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 17 mai 1940

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fanavman
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MessageSujet: 17 mai 1940   Mer 25 Jan 2012 - 2:23

17-mai-40 (Victoires : 17 sûres, 4 probables, Pertes : 29)

GC I/1 (Chantilly – MB. 152) :
A 11h30, une patrouille triple (9 avions) décolle, afin d’effectuer une mission de protection de LeO 451 en coopération avec une patrouille triple du GC II/1, et une autre du GC I/8. Sur secteur, la patrouille du GC I/1 est prise à partie par 4 Bf 109 :
-Le S/C Teillet en abat un en combat tournoyant (sûr)
-Le S/C Coader en abat un autre (probable).
-Le caporal Pipa est poursuivi par 3 Me 109, auxquels il réussit à échapper
-Le caporal Novacek est atteint dans l’aile, tiré par un Bf 109 ¾ arrière
-Le Lnt Trebod doit se poser en panne d’huile à Noyon
Finalement, la patrouille s’est dipersée. Le Lt Legentil, qui avait dû quitter la patrouille à la suite de problèmes moteur, apperçoit un Do 17 à 500m au-dessus de Compiègne : il le touche au moteur gauche mais doit abandonner la poursuite à cause des ennuis moteurs et après avoir essuyé quelques rafales des défenseurs (son gibier est considéré comme sûr, la gendarmerie de l’air ayant vérifié).
Germain Coutraud commente : « Ce premier combat de mes pilotes avec le Me 109 est tout à leur honneur, malgré les deux défaillances de moteur. Le métier commence à rentrer. ».
L’après-midi, une patrouille double et une patrouille simple effectuent une mission de couverture sur le secteur Maubeuge-Hirson-Etréaupont, avec une patrouille triple du GC I/8. En route pour le secteur, le dispositif apperçoit un bimoteur qui est trop rapide pour être rejoint. Finalement, c’est un « mouchard » que la patrouille-guide va abattre, avant d’attaquer 6 bimoteurs sans résultat notable.

GC II/1 (Buc – MB 152) :
9 appareils du GC II/1 participent avec 6 autres du II/1 et du I/8 à un dispositif d’escorte de LeO 451. Ils sont pris à partie par des Bf 109 mais le I/8 (qui doit assurer la couverture haute) ne peut intervenir, faute de coordination. Au II/1, sans victoires, 4 Bloch sont mis hors de combat, mais :
-l’adj Argueyrolles est tué d’une balle dans la tête au cours d’un combat aérien avec 3 Bf 109
-le Sgt Dupouy a égualement été descendu.

GC III/1 (Le Plessis-Belleville – MS. 406) :
3 appareils effectuent une mission de couverture sur le secteur Gand-Berneau et Gand-Salzaete. En fin de matinée, ils rencontrent 10 He 111 protégés par 30 Bf 109 et 110, formation qu’ils attaquent. Au cours du combat, le sgt-chef Castillon voit son appareil transformé en passoire ; il parvient atterir, détruisant son appareil, mais lui est indemme.
Le Cptn Chciuk, avec une section française, effectue une patrouille au nord de Paris. Ils rencontrent 6 Do 17, que seul Chciuk attaque. La défense touche son appareil, et il doit faire un atterissage forcé à Bulles près de Clermont.

GC I/2 (Damblain – MS. 406) :
De 06h15 à 07h30, une patrouille simple effectue une mission de couverture du terrain. RAS.
De 09h25 à 10h30, deux patrouilles doubles effectuent une mission de destruction sur Beaumon-Stenay. Lors du retour, le S/L Chapula est vitime d’une fuite de liquide de refroissement : il doit atterir en campagne, et se blesse à l’arcade sourcilière du fait de la visibilité réduite provoquée par le liquide sur le pare-brise. Il est envoyé à l’hôpital et rejoindra le groupe peu après.

