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 16 mai 1940

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fanavman
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MessageSujet: 16 mai 1940   Jeu 19 Jan 2012 - 2:43

16-mai-40 (Victoires : 18 sûres et 6 probables, Pertes : 34)

GC I/1 ( ? – MB. 152) :
Dans la matinée, une patrouille triple effectue une mission de couverture sur Paris. Elle intercepte à 06h10 au-dessus de Paris un Do 17 ; l’appareil, mitrailleur tué et empennage endommagé, se pose vers Chelles-Gournay.
A 07h45, une patrouille quadruple décolle pour protéger les 7 LeO 451 du GB II/12. Le Lt Schmidt doit poser son appareil sur le ventre à Berneuil-sur-Aisne.
Peu après, une patrouille triple effectue une mission de couverture au-dessus de Villers-Cotterêts.
Ensuite, 10 Bloch escortent une mission de bombardement effectuée par 3 LeO 451 du GB II/12 sur Montcornet ; la mission est effectuée sans incident.

GC II/1 (Couvron – MB 152) :
Le groupe effectue, en coopération avec le II/1, des missions de couverture du GB I/31, sur l’axe Charleville-Montcornet-Liart. Mais ils sont vite dépassés.
En fin d’après-midi, une patrouille haute protège une triple légère du GC II/2.

GC III/1 (Norrent-Fontes – MS. 406) :
3 appareils (S/L Gnys et Chciuk, Lt Marche) décollent à 12h30 pour effectuer une mission de couverture sur la région Termondes-Bailleul. Ils attaquent un Do 17 près de Bruxelles vers 13h40.
-C’est le S/L Wladyslaw Chciuk qui attaque en premier : « Nous en avons eu un. Son moteur droit en feu, il entama un piqué, mais vola encore droit. Nous l’avons attaqué plusieurs fois à nouveau. A 150m d’altitude, je l’ai atatqué une dernière fois, j’effectue mon dernier tir, lorsque je suis touché au réservoir et mon appareil commença à brûler, et mon moteur s’arrêta.
J’enclaichais l’extincteur et atterit, touchant des arbres. L’appareil écrasé, je comptais 22 trous dans le réservoir, le moteur, l’hélice et le moteur.
». En effet, Chciuk est touché par le mitrailleur arrière d’un Do 17, mais il l’abat avec la patrouille du Lt Marche. Il doit cependant faire un atterrissage forcé ; il est indemme. Sur le retour à son terrain, il manque d’être fusillé car il est soupçonné d’appartenir à la 3ème colonne.
-Le S/L Gnys continue l’attaque : « Je l’ai suivi dans un vol à basse altitude, l’attaquant par l’arrière. Le mitrailleur cessa son tir et le moteur droit commença à fumer. Je vis les impacts des balles sur les ailes et le cockpit. Les 2 moteurs fumaient, mais l’un d’eux commenca à bruler. La poursuite continua sur plus de 12 Km. La vitesse de l’avion ennemi ralentissa. Il aterrit dans un champ. »

GC. I/2 (Damblain – MS. 406) :
De 4h30 à 6h00, une patrouille légère effectue une mission de couverture du terrain à priori. RAS.
De 13h10 à 13h45, une patrouille simple effectue une mission de couverture du terrain. Elle est rappelée par radio très vite, pour être remise en alerte. RAS.
De 15h40 à 17h50, deux patrouilles doubles effectuent une mission de destruction sur le secteur Montmédy-Stenay-Beaumont, en soutien du I/5 (qui ne peut effectuer toutes les missions qu’on lui demande). Un Hs 126 est attaqué par la patrouille Cne Patureau-Mirand et du Lt Provansal. Il est abattu à l’ouest de Carignan, dans les Ardennes.
De 16h30 à 17h45, une patrouille simple effectue une mission de couverture du terrain sur alerte. RAS.
De 17h10 à 19h10, une patrouille simple effectue une mission de couverture du terrain à priori : « Breto [Lt de la Bretonnière], Meunier et Brezinski eurent maille à partir avec 2 He 111. Le reste du groupe venait de rentrer de mission et les avions se trouvaient aux soutes d’essence. Le temps était couvert par une couche de nuages jusqu’à 2000m.
La patrouille de Bréto évoluait au-dessus de nos têtes, lorsque les 2 Heinkel arrivèrent en vue du terrain. Dès qu’ils aperçurent en l’air les morane, ils montèrent afin de se cacher dans les nuages ; et Breto ne put faire mieux que d’envoyer à l’un d’eux une rafale, de loin, avant quil ne disparût.
». Il s’échappe avec une fumée blanche : il est considéré comme probable et crédité aux Lt de la Bretonnière et Sgt Meunier.
De 18h30 à 19h45, une patrouille légère effectue une mission de couverture du terrain. RAS.
Le groupe effectue donc 6 missions en 25 sorties.

