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 25 mai 1940

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fanavman
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MessageSujet: 25 mai 1940   Mar 13 Mar 2012 - 23:47

25-mai-40 (Victoires : 11 sûres, Pertes : 22)


GC II/1 (Buc – MB. 152) :
Le groupe couvre les régions de Creil et Chantilly. RAS (73)

GC III/1 (Le Plessis-Belleville – MS. 406) :
Episode similaire à celui de la veille. Dans l’après-midi, 6 appareils sont chargés de la protection de 2 Potez 63.11 sur le secteur Arras, Condé, Valenciennes, St Quentin, Noyon. Ils doivent affronter vers 15h10 une quinzaine de Bf 109 et de Bf 110, à hauteur de Bapaume. Legezynski écrira dans son rapport : « Le Lnt Burzstyn mena sa section pour aider les 2 qui attaquaient.
A ce moment, la section polonaise fut attaquée par 6 allemands. Pendant l’action, le Lnt Burzstyn fut probablement blessé, alors qu’il entra dans une vrille de laquelle il sorti, mais il continua ensuite en vrille jusqu’au sol.
Les pilotes restants de la section polonaise, préoccupés par le combat, n’ont pas pu voir l’emplacement du crash, mais un des officiers français a affirmé qu’il avait vu un avion en feu au sol. Il est généralement supposé être l’avion de Burzstyn.
». Il s’écrasa à Moyenneville, près de Cambrai.
L’adj Gagnaire croise la route des Ju 87 sur la route du retour, en abat deux puis mitraille un Fi 156 au sol : « Il distingue soudain, à l’est de Cambrai, 3 gros Junkers 86 [88, en fait] qui se suivent à 200m de distance. Gagnaire plonge sur le dernier et attaque ¾ arrière par-dessus. Le Junkers, qui allait trouver refuge dans un nuage, après avoir vainement essayé de s’échapper en zigzaguant, prend feu à la première rafale et percute le sol à Gouzeaucourt. Les occupants sont carbonisés dans les décombres de l’appareil. L’adjudant pique maintenant sur la queue du deuxième Junkers. Il fait 3 passes en tirant seulement à balles, car son canon n’a plus d’obus. Le mitrailleur allemand, dressé sur sa tourelle, l’air agressif, se défend âprement. Il épuise ses bandes de cartouches mais il est criblé de balles. Le pare-brise vole en éclats. Le réservoir s’enflamme. L’avion s’effondre dans un champ. (…) Gagnaire, dont l’attention ne fléchit pas, reprend quelques 100m d’altitude. L’adjudant se met en devoir de régler son compte au 3ème junkers, qui a pris du champ, quand il aperçoit, plus bas que lui, un avion estafette ennemi. Celui-ci se pose dans un pré. Profitant du répit, les deux membres d’équipage se sauvent vers une route bordée d’arbres. (…) L’adjudant plonge par 2 fois en mitraillant et met hors d’usage l’appareil allemand. Après avoir repéré les emplacements des 3 avions détruits, Gagnaire, fatigué, affamé, mais content, rentre au terrain. ».

GC I/2 (Damblain – MS. 406) :
De 6h00 à 7h00, une patrouille triple (8 pilotes) décolle pour une mission de destruction sur Rethel. Elle apperçoit un Hs 126 ou He 111, mais n’intervient pas.
A 14h30, deux patrouilles doubles (11 pilotes) décollent pour une mission de detruction sur Mangiennes-Dun sur Meuse. RAS.
A 16h00, un peloton de 23 bombardiers est signalé au sud deDamblain. Mais le I/2 est prévenu trop tard, et ne peut intervenir.
A 18h00, une patrouille simple (3 pilotes) décolle pour une mission de couverture du terrain. RAS.
Le groupe a effectué dans la journée 3 missions en 22 sorties.

