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 20 mai 1940

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fanavman
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MessageSujet: 20 mai 1940   Sam 11 Fév 2012 - 0:34

20-mai-40 (Victoires : 17 sûres et 8 probables, Pertes : 17)

GC I/1 (Marignane – MB 152) :
A 04h45, une patrouille effectue la couverture du secteur Persan-Beaumont-Creil-Verberie. ¾ d’heures après le décollage, elle apperçoit 3 Do 17 sur Clermont, qui s’enfuient après avoir largués leurs bombes. La patrouille abandonne la poursuite après 5 minutes, sans résultat apparent mais les S/C Coader, Leprovost et Teillet ont dégusté quelques tirs. 7 Bf 110 sont apperçus au-dessus, mais ils n’interviennent pas.
En milieu de matinée, une patrouille double légère effectue la couverture de la voie ferrée de Creil à Verberie : elle apperçoit un ou des Do 17 ou Ju 88 poursuivi par des appareils du GC III/1. Les appareils du GC I/1 finissent par abattre l’appareil. Le sgt Coader, qui s’était détaché du groupe pour attaquer le bombardier, se fait surprendre par un Bf 110 et est touché. Il tente de sauter en parachute, mais le système automatique ne se déclenche pas, et ne réussit à ouvrir la commande manuellement que trop près du sol pour que l’ouverture du parachute soit efficace ; il meurt donc.
A 16h00, une patrouille double légère prend en chasse un Do 215 signalé par la DCA. Il est abattu par le Cne Garde.
A 17h00, le S/C Coader commande une patrouille qui soutient un combat difficile contre une importante formation ennemie.
A18h20, on signale à la patrouille une formation ennemie à haute altitude. « Une patrouille de combat, menée par le cptne Maréchal, après avoir tenu le secteur Creil-Verberie pendant une demi-heure, nos chasseurs volent sous les nuages à 1500m. Au terme de sa mission (…), la patrouille reçoit un message de la voiture radio du groupe :
« Allo, allo, bombardiers ennemis survolent Barberie à haute altitude. ». En effet, les tirs de DCA signalent une cinquantaine d’appareils ennemis. Le S/C Coader, suivi de son ailier, le Sgt Leprovost, fonce dans la formation ennemie. Le Cne Maréchal apperçoit au-dessus des nuages plusieurs patrouilles de Bf 110, et repart vers l’Est afin de prévenir ses coéquipiers, mais il ne trouve personne : « 18h40 : Maréchal bat de l’aile, manœuvre conventionelle qui signifie « ennemi en vue ». Par téléphone, le chef de patrouille prévient ses équipiers : « Allo, allo…attention…forte expédition junkers 700m est ».
18h42 : suivi des autres appareils, le cptne gagne de l’altitude et se place le dos au soleil pour attaquer la queue de l’expédition allemande. Il donne le signal de l’assault. Et, bon premier, il plonge.
Le sgt-chef Coader et son ailier droit le sgt Le Provost se ruent sur le gros du peloton. Ils foncent dans le tas (…)
18h45 : la mêlée devient générale »
2 Bf 110 s’en prenent au Lt Rossigneux, qui essaie par deux fois de les enguager en combat tournoyant, mais il doit rapidement déguager et se réfugier dans les nuages. Le Sgt Leprovost, qui a suivi le S/C Coader, doit égualement déguager en vrille sous le nombre. Coader, justement, dispute son dernier combat, et qui est décrit par les mécaniciens du groupe : « D’un brusque virage, Coader se place le dos au soleil, et, forçant son allure, il monte plein gaz pour prendre, sur ses adversaires, la supériorité de l’altitude, mettant ainsi dans son jeu un avantage considérable. (…)
La ronde des Messerchmitt s’arrête soudain. Et chacun de prononcer contre Coader une attaque par l’arrière en piquant. A tout de rôle, (…) les chasseurs allemands plongent et surgissent dans le dos de notre pilote qui essuie un feu nourri ; à preuve les flammes des canons de bord et le crépitement ininterrompu des mitrailleuses.
Coader est sur les dents. Haletant, il se défend ainsi qu’un jeune loup pris au piège. Et, faisant feu de toutes ses armes, il abat en flammes l’un des ses agresseurs.
Au même moment, une fumée noire abondante se déguage de l’appareil français. Le voila sérieusement touché. Une pièce, une tôle sans doute, se détache et vole en éclats. D’un coup, l’avion de Coader fait une embardée brutale et tombe en vrille. (…)
Après une chute de 800m, le monoplace aux cocardes tricolores se redresse lentement. Dieu merci ! (…) Les Messerchmitt le poursuivent, le rattrapent et le mitraillent à bout portant. (…)
Notre pilote se rétablit. En vain ! Un nouveau Messerchmitt entre dans la lutte et ouvre le feu. Coader lui prête le flanc ; sans doute n’a-t-il plus aucune munition.
Il roule bord à bord et descend irrémédiablement en chute verticale. Les témoins voient le Bloch 152 percuter le sol et prendre feu. Quant au corps du pilote, il est retrouvé près de son avion. (…) Coader a sauté en parachute. Le câble s’est rompu. Le pilote a tiré le câble de déclenchement de secours, mais trop tard.
».