GC II/2 (Laon-Chambry - ?) :
Repli sur Le Plessis-Belleville
En fin d’après-midi, une patrouille triple légère effectue une mission en coopération avec une patrouille du II/1.

GC III/2 (Cambrai – MS. 406) :
Lors d’une mission de couverture effectuée par 6 MS. 406 menés par le Cptne Laszkiewicz, un Dornier est attaqué près de Valenciennes, mais il réussit à s’échapper. Au niveau de la fonrtière Belge, la 2nde escadrille attaque une formation d’autres Dorniers, sans résultat, tandis que la section de Laszkiewicz attaque une autre formation de 50 bombardiers sans effet. Par contre, les Bf 110 d’escorte réagissent, les appareils français réussissent à s’échapper individuellement.
Le groupe effectue une mission de destruction, et tombe sur des Bf 109 et 110. 5 nouvelles victoires confirmées sont remportées sur des Bf 110, au prix de la perte de 2 pilotes :
-le srgt-chef Flanek
-le sous-lieutenant Bardin (abattu par des Bf 110). Ce dernier sera crédité de deux victoires homologués, 2 appareils sur les 6 contre lesquels il s’est battu !
-André Lansoy reçoit une balle dans l’hélice

GC I/3 (Meaux-Esbly – D. 520) :
A 6h30, le terrain est bombardé par des He 111, raid qui détruit deux appareils et en endommage 7 autres. On déplore égualement la mort du soldat mécanicien Dubois. Le groupe ne dispose alors plus que de 6 avions disponibles. Peu après, le groupe doit continuer sa retraite.

GC II/3 (Bouillancy – MS. 406) :
Vaclav Curkr se souvient :
« J’effectue mon premier vol. Comme paysage, partout une mer de fumée et de flammes. C’est le résultat d’un bombardement allemand.
Le soir, je découvre un défaut sur les mitrailleuses de mon appareil. Je ne pas participer à la mission de l’escadrille de ce jour. Dommage.
Les copains ont eu l’occasion de combattre l’ennemi :
-Jarda Gleich a descendu un Dornier et un Messerschmitt 110
-le S/L D’Harcourt, de notre escadrille, a été descendu, son appareil en feu.
»

GC III/3 :
A 12h15, le terrain de Le Qesnoy-Escarmain est bombardé par 18 Do-17 pendant 20 minutes. Le bombardement détruit 14 appareils du II/6 et 2 du III/3, à des dégrés divers et tue l’adj-mécanicien Zack. Il ne reste plus qu’un appareil en état de vol au II/6, et un autre au III/3.
Au cours de la journée, un Bf 110 est abattu en coopération par les Cptne Zantara et le S/L Lansoy près de Montcornet.

GC I/4 ( ? – Curtiss H-75) :
Une patrouille triple effectue à partir de 16h00 une mission de protection de 9 LN. 401 de l’AB2 et 9 Vought 156 de l’AB1 sur les écluses du canal de Walcheren et le pont de chemin de fer de cette ville. La mission se déroule sans incident.

GC II/4 (Orconte – Curtiss H-75) :
6 appareils effectuent une mission de protection sur le secteur-Reims-Vernier-Neufchâtel. Vers 14h40, les pilotes aperçoivent des éclatements de DCA, qui vise une trentaine de bombardier, et se dirigent vers eux. Mais les Bf 110 d’escortent leur tombent dessus. Un ou 2 Do 17, un Bf 110 sont abattus, et un Ju 88 est le sujet d’une victoire probable, contre quelques éclats dans les appareils français. Le lendemain, le Lt Max Vinçotte écrit dans le journal de marche du GC : « Jeudi [9 mai], j’étais fier de montrer au commandant 13 avions disponibles sur 16. Aujourd’hui, seuls 6 avions peuvent voler. Nous sommes 14 pilotes. Sans commentaires. ».

GC I/5 ( ? – Curtiss H-75) :
Une patrouille triple effectue une mission de couverture au nord de Reims pour le compte de la IIè armée. Peu après 19h00, elle rencontre un Hs 126, qui est abattu vers Chémery par 5 pilotes. La patrouille, qui s’est regroupée, attaque un Dornier, qui est abattu vers Réthel ; il est homologué aux 9 pilotes (Ctne Malaval, Lnt Marin la Meslée, Lnt Dorance, Lnt Vybiral, S/L Rouquette, S/L Warnier, Sgt-chef Penzini, Sgt-chef Bressieux, Sgt Tallent).