GC II/2 ( ? – MS. 406) :
L’escadrille à, à cette date, perdu la moitié de ses effectifs en avions. 8 appareils décollent à 7h30 pour une mission sur le secteur de Laon. Vaclav Silk se souvient :
« « Voulez-vous venir avec nous ? » Voila les seules paroles brèves du Commandant devant sa tente. Et comme nous venons d’accepter, il ajoute simplement : « Très bien ! » Nous sommes alors debout dans l’herbe humide du matin, le bruit des bombardements arrive à nos oreilles. (…) C’est à ce moment-là que le Commdant nous fait connaître sa décision. « Chacun de vous sera ailier dans une patrouille. Tenez-vous près du chef, sans trop vous éloigner. Ne dépassez pas la Meuse. » L’occasion inespérée pour moi est enfin arrivée. Il ne faut à aucun pris la manquer.
Dès le décollage, j’allume le collimateur de visée, puis déverouille les armes. A part quelques vols d’entraînement, je n’ai encore jamais volé avec les armes déverouillées… (…) »
« Dans l’air frais du petit matin, les ailes de 8 morane se glissent sans une secousse. Les contours des chasseurs se dessinent nettement dans un ciel vide. Nous montons jusqu’à 3000m où le chef de patrouille s’est mis en palier, suivi de son second. La troisième patrouille qui se compose de deux appariels, et dont je fais partie, monte quelques centaines de mètres plus hauts, nous réduisons alors les gaz et dans une formation bien élargie nous volons vers l’est. Notre trio tchèque est séparé, chacun de nous étant incorporé dans une patrouille différente. (…) »
« Je surveille scupuleusement le Commandant qui se tient à gauche de la deuxième patrouille. Le chef de l’escadrille vole plus bas avec ses avions ; sa patrouille se confond avec le tapis multicolore d’en bas. Une visibilité peu courante, sans un nuage au sol. (…)
La deuxième patrouille tourne vers la gauche. Lentement nous nous alignons auprès d’elle. (….) Notre chef de patrouille me fait des signes avec son index dirigé vers le haut. Je devine ce que ca veut dire : « Surveillez en haut et en arrière ». Je n’ai plus le temps d’admirer l’espace libre.
Pouf ! Un petit nuage tout à fait insignifiant est apparu subitement devant la seconde patrouille. Tout d’abord c’est une boule foncée qui, tout en glissant doucement, a vite disparu derrière. Un second, puis un troisième nuage noir à notre hauteur, mais en dehors de la formation. Flak ! Il me semble qu’ils savent bien tirer car le second tir est tout à fait à nos côtés. Je me rends compte que nos patrouilles commencent à monter au-dessus de l’horizon dans un ciel clair ; un peu plus de gaz et mon Morane m’obéit péniblement, semble t-il, mais il reprend tout de suite sa vitesse et nous rattrapons tous le chef de la formation. (…) Le sous-lieutenant lève là main et tout de suite inclune son avion à droite. J’essaie de voler avec lui…Aussitôt, je le rejoins…et les voila ! Sept Stuka ! Peut-être même davantage. Voila que l’un d’eux est en piqué, le second Stuka le suit, le troisième et le quatrième aussi.
Notre patrouille, la dernière, essaie de s’approcher d’eux, mais en vain…Ils sont encore loin. Je ne vois plus la seconde patrouille, le S/L augmente sa votesse, nos commandes se durcissent, le sang nous monte à la tête. Nous oublions tous, sauf les tirs et leurs cibles. J’aperçois la première patrouille, la seconde est toute proche, des traces colorées apparaissent. Voila qu’ils attaquent ! Nous ripostons de notre mieux. Notre sous-lieutenant penche son avion du côté opposé, j’apperçois des éclairs provenant de ses mitrailleuses : qu’est-ce-qu’il attaque ? Je ne distingue rien. L’avion tremble, j’ai du mal à tourner la tête pour trouver les