GC III/2 (Persan-Beaumont – MS. 406) :
André Lansoy raconte :
« Le 25, en alerte depuis 8h du matin, on décolle à 18h30 pour une « mission sacrifice ». Il nous faut survoler les lignes au ras des marguerites pour que nos cocardes remontent le moral des troupes au sol ! Nous sommes rentrés avec des impacts de DCA dans les avions. ».

GC I/3 (Meaux-Ebsly – D. 520) :
7 appareils décollent à 6h30 pour une couverture sur le secteur Péronne-Chaulnes, mais 5 pilotes abandonnent après 40 minutes et le reste revient bredouille. Dans la matinée, 2 appareils de reconnaissance allemands ont survolé le secteur, sans faire réagir les pilotes.
Pierre Salva raconte la suite:
« Le 25 mai, les pilotes du groupe sont les acteurs, et les bénéficiaires d’un véritable miracle.
[Vers 18h00], Tous les avions disponibles sont en alerte renforcée, pilotes à bord de leurs appareils, lorsque deux formations de He 111 survolent le terrain et le bombardent.
Lorsque le cdt de groupe obtient l’ordre de décoller, et le transmet aux escadrilles, les bombes tombent. Une épaisse poussière s’élève de la terre sèche et voile tout le terrain. Les cdt d’escadrille décident de décoller tout de même. Les avions s’élancent, de leurs alvéoles de desserement, et droit devant eux. Ce qui fait que les lignes de roulement et d’envol des deux escadrilles se coupent presque à angle droit.
Dans une purée de pois jaunâtre, 12 ou 15 appareils passent entre les entonnoirs creusés et s’entrecroisent sans se voir, à pleine vitesse. Deux pilotes seulement s’aperçoivent, l’espace d’une seconde. Aussi stupéfaits l’un que l’autre, ils n’ont heureusement pas le temps de réagir et tout se passe bien.
Les avions sortent un à un du nuage jaune et se rassemblent tant bien que mal. [seuls 4 appareils ont réussi à décoller] Les attaquants volent à une altitude trop élevée et ne pourront être rejoints.
Un détail amusant : le cptne Challe, après avoir décollé l’un des premiers, s’égosille pendant plusieurs minutes à rameuter ses équipiers par radio avant de cosntater que, pressé par le temps, il n’a pas emporté son casque de vol ni, bien sûr, son laryngophone.
».

GC II/3 ( ? – D. 520) :
Deux patrouilles triples participent, avec le GC I/6, à la couverture de la 1ère Armée Terrestre dans la zone Arleux-Bouchain-Denain. Au-dessus de Villers-Côterêt vers 18h, un Do 17 est abattu (probable). Mais des Bf 109 réagissent, et abattent en flammes un D. 520, son pilote, le S/L Mikolasck, meurt carbonisé. Au retour, les S/L Troyes et Fichepain sont blessés par la DCA française aux environs du terrain de Betz-Bouillancy.

GC III/3 (Cormeilles-en-Vexin – MS. 406) :
Le groupe reçoit 6 nouveaux MS. 406 supplémentaires.

GC I/4 ( ? - ?) :
De 19h20 à 19h40, une patrouille effectue une mission de protection sur le secteur St Pol-Hesdin. Elle intercepte une formation de Do 17, dont un des défenseurs blesse le sgt Joire, qui doit se poser en campagne.