GC II/1 :
A 10h30, une patrouille légère du II/1 et une autre du II/9 décollent. Alertée par des éclatements de DCA, la patrouille du II/1 enguagent un Do 215 de reconaissance, poursuivi égualement par les ECN I/13 et GC II/1. Il amorce un virage et pique alors pleins gaz en direction de ses lignes. Le mitrailleur arrière touche l’Adj Becquet, qui doit rentrer au terrain. L’A/C Cucumel attaque le bombardier par au-dessus, de ¾ arrière et l’abat.

GC III/1 :
Des appareils poursuivent un Do 17 ou Ju 88, quand une patrouille triple du GC I/1 intervient pour régler son compte au bombardier.

GC I/2 (Damblain – MS. 406) :
De 10h15 à 11h, une patrouille triple couvre l’axe St Quentin Rethel. RAS. Une autre patrouille triple effectue pendant ce temps une mission similaire sur Fresne-St Hilaire, avec les mêmes résultats.
A 16h35, 3 patrouilles triples effectuent une mission de couverture sur le même axe que la 1ère mission (Cne Williame, S/L Pichon, Sgt de Puybusque/ Lt de la Bretonnière, S/L Audebert, Sgt Meunier/ A/C Coubé, S/L Husson, Sgt Weber).Williame nous relate le déroulement de la mission : « Il y avait 25 minutes [à 17h15] que nous tenions le secteur, lorsque je vis au sud 4 Me 109, 300m plus bas, mais montant rapidement à un km de nous dans une direction parallèle à la nôtre, c’est-à-dire ouest.
Je déclenchai l’attaque, mais nous n’étions pas encore en mesure de tirer que les 2 messerchmitt de tête étaient à la même hauteur que ma patrouille et les deux suivantes un peu plus haut. Je réduisis pour attendre que les patrouilles supérieures fussent arrivées au contact de mes 2 ennemis supérieurs et je manoeuvrai pour isoler les deux premiers. En fait de 4 Messerchmitt, ils étaient bien une trentaine dans le secteur ; pendant que nous préparions l’attaque des premiers, les autres montaient sur nous. Nous nous en aperçûmes à ce moment, et Puybusque prit à partie l’un d’eux qui se préparait à tirer sur moi. Pichon, essayant d’en attaquer un, fut obligé de dégager précipitament, car il était lui-même fortement menacé.
De sorte que ma maneouvre d’isolement eut pour effet de me laisser subitement seul avec le chef de roth et son équipier. J’engageai avec le 1er un combat tournoyant dont le but, pour chacun de nous, était de se placer en position de tir derrière son adversaire. Je ne cessais, évidemment, de surveiller l’équipier qui semblait ne pas trop savoir ce qu’il devait faire, heureusement pour moi. Je parvins assez rapidement à avoir le chef de roth au bout de ma ligne de visée, mais c’était mon premier combat avec les chasseurs allemands, et malgré moi, j’étais extrêmement nerveux ; le pilotage de Juliette s’en ressentait. Je me souvins à temps d’un des petits trucs de Guynemer en semblable occasion et, bien qu’en parfaite position pour tirer mon adversaire, je rompis volontairement le combat en me disant à mi-voix : « Mon petit père, si tu ne veux pas avalr ton extrait de naissance, il s’agit de revenir un peu au calme ».
L’effet fut radical. Ce fut absolument maître de moi que je repris le combat, et j’allais arriver à rattraper ce retard volontairement consenti, lorsque l’équipier, probablement commandé par radio, se mit en montée vers les nuages, immédiatement suivi de son maître de roth. J’eus de nouveau celui-ci au bout de mes armes à une distance de 300m environ. Je voulus tirer plus près et je montai derrière eux, attendant l’instant propice.
L’équipier n’avait, décidement, pas l’air bien fort : son avion était à peine entré dans les nuages que je le voyais virer à gauche avec l’intention évidente d’en ressortir le plus tôt possible vers le bas. J’entrai à mon tour dans la couche derrière mon adversaire et, changeant d’objectif, je manoeuvrai pour tenter de coiffer son camarade. En sortant prudemment de son nuage, je vis en effet ce dernier évoluer à 200m plus bas. Je me cachai de nouveau pour venir me placer juste au-dessus et derrière lui. Ma manœuvre était parfaitement réussie quand je ressortis de la couche, et j’appuyai sur le manche pour attaquer.
A ce moment je me trouvai environné de feux de toutes parts. Un crépitement caractéristique de balles sur les tôles de mon avion frappa mes oreilles. Une désagréable odeur de souffre me saisit à la gorge, et je me précipitai dare-dare dans le cumulus qui n’était guère éloigné de moi de plus d’une trentaine de mètres.
Passer en aussi peu de temps de la quasi-certitude de remporter une victoire à l’ignorance où j’étais, en raison du manque de visibilité, de l’état exact de mon appareil, c’était dur à avaler !
J’avais fait une faute grave : je n’avais pas pensé que si je voyais l’équipier faire sa manœuvre, le chef de roth le voyait aussi et essaierait de rejoindre rapidement son camarade. En réalisant ce projet, il étaot sorti des nuages, probablement par hasard, juste derrière moi et n’avait eu qu’à appuyer sur la détente commandant ses 6 mitrailleuses et son canon. Heureusement pour moi, il était trop pressé et ne m’avait pas laissé le temps de m’éloigner du bienheureux masque que je venais de quitter.
Une minute plus tard, je redescendais sous la couche nuageuse. Je voyais des trous dans mes ailes, mais rien d’important ne semblait être touché. Un obus avait éclaté à 20cm de ma jambe gauche et je n’étais pas blessé ! (…)
Il n’y avait plus trace de Messerchmidt dans le ciel, et nous reprîmes notre mission jusqu’à 18h.
(…) Juliette avait reçu au total un minimum de 5 obus et 7 balles explosives.
». Seuls Williame et le S/L Husson ramènent des avions troués, pour aucune victoire.
Entre 16h45 et 18h25, une patrouille triple effectue une mission de couverture sur Reims. RAS.
Le groupe comptablise 3 missions en 64 sorties.