autres, hélas rien ! Pourtant, un champ de nuages noirs est devant mes yeux, qu’est-ce-qu’ils visent ? Un coup d’eil en arrière et j’apperçois le S/L qui remonte. Celui-ci secoue furieusement les ailes, que lui arrive t-il ? Je jette un regard dans mon rétroviseur : mon Dieu ! Quelqu’un est derrière moi ! Je tire le manche brutalement. A aucun prix il ne faut perdre de l’altitude. Je redresse ma machine et alors j’apperçois des Me 109, oui ce sont eux avec leurs nez affinés, sont-ils gros ou verts ? Après tout, c’est sans importance, mais comment sont-ils arrivés jusque-là ? Ils ont probablement volé au-dessus des Junkers…Ils sont trois. J’ai de la chance, ils ne m’ont pas repéré, ils s’en vont. Où est passé le chef de ma patrouille ?
A peu près deux km plus loin, je vois une formation d’avions. Ils sont peut-être une douzaine qui tournent en rond. Il m’est difficile de distinguer s’il s’agit de Morane ou de Messerschmitt. Plus de Stuka…Mais où est donc passé mon sous-lieutenant ? A nouveau un virage, cette fois-ci du côté opposé, je ne vois toujours rien. Où sont passés les trois Messerschmitt ? J’apperçois alors tout en haut, trois points qui grandissent, ils s’approchent…Je me dérobe aussi vite que possible. Mais où ? Ils m’ont coupé la route vers ma patrouille. Pleins gaz, ma main pousse le manche en avant jusqu’à ce que mon corps se soulève du siège, les sangles s’enfonçant dans mes jambes…l’altitude diminue, la terre s’approche de plus en plus. Les trois points noirs se sont matérialisés…transformés en appareils ennemis !
Le menton appuyé sur la poitrine, j’ai du mal à tourner la tête dans leur direction. Les Allemands se séparent, deux d’entre eux m’encadrent et le troisième fonce carrément sur moi…le 109 commence ses tirs à une trop grande distance…et je réussit à m’enfuir ! Mon Morane fonce à nouveau vers le sol. 6, peut-être 10 secondes se sont écoulées et je me dis qu’il est ridicule de continuer à voler plus loin, je dois retourner. De toutes mes forces, je cabre mon avion et je monte en virage ; en une fraction de seconde, juste au moment où je commence la manœuvre, mon regard se pose sur l’aile. A ma grande suprise j’y découvre une série de petits trous, les premiers impacts à distance régulière les uns des autres.
Je coupe immédiatement les gaz, ma vitesse est bonne, retourné sur le dos, je m’embarque de l’autre côté. Des champs ont remplacé le ciel disparu. J’ouvre à nouveau les gaz, je remonte l’avion vers l’horizon et, en virant, je me retrouve du côté opposé. Subitement devant le nez de mon avion, une ombre grose… J’ouvre le feu, mais le Messerschmitt disparaît de mon collimateur, à nouveau je me mets sur le dos, la terre s’approche…
Dans mon esprit, l’idée de m’écraser m’obsède et je remonte. Je ne tourne plus la tête de tous les côtés pour vérifier la position des avions ennemis, je les sens tout près de moi, et c’est à ce moment-là que mon Morane vibre brutalement, mon appareil est secoué, quelquechose me frôle la tête, je sens une odeur de brûlé. En colère, je veux remettre les gaz…Hélas, le moteur est mort ! Je secoue avec insistance les manettes, mais je sens que tout cela est vain. Avec ma vitesse inssufisante, je tire follement sur le manche. Un vent fort balaie mon visage, je relâche le fermoir des sangles et je monte sur mon siège. Le morane continue à planer, une masse d’air me soulève et je me jette dans le vide. Je me cogne contre quelquechose et me voilà hors de mon avion. Je tire la poignée d’ouverture de mon parachute. Quand il s’ouvre, je ressens une vive douleur dans les cuisses, puis : le silence !
». Il réussit à rejoindre le groupe.

