommes reçus comme des fères par le III/10.
».

F1C ( ? - ?) :
De Levis-Mirepoix effectue une reconaissance sur Valéry-sur-Somme, RAS.

Chez les Belges :

I./1. Aé (Thisnes – Fairey Fox) :
Un appareil effectue une reconnaissance sur Maldegem-Ecklo. Il en profite pour bombarder avec des grenades l’infanterie allemande.

V./1. Aé (Lombardside – Renard R. 31) :
Un appareil décolle pour faire une reconnaissance dans le secteur de Maldegem-Ecklo. Il est attaqué par un Staffel de Bf 109, mais il réussit à leur échapper et rentrer sain et sauf.
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