GC III/2 (Persan-Beaumont – MS. 406) :
De 10h10 à 11h30, une patrouille double effectue une mission de destruction dans le secteur Péronne-Ham. Ils interceptent, avec des appareils du III/3, 9 He 111. Le Lt Lechat, appareil en feu, doit évacuer son appareil en parachute, il rejoindra le groupe plus tard.
A 18h, le terrain est attaqué par une douzaine de bombardiers :
-le cptn Kolasinski y perd son bras droit et est blessé au ventre
-le caporal Lasek reçoit un éclat d’obus à la cuisse
-le sgt Flanek est porté manquant

GC I/3 (Meaux-Esbly – D. 520):
Deux appareils décollent pour se porter face aux attaques allemandes dirigées dans le secteur de Cambrai. Le sgt Albert touche un He 111 qui, bien que fumant, continuera à voler : la victoire ne sera considérée que comme probable.

GC II/3 (Meaux-Esbly – D. 520) :
Le groupe devient opérationnel.

GC III/3 (Beauvais-Tillé – MS. 406 et D. 520) :
Lors d’une mission de couverture du secteur Péronne-Cambrai-Le Casteau qui doit se dérouler de 10h20 à 11h45, vers 10h30, 9 Morane interceptent, avec 2 patrouilles du GC III/2, 9 à 15 He 111 :
-l’un d’eux est abattu en coopération par le lnt Behal et l’adj-chef Roger
-un autre est abattu en coopération par les sgt Le Nigen, adj Marias, S/L Sauvage et sgt Kratkoruky.
Vers 17h50, le terrain est bombardé par environ 30 He 111 et Bf 110 : « 15 He 111 escortés par 25 Bf 110 attaquent notre terrain de Beauvais. ». 10 pilotes réussissent à décoller. « Le Nigen décolle à vue, alors que les premières bombes explosent sur Tillé. Les Messerschmitt 110 font diversion en mitraillant. Le Nigen en prend un à partie au ras du sol, le descend en lisière du terrain [il achève ainsi un appareil qui avait déjà été endommagé par Jeannaud, Caseneuve et Bekiarian], reprend un peu d’altitude à la recherche de nouveaux candidats au suicide. Vainement, nos visiteurs ont remis cap à l’est, et toute poursuite est inutile, car ils sont trop rapides pour nos Morane ». Bekarian, touché par un ennemi, doit sauter en parachute et se pose indemme.

GC I/4 (Dunkerque-Mardyck – Curtiss H-75) :
Deux patrouilles doubles effectuent chacune une mission de protection dans la région de Péronne, de 17h à 18h et de 18h à 18h40. Lors du combat, le sgt Forzy est blessé et doit se poser dans les lignes ennemies ; il est fait prisonnier.

GC II/4 (Orconte – Curtiss H-75) :
Le matin, le Cdt Borne, l’Adj Tesseraud et le Sgt de La Chapelle effectuent une mission de couverture du terrain, sans résultat.
L’après midi voit une mission similaire : même mission, mêmes résultats, mais avec le S/Lt Plubeau et le S/Lt Cordier.
Cette même après-midi voit également le vol du S/Lt Baptizet et du S/Lt Blanc, avec pour objectif de la chasse libre dans le secteur Berry-au-Bac, Rethel-Reims. 2 appareils doivent abandonner. Vers Béthenville, Puda aperçoit un appareil suspect, un He 111. Seul Baptizet réussi à le poursuivre, mais pas suffisamment longtemps car le pas d’hélice du moteur a sauté.