GC II/4 (Orconte – Curtiss H-75) :
Le matin, le groupe avec 18 appareils, effectue une mission de protection d’un potez 63.11, dans le secteur Berry au Bac-Rethel-Attigny. Au nord-est de Rethel, la DCA tire mais sans provoquer quelque problème. Lors du retour, à l’entrée dans les lignes françaises, 2 patrouilles de Bf 109 (un total de 5 appareils) sont aperçues, puis attaquées par la 3ème patrouille. Plubeau nous raconte les évolutions de de La Chapelle : « De La Chapelle se met rapidement dans la queue d’un Me 109 qui lui fait un superbe retournement devant le nez. Il fume un peu, il descend en glissade sur le dos, de La Chapelle le suit. Il descend toujours. Le sol arrive, la victoire est proche…mais non ! A 200m du sol, le Boche redresse et file à toute vitesse vers ses lignes, laissant le pauvre de La Chapelle littéralement soufflé. Celui-ci le poursuit néanmoins, sans trop d’espoir, quand il voit tout à coup deux avions de la 3, bientôt suivis d’un 3ème, qui piquent comme des brutes et qui, grâce à leur excès de vitesse, commencent à rattraper le fuyard. L’un d’eux, Villey, est vite en position de tir. Il va sûrement le descendre quand tout à coup, son équipier le Sgt Dietrich s’approche de lui et… l’encadre ! Les deux avions giclent en l’air et s’abattent (ils étaient à 300m du sol) Pouvons-nous conserver encore quelque espoir ? Hélas ! Ces moments sont si pénibles. ». Le sgt Dietrich, est tué par balles et s’écrase avec son appareil. L’adj Villey voit son appareil éclater en deux morceaux, le pilote est éjecté de son avion ; son parachute s’ouvre mais trop tard : il s’écrase au sol.
Le soir, 3 escadrilles effectuent à nouveau une mission de protection de 4 Potez 630, sur le secteur de Craonne-Attigny. Sur place, la DCA se fait plus dense que le matin. Tout à coup, un avion de reconnaissance allemand (attaqué par la flak !!) sort d’un nuage, qu’il s’empresse aussitôt de regagner suite à la menace de la DCA. Puis 3 Bf 109 se montrent, si bien que Puda (qui est seul à les avoir vus) les attaque mais sans résultats, puis les perd.

GC II/5 ( ? – Curtiss H-75) :
De 10h45 à 12h, 11 appareils effectuent une mission de destruction su Briey-Mangiennes. Elle rencontre comme les jours précédents un Do 17 de reconaissance. 3 pilotes restent en protection, tandis que les autres attaquent le gibier, qui pique alors vers le sol et s’enfuit en rase-mottes. Les chasseurs abandonnent leur poursuite, après plusieurs attaques, au NE de Fontoy. On apprendra plus tard qu’il s’est posé sur le ventre à Angevilliers. Il est attribué au cptne Monraisse, S/L Trémolet, Hébrard et Boudier, adj-chef Gras, adj Lachaix, sgt-chef Legrand et caporal-chef Svetlik.
« Un dispositif de 11 Curtiss du II/5 fut maintenu toute la journée en alerte permanente, au profit de la 2ème armée. Il ne décolla qu’à 18h sous les ordres d’Houzé, et fut envoyé le long de la frontière luxembourgeoise, où il rencontra une douzaine de « 109 » qui évoluaient vers 6000m. Ceux-ci enguagèrent le combat avec un avantage d’altitude appréciable. Tournoi qui dura une quizaine de minutes, au cours duquel 2 allemands furent abattus par Houzé et Audrain, et un 3ème succomba sous les assaults conjugués de Bouhy et de Le Stum.
Houzé, comme d’habitude, récolta une quizaine d’obus et de balles. Il se retrouva isolé, à 1000m d’altitude, avec un appareil difficile à manœuvrer, son aileron gauche en partie arraché, et son gouvernail de direction bloqué. Il rentrait cap au sud, lorsqu’il vit 3 points noirs qui fonçaient vers lui, se rapprochant très vite. Il avait utilisé toutes ses munitions et son « Curtiss » n’était pas particuièrement docile. Houzé afficha 2660 trs et 950 à l’admission, en perdant de l’altitude. Il n’avait pas d’autre solution que la fuite. Son moteur étant parfaitement coopératif, il put maintenir une distance de « sécurité » entre lui et ses 3 adversaires présumés, acharnés à rattrraper ce suspect et qui n’étaient autres que Huvet, le Stum et Bouhy. Houzé apperçut bientôt Toul à une dizaine de Kms sur sa gauche, mais il hésita à virer. Cette manœuvre délicate permettait à ses poursuivants de le rejoindre et de le tirer comme un lapin. Il se posa 30 Km plus loin, à Damblain, tandis que ses poursuivants l’abandonnaient à court d’essence, pour atterir à Croix-de-Metz.
».