GC III/2 (Cambrai – MS. 406) :
André Lansoy écrit :
« Le vendredi 17, première sortie : accrochage avec 9 Do 17. Je récupère une balle dans le moteur et je rentre en catastrophe avec une fuite de liquide de refroidissement. »
En milieu de journée, un Ju 88 arrive au-dessus du terrain. Chassé par 2 MS. 406 qui le touchent, il se crashe 30 Km plus loin.
La gare et le terrain de Cambrai sont attaqués pendant ¾ d’heures par des bombardiers, et le commandant reçoit l’ordre de changer de terrain. Nombreux sont les appareils qui ne sont pas en état de vol qui sont abandonnés, si bien que seuls 11 avions rejoignent le nouveau terrain de Beauvais ; un appareil est détruit. André Lansoy confie son implication dans cette action: « Deuxième sortie : en alerte en bout de piste, je décolle sous les bombes devant mon chef de patrouille, grosse secousse et trou énorme dans la verrière, mais ça vole alors je continue. Hélas, le train refuse de rentrer, j’essaie vainement de poursuivre un Do 215 qui vole en rase-mottes, le moteur de mon Morane fume trop. Je dois rentrer. ».

GC I/3 (Meaux-Esbly – D. 520):
Les dewoitine décollent à de nombreuses reprises pour protéger le terrain. Au soir, seuls 6 des 18 appareils qui ont atterri la veille sont disponibles ; 7 appareils étant endommagés par le bombardement de la veille, et un autre (celui du S/L Thierry) étant détruit au cours d’un combat aérien, mais le pilote est indemme.

GC I/4 (Dunkerque-Mardyck – Curtiss H-75) :
Le groupe effectue 3 missions d’escorte des appareils de l’AB 1, AB 2, AB 3 et AB 4. Le lnt Stiquel abat un avion supposé ennemi entre Ostendes et Bruges. Malheureusement, c’est une méprise, car il a tiré sur un Bleinheim. Dans l’après-midi, 8 appareils sont aux prises avec une large formation de Bf 109.
-Le sgt Bompain saute en parachute, le lnt Hirschauer est blessé au pied et doit évacuer son avion en feu
-le sgt-chef Cartier se pose sur le ventre à Mardyck.
Cependant, le groupe a obtenu 4 victoires.

GC II/4 (Orconte – Curtiss H-75) :
Le matin, le groupe effectue avec 11 appareils une mission de couverture sur le secteur Mourmelon-Reims, sans succès.
Le soir, une nouvelle mission est effectuée, avec 6 appareils qui doivent protéger 9 MS. 406, mais un plafond bas oblige à la patrouille à faire demi-tour après seulement 15 minutes.

GC II/6 (Vertain – MS. 406) :
RAS.

GC I/8 (Chantilly – MB. 152) :
Victor Tanguy se souvient :
« Au cours d’une mission destinée à protéger une formation importante de LeO 45 du grpt de bombardement n°6, le S/L Ruby avait été désigné pour conduire à l’intérieur d’un dispositif importante de 26 Bloch 152, la patrouille très fournie par le GC I/8. [La mission est effectuée en coopération avec les I/1 et II/1].
Cette mission fut un désastre, la formation des LeO 45 n’ayant pas été protégée. La mission initialement prévue consistait à protéger, entre 6h55 et 7h00, une formation de LeO 45 destinée à bombarder puis à mitrailler les convois ennemis aux alentours de Rozoy. Le rendez-vous avec les chasseurs devait avoir lieu à la verticale de Montcornet, à 6h50.
La protection par des chasseurs relevait de la compétence du général cdt le Groupement de chasse n°23. Manquant de moyens propres en nombre suffisant, ce Groupement désigna, d’autorité, un groupe de chasse rattaché organiquement au Groupement de chasse n°21. Le général cdt ce groupement n’accepta pas cette décision et fit anuler la mission, ignorant sans doute que plusieurs LeO 45 étaient en l’air. Ce conflit d’attribution, une fois résolu, eut pour conséquence une modification de la mission initiale des LeO 45. Le bombardement de Rozoy fut abandonné au profit de convois ennemis (…), les chasseurs les protégeant sur zone (…).
En alerte depuis 4h45, les chasseurs ne décolleront qu’à 11h30. Il est inutile de préciser dans quel état de fatigue et d’énervement se trouvaient tous les pilotes dans cette opération, chasseurs et bombardiers.
La composition de la protection est la suivant :
-une patrouille triple, haute, du GC I/8, confiée au S/L Ruby
-une patrouille quadruple légère, moyenne
-une patrouille-guide triple, basse.
Vers 11h45, dans la région de Guise-St Richemont, le S/L Ruby s’apperçoit que les patrouilles moyennes et basse, évoluent autour de ces villes, puis dérivent en direction de la Fère-Courbes. (…) Il essaie par deux fois de les entraîner vers la zone de protection des LeO 45, en descendant à leur altitude, puis en prenant la direction de Fourmies.
Voyant qu’elles ne réagissent pas, il pense que le chef de la patrouille-guide a reçu de nouveaux ordres par radio et assure leur protection, car il apperçoit au-dessus de lui 5 ou 6 Me 109 qui n’attaquent pas.
Les retours au terrain des patrouilles multiples se font dans la plus grande confusion. (…) A l’aterissage de la patrouille du GC I/8, le sgt Dupouy manque à l’appel : sa disparition semble passée inaperçue de tous.
». Il sera porté disparu après affrontement avec des chasseurs.
3 appareils effectuent en outre une mission de destruction sur le secteur Hirson-Beaumont-Maubeuge. Aux alentours de 14h, ils sont pris à partie par la flak :
-elle touche l’appareil du sgt-chef Dupouy ; le pilote s’éjecte mais est tué
-le Lnt Zerownisty, de son côté, est touché par la flak à la tête et au bras ; il est abattu. Son appareil est inutilisable, lui est fait prisonnier.
Dans la soirée, une 3ème sortie est effectuée : une patrouille triple, commandée par le cptne Peyrègne, abat 2 Hs 126 et 1 He 111, mais le Lnt Zerovnicky est abattu par la Flak (il rejoindra le groupe 4 mois plus tard)
Enfin, une dernière sortie est effectuée. 2 victoires supplémentaires sont engrangées, mais le caporal-chef Kralik est descendu par des Bf 109 près de Douai, il rejoindra lui aussi son unité plus tard.