GC I/5 ( ? – Curtiss H-75) :
Maurice Tallent nous raconte une rencontre qu’il a eu ce jour-là avec un Hs 126 : « Je me retrouvai, après une poursuite mouvementée, au-dessus d’un groupe de Flak qui ne tarda pas à atteindre mon appareil, mettant le feu dans uun de mes magasins. Sans délai, je dus prendre la direction d’une zone plus hospitalière. ».

GC II/5 ( ? – Curtiss H-75) :
5 appareils (cdt Petitjean-Roget, Lnt Houzé, S/L Ruchoux, Sgt-chef Legrand et Sgt Bouhy) coincent un Do 17 près de Nancy, mais les français doivent multiplier les passes convergentes. Le Dornier se réfugie dans les nuages, à la sortie desquels Roger l’attaque plein avant ; l’avion allemand se pose sur le ventre près de Crepey.

GC I/6 ( ? – MS. 406) :
Une patrouille triple à moyenne altitutde et une double haute effectuent à 6h30 une mission de protection de la VIIè armée, dans le secteur Ham-Péronne :
-le S/L Duchêne-Marulaz est abattu en flammes vers 7h30, le pilote gravement brûlé saute en parachute
-Le sgt Pages est égualement abattu, il se parachute et est blessé
-le S/L Raphenne doit poser son appareil après que son moteur ait souffert du tir de balles.
Cependant, le groupe obtient 5 victoires confirmées et une probable.

GC II/6 (Chartres – MS. 406) :
RAS.

GC III/6 (Chissey – MS. 406) :
Mouvement sur Coulomniers avec 25 appareils.

GC II/7 (Luxeuil-les-bains – MS. 406 et D. 520) :
Mouvement de 15 MS. 406 et 1 D. 520 sur Marrey-sur-Tille.

GC I/8 ( ? – MB. 152) :
2 patrouilles interviennent pour contrer des bombardiers : pendant que l’une d’entre elles tient des Bf 109 en respect, l’autre s’occupe d’un peloton de Ju 87 :
-Le Lnt Dekastello abat un Ju 87 (probable)
-Le S/L Navatril, attaqué par 6 chasseurs ennemis, doit évacuer son appareil en flammes ; il est brûlé au visage.

GC II/8 (Calais-Marck et Maldeghem – MB. 151) :
Repli sur Villacoublay.

GC II/9 :
voir ECN I/13

GC II/10 et GC III/10 (Boos – MB. 152) :
3 patrouilles triples du GC II/10 et une du GC III/10 effectuent une mission de destruction dans la région de Beauvais. Ils interceptent une importante formation de bombardiers, protégés par des Bf 109 et 110. L’adj Roger Angibault nous relate les combats : « A 17h15, un groupe d’avions ennemis se dirigeant vers l’est passe devant nous au-dessus de Péronne. La patrouille du sgt-chef Carbon attaque sans résultat.
A 17h50, aperçu un premier peloton de 21 bombardiers ennemis venant de l’est à environ 300m au-dessus de nous. Le Cptne Landeroin essaie de poursuivre et d’attaquer ledit peloton qui s’éloigne sans aucune dislocation. A ce moment, le cptne Landeroin revient en arrière sur le secteur et apperçoit un second peloton en direction SO, au nombre d’une quizaine d’avions semblant être des Do 17. Avant d’attaquer ce second peloton, je fais signe en me rapprochant de l’avion du Cptne Landeroin de l’apparition au-dessus de nous et assez en arrière d’un assez grand nombre de Bf 109 et 110, environ 1500m au-dessus. Le Cptne essaie à nouveau d’attaquer le peloton, l’ennemi s’éloigne.
Le ctne Landeroin revient sur le secteur et aperçoit un 3ème peloton de bombardiers en direction EO. Il prend de l’altitude et attaque par l’arrière d’assez loin. A cet instant, tout le dispositif est à sa place et nous gagnons légèrement de vitesse l’ennemi.
Mais durent toutes ces manœuvres qui furent assez longues, les Bf 110 s’étaient postés à l’ouest du secteur dans le soleil, et les Bf 109 restaient en arrière à l’est. Au déclenchement d’attaque du Cptne Landeroin, plusieurs Bf 110 piquent sur nos ¾ avant et soleil dans le dos. Les Bf partent également et attaqyent pas l’arrière en piqué prononcé. Je déguage ma patrouille qui se trouve à gauche de celle du cptne par un piqué en virage à droite jusqu’au sol, mes équipiers me suivent.
Dans le piqué, j’ai le temps d’apperçevoir plusieurs Bf 110 piquant toujours. Il est à ce moment 18h. Les autres patrouilles se déguagent en piqué, se regroupent et rentrent au terrain. Aterissage à 18h29. Le cptne Landeroin n’est pas rentré au terrain ; cependant ses deux équipiers l’ont apperçu se déguageant du combat par un retournement rapide face à l’est.
»
Lors des combats :
-le cptne Landeroin (du GC II/10) est donc abattu
-Henri Dietrich (du II/10), l’adj-chef Gille et le sgt-chef Hiblot (du GC II/10) abattent en coopération un Do 215 (sans doute un Do 17Z) au-dessus de Berteuil.