GC I/6 ( ? – MS. 406) :
Le matin, une mission est effectuée. RAS.
Une patrouille triple effectue une mission de couverture sur la zone Arleux-Bouchain-Denain, en coopération avec le GC II/3. Elle se heurte à une formation importante de bombardiers ennemis, escortés par des Bf 109 et 110 dans la région de Valenciennes.
Roger Vantillard relate cette mission « En fin d’après-midi, je prends le cdt d’une patrouille double (6 avions). Le but de ma mission est bien déterminé : couverture aux vues et aux coups de la région de Denain-Arleux – Bouchain.
Décollage vers 17h20, la radio toujours inexistante. En dehors de signaux visuels, pas de contacts avec mes équipiers.
Avant Compiègne, 2 appareils de la patrouille d’accompagnement sont distancés, puis disparaissent : défaillance mécanique ?
Entre Noyon et Péronne, vers 2500m d’altitude, j’apperçois par le travers se dirigeant vers l’est, un groupe de He 111 dont un élément se trouve un peu à la trâine. Nous ne sommes plus que 3 avions avec mon fidèle équipier le Lnt Bieberlé (Tchèque) nous attaquons le traînard par ¾ arrière en léger piqué. Quelques rafales en une seule passe : c’est un, qui je crois aura du mal à regagner sa base. C’est une patrouille légère, qui pour accomplir cette fameuse mission, arrive à 2700m sur le secteur désigné. Le sgt Kucera (Tchèque) s’est laissé un peu distancer.
Je remarque beaucoup de mouvement au sol et sur les routes ; au cours de ces évolutions, je repère par le N-O deux 109, puis deux autres un peu plus loin sur la droite. J’attaque presque plein arrière, l’appareil de gauche. A une cinquantaine de mètres je lâche une rafale, le 109 semble accuser le coup en laissant derrière lui comme des traces de vaporisation d’essence. Je ne vois pas Kucera. Bierbelé s’en prend aux 2 autres 109.
Au moment où je regarde dans sa direction, je reçois un obus explosif devant moi côté droit. Un brouillard envahit l’habitâcle, le moteur s’arrête net mais ne prend pas feu. Je pique plein ouest et disparais à travers une légère couche de nuages. Ouf…les 109 n’ont pas suvi.
Prise de contact avec le sol un peu catastrophique. Je suis dans un champ au bout duquel se trouve une ferme, suis blessé au côté droit et le long de ma jambe : perdant mon sang en plusieurs endroits.
». Le pilote rejoindra plus tard Vichy, où il apprend le repli de son groupe sur Salon-de-Provence et où on le soignera : il n’aura pas moins de 14 petits éclats de projectiles à la jambe. Il finit finalement par rejoindre le groupe.
Vers 18h20 :
-le Lnt Bieberbe (tchèque) est tué en combat aérien
-l’adj-chef Vantillard, blessé, doit atterir en territoire ennemi, il parviendra à rejoindre les lignes françaises.
-le cptne Tricaud saute au-dessus des lignes anglaises, mais il est interné, puis sera interrogé à Londres où il pourra justifier son identité devant la Légation française. Il sera rapatrié quelques jours plus tard.
-le Lnt Douchain doit faire un aterissage forcé près de la Somme. Gravement brûlé, il a pu regagner les lignes françaises.
-le Lnt Rafin, abattu, saute en parachute, il rejoindra le groupe le lendemain
-les appareils de Bierbele et Kucera sont fortement endommagés.

GC II/6 (Châteauroux – MB. 152) :
Le groupe continue son entraînement.