GC I/10 ( ? – MB. 152) :
18 appareils effectuent une mission de protection de bombardiers, sur le secteur Trelon-Chimay-Hirson-La Capelle, avec le GC III/10. Vers 12h, ils rencontrent une formation importante de Bf 109 et 110 dans le secteur de Chauny ; ils y perdent :
- le Lnt Péronne (son appareil est abattu, il percute le sol, tué sur le coup)
-le S/L Thabuis qui, appareil en feu, tente d’atterir mais est carbonisé dans la carlingue.

GC II/10 (Broos – MB 152) :
A 10h20, une patrouille triple et une double décollent, en compagnie d’une double du GC III/10 (21 Bloch au total). Elles prennent contact avec des bombardiers, escortés par une vingtaine de Bf 110 et une vingtaine de Bf 109 :
-Le S/L Goetz descend un Bf 110 près de Bohain, mais doit se poser à Plessis-Belleville où son appareil sera abandonné.
-L’adj Angibault abat un Bf 110 près de Ham, en coopération avec le sgt-chef Singeot du III/10.
-le Lt Rémy péronne est abattu près de La Fère
-le S/L Thabuis est abattu, et périt carbonisé près de Montescourt.
-l’adj-chef Souche doit se poser et abandonner son appareil.

GC III/10 ( ? – MB. 152) :
A 10h20, une patrouille double, en compagnie d’une triple et d’une double du II/10 (21 Bloch au total). Elles prennent contact avec des bombardiers, escortés par une vingtaine de Bf 110 et une vingtaine de Bf 109, qui les coiffent
-le S/L Robert Battut est abattu à la première passe, il n’y survivra pas
-Le sgt-chef Carbon revendique un Bf 110 probable, pui se fait attaquer par 4 Bf 109 : il en envoie un au tapis, puis rentre criblé de balles
-Le sgt-chef Singeot, dont la patrouille s’est disloquée, abat un Bf 110 près de Ham, en coopération avec l’adj Angibault du II/10.
-Le sgt Pinon, légèrement blessé aux jambes, doit se poser sur le ventre près de St Quentin
Dans la soirée, une patrouille se mêle à 2 autres du II/10 :
-les Sgt-chef Carbon et Singeot, et le sgt Mazo se partagent un Do 17 probable
-le groupe obtient égualement 2 victoires sûres
-il perd 3 avions, plus un pilote.