ECN I/13 (Meaux-Villeroy – Potez 631) :
Un appareil poursuit un Do 17 (sans doute un Do 17Z du II/KG 76) en compagnie de deux MB 152 du GC II/1 et GC II/9 ; ils l’abattent dans la forêt d’Halatte. En milieu d’après-midi, un nouveau combat oppose le groupe avec des Bf 110, et 4 victoires sûres et 2 probables sont revendiqués. 2 des appareils français, aperçus par une patrouille de Dewoitine, sont attaqués et touchés.

ECN II/13 (Melun-Villaroche – Potez 631) :
Un patrouille de 2 appareils est prise à parti par 6 D. 520 en fin de journée, l’avion du Lt Duc est touché par un obus.

GB I/12 (Orléans-Bricy – LeO 451) :
4 appareils sont lançés dans le triangle St Quentin/La Fère/Péronne. L’un d’eux ne reviendra pas : attaqué par des Bf 109, il tente de les semer en piquant vers le sol, mais il heurte à ligne à haute tension et s’écrase en flammes, tuant son équipage (Adj Mac Guiness, pilote, Adj-chef Maffat, radio et Sgt-chef Legrand, cannonier). Les 3 appareils restants rentrent, mais troués.
Dans la journée, 3 autres appareils sont lançés dans les environs d’Amiens ; un seul revient.

GB II/12 (Orléans-Bricy – LeO 451) :
Un seul appareil est envoyé pour attaquer la région de Guise-St Quentin. Intercepté par la chasse allemande, il s’écrase. Les 4 membres d’équipage (Adj-chef Michelet, C.A., Sgt-chef Servais, pilote, Sgt-chef Roques, radio et Adj Augé, canonnier) périssent carbonisés.

GB I/21 (Avignon-Châteaublanc et La Ferté-Gaucher – Amiot 354 et Bloch 210) :
Dans la nuit du 20 au 21, le groupe envoie 2 Amiot 354 en reconaissance armée, le long de la frontière nord et dans les Ardennes.

GB II/21 (Avignon-Châteaublanc et La Ferté-Gaucher – Amiot 354 et Bloch 210) :
Le groupe envoie 7 MB 210 bombarder les grands axes du secteur Bapaume-Landrecies-Guise.
Dans la nuit du 20 au 21, 2 Amiot 354 sont envoyés en reconaissance armée, sur Namur-Bruxelles et sur Maastricht-Liège.

GB I/31 (Claye-Souilly – LeO 451) :
Un seul appareil a pu être envoyé contre les troupes allemandes au nord de St Quentin, il décolle à 11H30. Il y est acceuilli par la flak, qui le touche. 2 Bf 109 en maraude se chargent de l’achever. Le pilote (sgt-chef Adam), bien que blessé, arrive à ramener l’appareil au terrain, dans un triste état : pas moins de 134 impacts seront dénombrés sur l’appareil.
A 19h, 4 appareils sont envoyés sur les colonnes motorisées entre Amiens et Albert. Un des appareils, perdu dans le brouillard, fait demi-tour. -Sur les 3 appareils restants, 2 sont interceptés par la chasse allemande :
-L’un d’eux percute l’un de ses assaillants, et tombe avec lui à Berny-sur-Noye, tuant son équipage (Cptne Monchaux CA, Lnt Sudres pilote, Sgt-chef Quideau radio et Sgt-chef Sommesous, canonnier)
-Un autre, dont le moteur a été incendié la flak, est achevé par des Bf 109 ; il s’écrase à Lawarde-Mauger (Somme) mais son équipage a eu le temps de sauter en parachute ; le Lnt Hourtic CA, et le Sgt Desneux, cannonier, se sont parachutés et sont grièvement blessés. Le Sgt-chef Tanchoux pilote, et Caporal Roger radio se sont parachutés et sont légèrement blessés.

GB II/31 (Claye-Souilly – LeO 451) :
3 appareils attaquent la route entre St Quentin et Guise. Ils rentrent tous au terrain sans dégâts.

GB II/34 (Nangis – Amiot 143) :
Tous les avions disponibles – 7 appareils – sont enguagés. 5 bombardent la région de Hirson, et 2 effectuent une reconaissance armée. L’un de ces derniers, fait demi-tour, mais bombarde Hirson au passage. Vers 2h du matin, 2 appareils effectuent une seconde sortie.

GB I/38 (Troyes-Barberey – Amiot 143) :
6 appareils bombardent le secteur St Quentin-Vervins. 2 autres partent en reconaissance armée sur Le Cateau et Guise.

GB II/38 (Chaumont-Semoutiers – Amiot 143) :
5 appareils attaquent les sorties de Bohain.