GC III/6 ( ? – MS. 406) :
Le matin, 10 appareils effectuent une mission de couverture sur la zone Péronne-Nesles-Chaulnes. Vers 7h30, ils rencontrent 24 Do 17 et 18 Bf 110. A 8h, 2 MS. 406 attaquent un Do 17
-la défense de ce dernier touche l’appareil du S/L Villemin qui doit se poser à Ambleny (Aisne), bien que blessé il réussit à sortir de l’avion avant qu’il ne prenne feu
-le sgt Maigret est abattu et tué.
-Le S/L de Roufignac est abattu, il pose son appareil avant de le détruire
-l’adj Diaz revient au terrain avec un appareil sérieusement touché.
Un Do 17 a pourtant été abattu.
A 11h30, le terrain est l’objet d’un bombardement, qui détruit 9 appareils.
Le potentiel du groupe est seulement de… 5 Morane dans la soirée.

GC I/7 (Avelanges – MS 406) :
A 16h00, 23 bombardiers sont signalés sur Damblain : le groupe réagit, mais n’en abat qu’un.

GC II/7 (Avelange – MS. 406 et D. 520) :
Le groupe reçoit ses premiers D. 520 (5 exemplaires), mais seulement 3 sont disponibles.
Le cdt Mummler attaque un bimoteur près de Montbard, mais le perd de vue rappidement. Un He 111 étant retrouvé dans la forêt de Gros Blois, il lui est attribué.

GC I/8 ( ? – MB. 152) :
Une patrouille double attaque une formation de Do 17 :
-Le sgt-chef Corrin et le S/L Gouachon-Noireault abattent un Dornier en coopération
-Un autre Dornier est attribué à 5 pilotes.

GC I/145 (Lyon-Bron – CR. 714):
Lors de la visite du ministre Guy La Chambre, 2 appareils rentrent en collision, si bien que le ministre interdit sur le champ le vol de ces appareils.

Patrouille DAT de Salon (Salon – Koolhoven FK. 58) :
La patrouille effectue 27 sorties opérationnelles, sans contact vu la faible vitesse et les défauts radio du FK. 58.

ECMJ I/16 ( ? – Potez 631) :
Une mission de surveillance sur Montdidier-Noyon est effectuée.

ECN I/13 (Meaux-Esbly – Potez 631) :
Le terrain subit un bombardement, qui lui coûte deux avions et 10 tués.

ECN III/13 (Le Plessis-Belleville – Poyez 631) :
Le terrain est attaqué par des Heinkel, qui détruisent un appareil et en endommagent un autre.