Patrouille DAT de Châteaudun (Châteaudun – MB 151) :
Un Do 17 de reconaissance fait son apparition. La patrouille intercepte l’appareil : la salve de Kowalski force l’allemand à piquer dans les nuages, où il est attendu par Tomicki, qui met un des moteurs du dornier en feu, mais l’appareil touché par le mitrailleur arrière, Tomicki doit rompre le combat. Le Do 17 est poursuivi par Kowaslki au-dessus d’Orléans, quand il tombe sur 2 H-75 français qui l’achèvent. La victoire est partagée entre les polonais et les français, mais ancune unité de Curtiss n’a revendiqué un tel appareil ce jour-là.

ECN I/13, II/13, III/13, IV/13, V/13 (Meaux-Villeroy, Melun-Villeroche, Le Plessis-Belleville, Bouillancy, Loyettes – Potez 631) :
18 appareils doivent mitrailleur les colonnes motorisées allemandes entre Hirson et Fourmoes. Les pertes françaises furent lourdes : 6 tués :
-le Cptne Petit de Myrbeck
-Adj Jouany et Caporal Riche (ECN II/13)
-le Lnt Rouyer (ECN III/13)
-l’adj-chef Chabert (ECN III/13)
On compte aussi 3 blessés :
-l’adj Delmotte grièvement. Il a dû se poser à Chantilly
-l’adj Le Cozannet grièvement
-le sgt le Gall
5 appareils sont détruits ou ayant été forcé d’atterrir.

ECJM I/16 (Soisson-Saconin – Potez 631) :
Un Potez a touché un Hs 126, mais la victoire n’est considérée que comme probable. Le terrain est bombardé. Repli sur Meaux.

GB II/12 (Persan–Beaumont – LeO 451) :
9 appareils sont engagés contre les colonnes situées entre Chimay et Trélon. Un appareil est abattu par la flak, qui coupe l’appareil en deux ; l’équipage (cptne Rocher, S/L Maclaud, adj Lambert et caporal-chef Le Goyat) a sans doute été tué sur le coup.

GB I/15 (Saint–Yan – Farman 222) :
4 appareils doivent bombarder les voies ferrées entre Hirson et Florenville. De par le givre, 2 appareils se mettent en vrille. L’un d’eux se crashe (tuant 2 membres d’équipage, parachutes en torche), tandis que l’autre voit son pilote redresser. Un 3ème appareil fait demi-tour, laissant donc le dernier appareil remplir la mission.

GB II/15 (Saint-Yan – Farman 222) :
5 des 6 Farman qui ont décollé réussissent à bombarder l’axe Hirson-Charleville.

GB I/31 (Persan–Beaumont – LeO 451) :
Les 3 appareils engagés contre les colonnes situées entre Chimay et Trelon sont abattus par la Flak et la chasse :
-le n°122, tuant 3 membres d’équipage (Lnt Boudot parachuté blessé mortellement, Sgt-chef Gombert carbonisé dans l’appareil, Adj-chef Gast parachuté écrasé au sol. Seul le Sgt-chef Le Guellec, qui se parachute, est indemme)
-le n°61, tuant 4 membres d’équipage (S/L Rigourd, Sgt-chef Bougault, Asj-chef Fourneau et Sgt Halma)
-le n°74, blessant les 4 membres d’équipage (Cdt Schmitter, S/L Macombe, Asj-chef Veronnet, Sgt Panay).