GBA I/51 (Etampes – Br. 693) :
Le groupe n’effectue pas moins de 9 sorties dans la journée dans la région Arras-Péronne-Roye-Bapaume-Cambrai-Amiens, à partir de 13h20 avec 8 appareils.
Charles Eugène nous raconte cette mission :
« Mis en alerte à 4h du matin, ce n’est qu’à 13h30, le 20 mai, que 9 Breguet du I/51 et 5 autres du II/51 (…) décolleront pour leur première mission d’assault. Ces 14 avions sont répartis en 5 sections et attaquerons les routes Arras-Cambrai et Arras-Péronne, encombrées de colonnes ennemies. C’est avec l’impression d’aller pour une mission d’instruction qu’ils décollent. Cependant, la plupart ont déjà reçu le baptème du feu (…)
La mission est effectuée par tous les équipages, malgré les tirs très violents de la Flak. Arras, Péronne, Doullens sont en flammes. Un avion ne rentre pas : celui du cptne Bernard. Dans la soirée, on apprendra qu’il s’est posé au Bourget. Son passager, le S/L Guimbretière, a été gravement blessé par obus. Après une tarnsfusion du sang, il s’en sortira.
La réussite de la mission a été complète et, à part un blessé et des avions endommagés, le groupe s’en est bien tiré. A leur descente d’appareil, les équipages se laissent aller à l’euphorie au retour, après le choc nerveux du rude baptème de feu. Tous sont heureux d’avoir rempli leur mission et d’être rentrés sains et saufs. Ils avoient qu’ « ils ne croyaient pas que ce serait si dur ». Ce qui les a frappés le plus, c’est l’importance du flot motorisé qui envahit toutes les routes de la Somme, et ce n’est pas 10 ou même 20 avions qu’il eût fallu lancer dans la bataille, mais 200 ou plus.
».
Un avion est en effet abattu par la flak à Péronne, blessant gravement le mitrailleur (S/L Guimbretière), le pilote (Cne Bernard) arrive à se poser au Bourget.

GBA II/51 (Etampes – Potez 633) :
Le groupe effectue 5 sorties dans la journée dans la région Arras-Péronne-Roye-Bapaume-Cambrai-Amiens, à partir de 13h10. Un avion est abattu par la flak à Arras ; tuant le mitrailleur tandis que le pilote est fait prisonnier.

GAR II/52 ( ? – Potez 637) :
Au retour d’une reconaissance sur Beauvais-Amiens, un appareil est détruit à l’aterissage, l’équipage est indemme.

GAR II/55 ( ? – Potez 63-11) :
Un appareil effectue une mission de reconaissance à basse altitude dans la région Arras-Cambrai-Valenciennes. Il est abattu en flammes par la flak. L’observateur (S/L Brune) et le pilote (Lnt Rambault) sont tués, tandis que le mitrailleur (Sg-chef Seve) parvient à se parachuter indemme.

GAO 501 (Mantes – Potez 63.11 et Mureaux) :
H. Moguez nous raconte :
« Malgré le très mauvais temps, malgré la brume et les nuages au sol, les équipages décollent à l’aube (…) et se posent bientôt à Mantes. (…)
Dans l’après-midi, le cdt David (…) fait demander une mission au GAO : il s’agit de reconnaître l’activité de l’ennemi et la présence d’engins blindés sur un secteur de 15 km de rayon au nord-est d’Amiens. Le renseignement sera envoyé par message lesté au PC des FA 107, à La Houssoye (…)
La mission est effectuée par l’équipage du Lnt Lefebvre, en vol rasant à cause de l’absence de protection de chasse.
L’observateur apperçoit des éléments légers avec chenillettes portant des croix gammées, qui s’installent au sud d’Amiens. Il repère une batterie de canons de D.C.A. de petit calibre sur le terran de Bertangles, un covnoi sanitaire entre Doullens et Amiens, mais ne décèle aucun indice d’activité sur les routes au nord-est d’Amiens.
Il rentre vers 20h avec plusieurs balles dans son appareil.
»

GAO 507 ( ? – Potez 63.11) :
Un appareil effectue une mission de reconaissance photographique sur l’axe Attigny-Vouziers. Il est abattu en flammes par 6 Bf 109. L’équipage est fait prisonnier : S/L Bikowetz, observateur indemme, Lnt Louis Pilote blessé, Adj-chef Liebert mitrailleur grièvement blessé.

GAO 2/520 ( ? – Potez 63.11) :
Un appareil décolle à 12h20 pour une mission de reconaissance profonde dans les lignes ennemies en vol rasant. Il est touché par la flak, et continue sa mission. C’est au tour de la chasse ennemie de l’attaquer : l’appareil prend feu, le pilote arrive à ramener l’appareil dans les lignes françaises où il s’écrase. L’observateur (Lnt Parisot) est grièvement blessé, le pilote (Adj Rougetet) meurt de ses blessures peu après l’aterissage, et le mitrailleur (Adj Cardon) est blessé.