GB I/21 et II/21 (Pont-Sur Yonne, Avignon-Châteaublanc et La Ferté-Gaucher – MB. 210 et Amiot 354) :
Dans la journée, 6 MB 210 du I/21 décollent pour bombarder l’axe St-Quentin-Ham et les entrées d’Abbeville. Un Amiot 354 du I/21, qui les accompagne, doit pousser une reconaissance jusqu’à Aix-la Chappelle. A 22h, au moment du décollage, le terrain est bombardé par un avion allemand isolé, et endommage l’Amiot qui, cependant, réussit à décoller et à accomplir sa mission ; il doit se poser à Troyes sur le chemin du retour à cause d’ennuis mécaniques. Son équipage est indemme mais l’avion est irremplacable.
13 Bloch (7 du I/21 et 6 du II/21) et 2 amiot décollent dans la nuit du 25 au 26 pour attaquer les axes routiers de la région de St Quentin. Le MB 210 n°10 du I/21 s’écrase en bout de piste au moment du décollage, son équipage est indemme.
Les conditions météo sont déplorables, et ce n’est que lorsque la flak se déchaîne que les équipages trouvent leur objectif. La flak détruit :
-un MB 210 du I/21 (n°185 : l’équipage est tué : S/L Emery, CA, Sgt-chef Moulinier, pilote, Adj-chef Paris radio, et Caporal Duclau mitrailleur)
-un autre du II/21 (n°14 : l’équipage est tué : CA Ctne Pasteau, Sgt Gimel, Sgt Gonzalez et Sgt Roques, mitrailleur)
Un dernier appareil, du II/21, est perdu par accident à cause de l’orage : il s’est présenté trop bas sur la piste et a heurté la lisière aux abords du terrain. L’appareil explose avec ses bombes, entraînant tout son équipage dans la mort (S/L Mayenhoeffer CA, Sgt-chef Gibron pilote, Adj-chef Guyot radio et Sgt Guidicelli mitrailleur)
Les autres appareils réalisent leur mission, mais l’un d’eux est descendu par la flak à St Quentin, et un autre à Pommiers (pas de survivant). Le S/L D’Welles nous relate sa mission : « Dès 21 heures, décollage en 2 minutes. (…) La météo va-t-elle nous arrimer au sol ? C’est la guerre, il faut partir.
21h, le premier Bloch décolle. Au sol, à bord de mon appareil, je donne les dernières instructions à l’équipage quand, brusquement, mon attention est attirée par les faisceaux des projecteurs qui fouillent le ciel. (…)
21h06, à nous maintenant. Le pilote met la gomme. Je surveille et mon pilote et les instruments de bord. (…) Enfin, ca y est ! Nous nous traînons pendant quelques minutes et nous allons gagner les lignes.
21h17, nous franchissons la Marne. 10 Km à notre droite, un immense brasier rougeoit le ciel, ce sont les entrepôts de la gare de Château-Thierry qui flambent depuis 2 jours. (…)
Devant nous, rien. Aucun horizon. Brusquement la nuit noire. Des étincelles jaillissent à l’extrémité de la mitrailleuse avant, deux larges alvéoles violettes dessinent des hélices : aucun doute, nous pénétrons dans une zone orageuse. Puis, tout à coup, la pluie ruisselle sur les vitres de l’habitâcle. Nous sommes en plein PSV. (…)
30 minutes de marche dans le grain, enfin nous en sortons. La nuit est relativement claire. Je décide de faire le point (…) Tout à coup, 1, 2, 3, 4 projecteurs cherchent à nous prendre : un tir de barrage se déclenche. Le cap est maintenu, mais la défense ennemie éclaire et tire trop à notre droite, aucun danger pour le moment.
Soudain, à quelques km des faubourgs sud de St Quentin, l’appareil est pris dans un nouveau réseau de projecteurs, les tirs de la flak nous entourent. L’instant n’est pas à la contemplation de ce magnifique feu d’artifice. Le pilote, sur un ordre bref, plonge et vire à gauche, redressement à 400m, les artilleurs en sont pour leurs frais.
Ô joie ! Un long convoi tous feux allumés fonce vers Ham. Pas un instant à perdre, un large virage et « à cheval » sur les motorisés. Le chapelet de bombes s’égrène… Des lueurs apparaissent successives, tout au long de la colonne. Des crêpitements, c’est mon radio qui s’amuse avec la miitrailleuse.
Inutile de prolonger la plaisanterie. Déguagement vers le sud, j’évite les lieux malsains où la flak m’a bien acceuilli il y a quelques instants, et, pleins gaz, route vers le bercail.
La Somme, Tergnier, Chauny, l’Oise, la forêt de St-Gobain défilent. (…) A nouveau, la crasse, le vol aveugle, puis la pluie, bientôt les éclairs. (…) Les minutes sont incroyablement longues. (…) L’orage est déchaîné. L’avion roule et tangue constamment. (…)
Enfin ! Un éclair illumine sous moi la terre. J’ai le temps de reconnaître les méandres d’une rivière : La Marne. Je revois Château-Thierry et sa gare en flammes. (…) Sauvés, nous sommes sortis du grain et sur la bonne route.
» Finalement, l’équipage se pose sur un terrain en mauvais état, car il a été bombardé.