GB II/34 (Nangis – Amiot 143 et 354) :
3 amiot 143 et 1 amiot 354 doivent bombarder les concentrations ennemies dans le secteur Vervins-Chimay-Signy le Petit-Rethel, tandis qu’un autre 143 part en reconnaissance sur Givet.
Frank Fremond nous raconte la mission de l’amiot 354 (équipage Lt-Colonel Dagnaux cdt, Lt pilote Frémond, Adj Lavolley et Sgt-chef Regnault) : « La mission consistait à déterminer l’avance ennemie, à rechercher les axes de marche de ses colonnes et à bombarder ces axes dans la région de Chimey, accessoirement aussi à repérer les positions de la Flak. Nous avons donc décollé de Nangis dans la nuit du 17 mai. Les quelques 150 km de Nangis à St Quentin étaient vivement franchis à basse altitude, car il convenait de bien se repérer, la nuit était assez noire. (…)
Nous vîmes bientôt la lueur des premiers incendies du front et, obliquant sur la droite dans l’axe de Guise, nous constatâmes que cette dernière ville était en feu. Je la laissai légèrement sur ma gauche et tentai de repérer la marche des convois ennemis de part et d’autre de l’Oise. Nous échangions nos impressions et observations par intervphone avec détachement. A la demande du colonel Dagnaux, je maintins une altitude de seulement 600m en l’absence de toute manifestation de la Flak. (…)
Brusquement, une batterie de projecteurs s’allume sur notre droite en nous saisissant directement sans même nous avoir cherchés, cependant que des chapelets de traçantes serpentents vers nous. Je bascule l’appareil à plein moteur vers ma gauche en plongeant et zigzaguant. Rien n’y fait. Nous restons « dedans ».
Cette fois c’est sérieux et tout se passe alors très vite. Une voix dans l’interphone après la 1ère rafale me signale le feu sous l’aile droite que je vois aussitôt s’étirer en nappe près du fuselage. J’ai maintenant le cap à peu près au sud, mais l’espoir de rentrer dans nos lignes est bien mince. La 2ème rafale qui nous atteint règle la question en nous criblant. Un obus traverse sans eploser le poste de Regnault [le sgt-chef Regnault] qui pousse une exclamation. Je lui demande s’il est touché, mais n’entends pas sa réponse.
Je donne l’ordre à plusieurs reprises l’ordre d’évacuation générale sans plus obtenir de réponse. Regnault me dira par la suite l’avoir parfaitement reçu, de même que celui donné par le colonel Dagnaux juste avant.
Pour faciliter l’opération, je réduis les gaz à fond en cabrant pour ralentir l’appareil, mais les coups se succèdent depuis la 2ème rafale qui a fait aussi exploser la nourrice d’essence derrière mon dossier. Tout le centre du fuselage est maintenant transformé en un torrent de feu qui s’écoule par le poste supérieur arrière en contournant les épaules et la nuque du colonel Dagnaux inerte à sa place, face à l’arrière. L’adj Lavolley, sans doute égualement touché à mort, est écroulé sur le plancher du poste avant. Je répète desesperemment mes ordres d’évacuation sans recevoir de réponse, même pas de Regnault, dont j’apprendrai plus tard qu’ils les avaient exécutés aussitôt reçus en sautant à travers la nappe de feu qui barrait la sortie de sa trappe et avait gagné le dessous des 2 ailes.
En fin de chandelle, j’ai senti l’avion repartir irressistiblement en abattée à la verticale et, la mort dans l’âme, j’ai ouvert ma verrière pour tenter de sauter.
A mi-corps, le vent relatif du piqué m’a arraché. Dans un éclair, je me suis demandé de quel côté j’allais passer par rapport à l’empennage qui tranchait la traînée de feu. Je ne l’ai jamais su mais, aussitôt paré sans l’avoir heurté, j’ai tiré sur la poignée de déclenchement car le sol ne pouvait pas être loin. Le temps de ressentir le choc de l’ouverture du parachute, puis la fantastique explosion de l’avion au sol qui a rempli l’air de flammèches, je rasai une gouttière et tombai dans un jardinet le long d’une route avec les suspentes et la voilure de mon parachute par-dessus les lignes téléphoniques.
»
Pendant le vol, Dagnaux et Lavolley sont donc tués, tandis que les deux autres, parachutés, sont faits prisonniers.

GB I/38 (Chaumont-Semoutiers – Leo 451) :
Un appareil effectue une reconnaissance aérienne. 4 autres bombardent Rocroi, sans dommages.

GB II/38 (Chaumont-Semoutiers – Leo 451 et Amiot 143) :
7 Amiot 143 attaquent les blindés aux sorties de Chenay, sans dommages.

GAR I/14 ( ? – Potez 63.11) :
Au cours d’un reconaissance, un appareil est sérieusement pris à partie par la flak. 3 obus éclatent sous l’observateur qui saute en parachute (fait prisonnier), tandis que le pilote réussit à regagner Douai-Dechy, où l’appareil s’écrase à l’aterissage. Le pilote (sgt Porchon) est indemme, mais son mitrailleur (Sgt Parmentier) est grièvement blessé au mollet.