GAO 2/551 ( ? – Potez 63-11) :
Un Potez effectue une mission de reconaissance entre l’Ailette et la forêt de St Gobain. Il entre en collision avec un Ju 52 près de Laon. L’appareil parvient à rentrer au terrain, malgré une grave avarie à l’aile gauche.

GAO 3/551 ( ? – Potez 63.11) :
A 5h45, un appareil décolle pour une mission de reconaissance au nord de Laon. Jacques Ballet nous raconte le déroulement de cette mission : « L’avion prend le départ en bout de piste et décolle, rompant de son vacarme le calme trompeur de ce matin printanier où l’on discerne à peine de temps à autre les explosions soudaines du combat, et à l’horizon, vers le nord, quelques fumées d’incendie.
Nous voilà maintenant à 1000m et la Marne est franchie ; nous survolons l’Aisne à 1500m, puis le canal de l’Ailette et apercevons devant nous l’agglomération de Laon. Accroupi à l’avant, je scrute le sol pour y décrouvrir des mouvements de troupes ou de blindés, quand soudain, la silhouette gris verdâtre d’un trimoteur aux surfaces rappelant la tôle ondulée et marquées de croix noires défile obliquement en avant et un peu en-dessous de nous. Au même moment, j’entends dans mes écouteurs une exclamation. C’est Courmes qui hurle : « Mon lieutenant, on y va ! ». J’ai crié : « D’accord » sans même réfléchir, et aussitôt, nous piquons en ouvrant le feu de nos mitrailleuses MAC sur l’appareil ennemi qui continue tout droit. C’est un Junkers 52, type transport de parachutistes. Il y a moins de 20m entre nous et nous ne sommes plus qu’à 800m d’altitude. Je vois les balles traçantes arroser littéralement son fuselage et distingue même dans sa tourelle le mitrailleur apparament affalé et inerte.
Notre vitesse nous a encore rapprochés et nous passons sous le Ju 52, tout cela en quelques fractions de secondes. Nous virons à la verticale pour déguager à droite et attaquer dans une nouvelle passe : cette fois, on est vraiment « à touche » et soudain, c’est la collision. Je sens le choc violent, suivi d’une abattée d’une centaine de mètres. Tout l’appareil a effroyablement vibré, mais Courmes, avec sa maîtrise habituelle, le rétablit.
Le Ju 52 a dû nous heurter de son train d’aterissage en piquent à son tour en catastrophe quand nous allions passer sous lui. Je vois avec stupeur que notre plan gauche a été sectionné au ras de la cocarde tricolore ; un coup d’œil vers le sol me permet de voir qu’il s’est singulièrement rapproché et que le Ju 52 va s’y écraser.
J’ai entendu un juron dans mes écouteurs, puis plus rien. J’appelle Courmes par le téléphone de bord :
-Vous êtes un type épatant, mon vieux, mais pendant une seconde, j’ai cru que vous vouliez vraiment l’emboutir !
-Mon Lnt, si ce salaud-là n’avait pas dégringolé comme ca, nous ne l’aurions pas accroché. J’ai failli lui foutre une nouvelle giclée, mais il était déjà KO. J’ai l’impression qu’à l’intérieur, il y avait du monde. Il a dû prendre quelque chose !
Mais on tire sur nous du sol : l’appareil sert visiblement de cible aux armes automatiques des éléments avancés allemands et le secteur est malsain pour un appareil en difficulté ; il s’agit maintenant de rentrer. Courmes me dit pouvoir maintenit l’appareil en ligne de vol en jouant des régimes des 2 moteurs et, effectivement, tout semble aller à peu près bien.
Notre Potez 63 se présente ainsi à Romilly-sur-Seine, un peu avant 7h du matin, à la stupéfaction des quelques spectateurs présents sur le terrain qui voient approcher un avion asymétrique. Au « tonus » qui anime l’équipage à la suite de l’enguagement se mêle l’anxiété de savoir si on pourra se poser sans trop de casse, car l’avion ne peut plus effectuer que des virages à très grand rayon, presque à plat.
Le train est sorti sans peine ; de mon poste, la situation me semble normale. Je vois le sol s’approcher rapidement. L’appareil s’enfonce du côté mutilé et Courmes corrige de coups de gomme au moteur gauche ; l’avion touche des roues un peu brutalement, rebondit et s’arrête finalement dans un cheval de bois qui soulève un grand nuage de poussière. On a quand même eu du pot !
»