GB I/23 (Chaumont-Semoutiers - ? et MB. 210) :
6 MB. 210 décollent pour bombarder Solesmes. Le MB 210 n°25, lourdement chargé, ne parvient pas à décoller et accroche un Amiot 143 du GB n°10 ; l’avion prend feu et les bombes explosent ; Le S/L Lavenne, l’Adj-chef Laroche et le Sgt Verneret sont tués, tandis que le Sgt-chef Gautier et le Sgt Kalensky sont blessés.

GB II/23 (Marignane – LeO 451) :
Un appareil est détruit accidentellemnt sur la piste, l’équipage est indemme.

GB I/62 et II/63 (St Martin –la Campagne et Evreux-Fauville – Martin 167) :
6 appareils sont enguagés en soirée sur l’axe Abbeville-Hesdin-St Pol. Le dernier, qui s’est égaré, revient avec les bombes.

GBA I/51 (Etampes – Br. 693) :
Gaston de St Marceaux nous raconte la mission de ce groupe :
« Le 25 mai au matin, par un temps superbe, 2 Breguet 693 décollent d’Etampes pour une mission sur Saint-Quentin.
-L’un d’eux est piloté par le S/L Drouelle avec le Sgt Carquin comme mitrailleur. (…)
5 ans plus tard, à la libération du Sgt Carquin, nous connaîtrons la vérité sur les derniers instants de ce Bréguet :
« La flak a fait du dégât. Je l’ai réalisé plus tard, pas à l’instant. Je voyais seulement les flocons noirs des petits calibres.
Les Me 109 ont fait le cirque aussitôt après. J’avise le Lnt Drouelle au laryngophone. Il m’entend peut-être, mais je n’ai pas de réponse. Une colonne de fumée noire dérive à droite, mais le Breguet est bien stable, je pense que le Lnt a débrayé les limiteurs.
Un premier Me 109 tire, je tire avec la satisfaction du mitrailleur dont le viseur Aklan a été réglé le matin. Le Me déguage par-dessus avec une grosse fumée. J’ai touché !
Une boule blanche passe en vitesse à ma gauche…est-ce Drouelle qui s’éjecte ? Le Breguet a légèrement piqué – c’est tant mieux, car le Me n°2 est surpris et nous rate.
Je tire sur le n°3 et il me semble qu’il en prend. Mais le Bréguet pique sec et je réalise qu’il faut quitter le métro ».
En fait, le S/L Drouelle avait sauté en parachute entre la première et la deuxième attaque des Me 109. Le téléphone de bord ayant été coupé, il a sans doute pensé que son mitrailleur avait été tué ou availt lui-même évacué l’avion en perdition. Quoi qu’il en soit, Drouelle est fusillé sous la corolle du parachute par des fantassins allemands tirants du sol.
Carquin a plus de chance. Fait prisonnier par les Allemands, il est retrouvé le lendemain par un feldwebel de la Luftwaffe qui l’emmène, ahuri, à la popote d’une escadrille de Me 109. Il y est acceuilli par des garçons pleins d’attention et de courtoisie, et un officier lui explique en très bon français qu’il a réussi à descendre 2 chasseurs allemands qui avaient, hier, attaqué le Bréguet : « Lorsque vous avez descendu le premier Me 109, vous étiez deux à bord. Lorsque notre deuxième camarade vous a attaqué, votre pilote a sauté, et vous tiriez…seul à bord d’un avion sans pilote. ». Et il ajoute que son escadrille est fière se salier un adversaire courageux. Carquin a dîné avec eux, puis il est parti pour le Stalag. »
-Quant à l’équipage Colle-Burkhardt, leur avion a été durement touché à plusieurs reprises, par la Flak d’abord dès l’attaque sur le Catelet, puis par le tir des Messerschmitt. Un moteur arrêté, les circuits électriques coupés, les plans et le fuselage percé de nombreux impacts, Colle s’efforçant de prolonger le vol au maximum. (…)
L’issue ne pouvait faire illusion et peu après ils se posaient sur le ventre dans une prairie.
». Ils seront capturés par les Allemands.