GAR II/22 ( ? – Potez 63.11) :
Un appareil effectue une mission de reconaissance sur les régions de Vervins, Montcornet, Viard. L’appareil grièvement touché par la flak au-dessus de Montcornet, l’équipage réussit à faire demi-tour et regagner Reims. L’appareil est brûlé à l’aterissage, mais son équipage est indemme.

GAR II/33 (Nangis – MB 174) :
Un appareil effectue une mission de reconaissance en vol rasant entre Guise et Ribemont. Touché par un obus de 20mm, l’apparei s’écrase au sol. Son mitrailleur (adj Millet) a réussi à sauter en parachute mais sa tête heurte l’empennage et il est blessé mortellement. Son pilote réussi cependant à atterir au Bourget.

GAO 501 (Fort-Mardyck – Potez 63.11) :
« Aucune mission n’est demandée ce jour-là au GAO 501. ».

GAO 504 (Triht et St Léger (Nord) – Potez 63-11 et Potez 39) :
Le terrain est l’objet d’un violent bombardement qui détruit 2 Potez 63.11 et 3 Potez 39.

GAO 546 (Valenciennes - ?) :
Le terrain est l’objet d’un bombardement, qui blesse le Sgt Désormeaux.

GAO 545 et 552 (Prouvy – Potez 63.11) :
Le terrain est l’objet d’un bombardement puis d’un straffing par 12 He 111 et 3 Bf 110. Le GAO 545 perd un appareil (brûlé), comme le GAO 552 (criblé de balles, incendié par la suite).

AB 1 et AB 2 (Hyères et Berck - Vought 156 et LN 401) :
10 Vought (AB 1) et 8 LN 401 (AB 2), escortés par 8 Potez de la F1C, bombardent la digue qui relie Walcheren à Zuid Beveland.
A 22h30, 3 Loire-Nieuport de l’AB 2, protégés par 2 Potez 631 de l’AC2 décollent pour attaquer une batterie qui gêne les troupes françaises dans le secteur de Flessingue, avec réussite.
Un quart d’heure plus tard, 3 Vought 156 de l’AB 1 attaquent le même objectif, avec la même réussite mais 2 Vought sont descendus.
Les Vought de la dernière vague ne décollent pas, car la mission a été donnée trop tard.

F1C (Calais-Mark – Potez 631) :
La section d’alerte a décollé le matin, RAS.
Elle décolle ensuite vers 14h pour attaquer des bombardiers au large d’Ostende. Les 2 potez sont abattus (maître Dupont et seconds-maîtres Domas et Le Thomas tués, quartier-maître Bot grièvement blessé a pu sauter en parachute). 2 Ju 88 ont été abattus, mais on ne sait pas si c’est de par les actions de la F1C ou du GC II/8.
8 appareils effectuent une mission de protection des appareils de l’AB 1, AB 2, AB 3 et AB 4 sur Walcheren, en Zélande. Sur le chemin du retour, le SM Domas pique sur 3 He 111 et en abat un à 5h25 en coopération avec l’EV1 Prévost de l’AC1. Le chef de section nous relate : « La patrouille AC2 est dans leur voisinage et ne semble pas les voir. Je fais route à la vitesse maximum, suivi de loin par mon équipier, pour intercepter l’avion de tête. Celui-ci doit me voir, puisque je suis à sa hauteur et par ¾ avant ; il n’esquisse aucun changement de route. Je commence à tirer à 400m par le travers et maintiens le pointage de mon appareil jusqu’à me trouver dans la queue de l’ennemi à 150m derrière lui. A ce moment, le mitrailleur arrière droit supérieur me tire. Estimant que ma rafale qui a duré 5s a dû être efficace et que je suis en mauvaise posture (pas de protection avant sur le Potez 631), je cesse de tirer et je plonge sur mon adversaire afin de renouveller mon attaque ultérieurement. Le Heinkel part aussitôt en spirale à gauche et commence à brûler de partout à la fois, perd un plan vers 1500m et se décortique avant d’arriver à l’eau (5km SO de Fessingue) ».
A 22h30, 2 Potez décollent pour escorter 2 Vought 156 de l’AB1 dans le secteur de Flessingue. RAS.
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17 mai 1940
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