AB 1, AB 2 et AB 4 (Boulogne – LN 401/411 et Vought 156) :
2 Loire-Nieuport qui ont été remis en état, partent pour une mission de reconnaissance. Mais ils sont pris à partie par une flak terrible dans la région de Hesdin, et doivent rebrousser chemin.
Dans la journée, le SM Moulinier intercepte un He 111. Il lui touche le moteur mais doit « aller aux vaches » car il est touché par un des mitrailleurs.
Le matin, 11 Vought 156F de l’AB1 et 3 LN-401 et 411 des AB 2 et 4 décollent pour bombarder le pont d’Origny-Ste-Benoîte.
Françis Lainé, de l’AB 4, se souvient : « A 16h arriva de Dunkerque l’ordre de joindre à l’AB1 tous les appareils disponibles et d’aller, avec eux, détruire le pont d’Origny-Sainte-Beonîte sur l’Oise. L’Oise ? Diable ! Hier, c’était la Sambre. La percée était d’importance !
Tous les avions disponibles. A Berck, cela faisait 3, dans cette après-midi du 20 mai, les 2 de l’AB4 et celui de l’AB2 qui n’avaient pas participés à l’expédition de la veille.
La section des 3 Loire-Nieuport (enseigne de vaisseau de Rodellec du Porzic et second maître Eillot de l’AB4, maître Hautin de l’AB2) décollaient en voyant passer, au-dessus de Berck, les Chance Vought de l’AB1.
Le temps demeurait magnifique. Pas un nuage sur la côte, quelques-uns à l’horizon en direction de l’objectif. Obligés de surveiller, du fait de leur surcharge, le refroidissement précaire de leurs moteurs, les Loire furent rapidement distancés. »
Gaston Leveillé, de l’AB1, poursuit le récit :
Après Abbeville, « Nous croisons en oblique une escadrille de He 111, volant à une altitude voisine de la nôtre et un peu en-dessous de nous. Quelle envie de les attaquer, mais chacun va à sa mission. On les apperçoit peu après bombarder Reims.
Sur notre gauche et assez loin, nous apperçevons une formation de chasse en patrouille, mais je n’identifie pas leur nationalité.
Puis, vers Péronne, une fumée importante monte du sol jusqu’au plafond, je perds de vue le reste de l’escadrille, mais je continue au même cap. A la sortie des nuages, je ne retrouve pas l’escadrille [qui a été attaquée avant sonobjectif par la chasse allemande], mais j’apperçoit au bout d’un certain temps l’objectif, le pont d’Origny, que j’attaque en semi-piqué, mais je ne vois pas d’impact de bombe. (…)
»
En effet, arrivé au point de rendez-vous avec l’escorte promise par la RAF, personne. Cependant, les Vought, plus rapides, distancent les Loire-Nieuport.
A une trentaine de km de l’objectif, 12 Bf 109 débouchent à 2000m et piquent sur les Vought, dont 5 sont abattus :
-sur le premier, l’équipage est tué (Lnt de vaisseau Martin et mitrailleur second-maître Jeandron, enseigne de vaisseau Feltz)
-sur le deuxième, Leveillé est blessé, tandis que son mitrailleur a succombé sous les tirs au sol des messerchmitt. Il est le seul à réussir à bombarder le pont, mais il n’y voit pas d’impact. Sur le retour, il est intercepté par 2 Bf 109 qui l’obligeront à se poser sur le ventre.
-dans le 3ème , le premier-maître Even parvient à se poser en campagne ; il parvient à regagner les lignes françaises mais son radio (second maître Walger) est capturé
-enfin, sur un autre, le second maître Lecoanet et son radio (Le second maître Hirtz) sont capturés
Mesny donne l’ordre de retour à la base, si bien que le reste de l’expédition s’enfuit dans les nuages.
Pendant ce temps, Gaston Leveillé (de l’AB1) continue sa mission : « Je ne reste pas à contempler la scène, bien que j’estime que la DCA est un peu dense (…)
Je fais route pour regagner Boulogne, en montant pour voler au ras des nuages ; j’oblique vers le sud pour survoler les lignes amies. Bien mal m’en a pris.
Je suis attaqué par surprise par des chasseurs ennemis que je n’ai pas vus venir, mon aileron droit vole en éclats, je tiens pourtant ma ligne de vol mais reste très handicapé pour éviter les attaques « des anges ».
A chaque passe, je vois le tableau de bord se trouer de balles. Je pique à grande vitesse, les chasseurs ne me lâchent pas. Mon équipier Lafont me prévient qu’un réservoir est troué et qu’il est en feu ; sans hésitation, je me présente pour me poser sur le ventre dans une prairie bordée d’arbres mais assez déguagée. Lafon semble être indemme, il sourit. En fin de palier, je largue ma ceinture et je saute à terre, au même moment où je suis abattu par une ultime passe de la chasse.
». Leveillé est touché au bras et aux jambes, tandis que Lafon est inanimé. Une camionette emmènera Leveillé à l’hôpital.
Pendant ce temps, les autres avions continuent leur mission, comme le relate Lainé : « Sous un feu violent de la Flak, elle piqua sur le pont et en fit sauter une pile ainsi que l’assise du tablier.
-Un des appareils, celui du maître Hautin de l’AB2, sans doute l’auteur du coup au but, fut abattu sur place. [le SM. Hautin est fait prisonnier].
-Les deux autres appareils, très abîmés, atterirent à Berck à 18h45. Encore 50% de pertes pour les bombardiers en piqué.
»
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20 mai 1940
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