GC II/5 ( ? – Curtiss H-75) :
A 9h15, 5 appareils effectuent une mission de destruction sur Metz-Etain. Ils tombent, vers Konigsmacher, sur un Hs 126, qui à leur vue pique vers le sol. Il est tiré plein arrière par le cptne Monraisse, ses 4 autres coéquipiers le prenant en tenaille. L’allemand est achevé par le sgt-chef Legrand, entre Esch-sur-Alzette et Montdercange. La victoire est homologuée en coopération au cptne Monraisse, au sgt-chef Legrand, à l’adj-chef Dugoujon, au sgt Audrain et au caporal-chef Svetlik.
Décollant vers 14h, une patrouille effectue une mission de destruction sur Metz-Etain. Elle tombe sur une formation d’He 111 protégés par des Bf 110. Le Lnt Jaske, alors en train d’attaquer un bombardier, se fait surprendre par un Bf 110 et doit se poser sur le ventre. L’appareil est détruit, son pilote blessé.

GC II/6 (Vertain – MS. 406) :
André Deniau raconte :
« Nous avions d’abord assuré une mission de couverture à priori du terrain, de très bonne heure (…) Il pouvait être 7h, 7h30 quand nous avions atteri. Nous venions à peine d’aterrir quand le cdt Fontanet reçut un coup de fil du général.
-Envoyez tous vos avions sur Sedan.
-Oui, mon général, dit le cdt, mais il me faut une patrouille d’alerte sur le terrain. Je dois assurer ma protection.
-Mais puisqu’on n’a plus d’avions, vous n’avez pas besoin de protection.
Nous devions nous rendre au-dessus de Sedan, survoler la ville pendant une heure environ (…) et revenir. Tout se passe bien, nos 27 avions se posèrent ensemble, et on commenca tout de suite à faire les pleins.
Nous en étions au 3ème avion, lorsqu’arriva subitement une vague de Ju 88 qui baleyèrent littéralement le terrain de bombes. Cela dura exactement 32 minutes. Nous ne pouvions rien faire que de nous terrer dans des trous et regarder, désespérés, nos appareils se faire mettre en pièces. L’un de nous essaya de décoller, mais le terrain était tellement ravagé qu’il ne pouvait même pas rouler. Après avoir jeté leurs bombes, les junkers repassèrent et mitraillèrent les avions au sol. Sur les 36 que nous possédions, 35 furent mis hors de service.
Dès que ce fut possible, nous nous précipitâmes pour constater les dégâts. Impossible même de réparer (…) Chaque avion avait quelque avarie irrémédiable. Nous étions au désespoir. (…)
Une consolation dans notre malheur : nous avions peu de victimes, un blessé et un tué : un mécanicien polonais.
».
A 9h15, une patrouille effectue une mission de reconaissance en vol rasant. Le S/L Verdier, gravement blessé à la cuisse par un éclat d’obus tiré par la flak, doit atterir sur un terrain de secours.
A 9h30, une seconde mission de reconaissance est effectuée sur l’axe Montcornet-Neufchâtel. Le cptne Baché est abattu par la flak à Montcornet, il doit atterir mais son appareil et inutilisable et il s’est blessé à la mâchoire au cours de son atterissage.
Une dernière mission de couverture est effectuée par le Cptne Karwoski et le Lt Vié, sur le secteur de Trelon. RAS.
En fin de matinée, l’adj-chef Gaudon abat un Hs 126 près de Chimay.
A 12h15, le terrain de Le Qesnoy-Escarmain est bombardé par 18 Do-17 pendant 20 minutes. Le bombardement détruit 14 appareils du II/6 et 2 du III/3, à des dégrés divers et tue l’adj-mécanicien Josef Zack. Il ne reste plus qu’un appareil en état de vol au II/6, et un autre au III/3.

GC II/7 (Luxeuil-les-bains – MS. 406 et D. 520) :
Le terrain est à nouveau l’objet d’un « straffing » effectué par des Bf 109 : ils incendient un MS. 406. Cependant, la DCA, aussi efficace que précédemment (ce qui est assez exeptionnel à l’époque….) abat un des assaillants.

GC I/8 (La Fère-Courbes – MB 152) :
Une patrouille décolle à 6h15 pour une mission de protection :
-Le sgt-chef Choullet enguage des Do 17 et He 111, mais vers 7h, les Bf 110 d’escorte rappliquent et l’abattent. L’appareil s’écrase près de Versigny, pilote carbonisé.
-Le Lnt Bouysse abat quant à lui un Bf 110.
Dans la journée, le groupe se replie sur Chantilly.