GBA II/51 (Etampes – Br. 693):
Le groupe effectue 4 sorties sur La Fère-St Quentin-Ham-Cambrai.

GBA I/54 (Briare – Br. 693) :
Le groupe effectue 1 sortie sur La Fère-St Quentin-Ham-Cambrai.

GBA II/54 (Briare – BR. 693) :
Le groupe effectue 2 sorties sur La Fère-St Quentin-Ham-Cambrai. Lors de la première, les 6 appareils effectuent la mission avec succès, et rentrent tous au bercail. Mais lors de la deuxième, les appareils se frottent à 4 Bf 109.
-Un avion est touché à l’atterrissage par un Bf 109, il est irréparable mais son équipage est indemne.
-L’avion de l’Adj Miton (Br 693 n°13) est touché par 3 Bf 109 ; il pose l’avion sur le ventre mais le mitrailleur, le S/C Badel, est enseveli sous un monceau de terre entré par la soute à bombe que l’explosion d’un obus allemand avait ouverte. L’adj Mitton est indemme. Pas moins de 311 impacts seront observés sur l’avion. Le mitrailleur aura la certitude d’avoir « poivré » l’un des Bf 109.

GAR I/35 (Attigny-Potez 637) :
Un appareil effectue une mission de reconaissance en vol rasant. Au retour, l’appareil s’écrase à l’aterissage, peut-être à cause de dégâts occasionnés par la Flak. L’observateur (S/L Brunerie) est bléssé, tandis que le Sgt-chef Denain (pilote) et le Sgt-chef Butz (mitrailleur) sont tués.

GAO 501 (Mantes – Potez 63.11 et Mureaux 115) :
Henri Moguez nous raconte : « Une mission de reconaissance à vue sur la Somme est demandée au lever du jour, à l’équipage du Lnt Alexandre et du S/L Demay.
Le pilote essaie tout à tour deux appareils : l’un a le train bloqué et doit atterir après un faux départ, le second a un moteur qu’on ne peut pas mettre en route.
Une seconde mission est alors confiée à l’équipage du Cpnte Gardeur, de l’adj Dufour et de l’adj-chef Legrand, qui décolle vers 11h. Cet équipage ne rentre pas. On apprendra plus tard qu’il a été abattu par la Flak près d’Abbeville. Le pilote, bien qu’avec un moteur en feu, a réussi à poser son appareil. Le cptne Gardeur était blessé à la hanche. L’équipage a brpulé ses documents, incendié l’appareil et a tenté de franchir la Somme. Pendant plusieurs jours, il a erré à l’intérieur des lignes allemandes, se cachant le jour et marchant la nuit. Il a finalement été arrêté par une patrouille. (…)
Il ne reste au GAO 501 que 4 équipages en ligne.
»

GAO 546 ( ? - Potez 63.11) :
Décollant à 19h, un appareil effectue une mission de reconaissance sur Sézanne-Estrées-St Christ-Banlieu les Fontaines. Il est gravement touché par la Flak, et l’appareil s’écrase dans un champ près de Beaulieu-les Fontaines. L’équipage est indemme.

GAO 553 ( ? – Potez 63.11) :
Un appareil effectue une mission de reconaissance photographique sur l’axe Rohrbach-Deux Ponts. Il est abattu par 2 Bf 109, l’appareil est entièrement détruit. L’observateur (Lnt Kah) est tué, tandis que l’adj-chef Jouandeau (pilote) et le Sgt Vercinger (mitrailleur) sont blessés.

AB 1 et AC 2 (F1C) (Porte-avions Béarn – Vought 156) :
4 Vought 156 interviennent contre les blindés, escortés de 5 MB 151.
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25 mai 1940
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