GC II/8 (Calais-Marck et Maldeghem – MB. 151) :
Une patrouille intercepte des He 111, en protection des convois maritimes évacuant le port d’Ostende. 2 bombardiers sont abattus :
-un par le Sgt Dietrich
-un en coopération avec un Hurricane.

GC II/10 ( ? – MB. 152) :
Le Lnt-colonel Henri Dietrich raconte : « J’étais dans la patrouille avec Angibaud et Gilles pendant une mission d’interception de bombardiers, qui nous avaient d’ailleurs échappé : le plafond était bas, nous ne les avions pas vus. Soudain, à mes 3 heures, bas sous les nuages, j’apperçois 7 He 111. Je bats des plans – notre seul moyen de transmission, notre radio « de papa » étant presque toujours lamentable pour une raison ou pour une autre.
Les Allemands volaient au ras des nuages, cap au nord-nord est vers l’Allemagne. Je pique, persuadé – à tort - que mes deux ailiers mes suivent. (…) Je tire. J’entends des petits chocs : aucun doute, c’étaient les mitrailleurs arrière des Heinkel qui m’azimutaient. Je m’obstine. Plus j’approchais, plis je voyais mes balles faire mouche. Des flammes pour finir…et le Heinkel est descendu en flammes.
C’était ma 1ère victoire, mais j’avais été, moi aussi, sérieusement assaisoné. Fuite d’huile, notament. Je réussis à ramener la voilure, tant bien que mal, à Amiens. Là, j’ai compté 33 impacts dans mon Bloch, qui était naturellement inutilisable.
»

ECMJ I/16 (Wez-Thuisy - ?) :
Repli sur Soissons-Saconin.

GB I/12 (Soissons-Saconin – LeO 451) :
Un appareil décolle vers 8h pour bombarder les colonnes allemandes sur l’axe Liart-Rozoy-sur-serre-Montcornet. Touché par la flak, il s’écrase à Raillimont, entraînant son équipage (S/L Devalez C.A., Sg-chef Masset pilote, Sgt-chef Buisson radio, et Sgt Moity canonnier) dans la mort.
Vers 9 heures, un autre appareil suit le même parcours et avec les mêmes objectifs, et finit de la même façon en s’écrasant dans les lignes françaises à Bosmont-sur-Serre. Le canonnier (Caporal-chef Fourrier) est indemne, mais le pilote (Adj-chef Cherigié) est mort, tandis que les deux autres membres d’équipage (le C.A. Sgt-chef Lemaire et le radio Sgt-chef Pironneau) sont gravement blessés.
A 11h, un appareil isolé tente de bombarder les mêmes objectifs, mais est également touché par la flak ; il rentre au terrain. Un autre appareil subira le même sort, mais sera moins touché.
A 14h45, les deux derniers appareils disponibles décollent pour la même mission ; qu’ils accomplissent non sans être légèrement touchés.

GB II/12 (Persan-Beaumont – LeO 451) :
7 appareils décollent vers 11h pour bombarder les troupes allemandes sur l’axe Montcornet – Rozoy-sur-Serre, escortés par 4 appareils du GC I/1. Un des appareils doit faire demi-tour pour cause d’incidents mécaniques.
-L’un des appareils, au moment du largage de bombes, est touché de plein fouet par la flak, blessant le radio (Adj-chef Marault). Le pilote tente d’atterrir, mais l’appareil percute un autre appareil du I/31 qui vient de se poser. Le C.A. (Captne Tonon), le pilote (Adj Brisset) sont indemmes mais l’adj-chef Marault est grièvement blessé.
-Un autre appareil, le n°80, doit se poser en flammes dans un champ près de Laon, mais l’équipage est indemne.
A 17h45, 8 appareils doivent décoller pour bombarder à nouveau l’axe Montcornet-Rozoy, escortés par 10 Bloch du GC I/1 ; un appareil s’embourbe avant le décollage et 4 autres doivent faire demi-tour pour cause d’ennuis mécaniques. Les 3 autres bombardent les concentrations à la sortie de Rozoy et regagnent le terrain. L’un d’eux casse sa roulette de queue à l’aterissage.

GB I/31 (Lézigna et Persan-Beaumont –LeO 451) :
5 appareils décollent à 7h45 pour se replier, et également bombarder l’axe Liart-Rozoy-sur-Serre-Montcornet. Ils trouvent dans le secteur leur protection, composée de 24 MB 152 des GC I/1 et GC II/1. Les bombardiers volant trop bas et la protection étant pris à partie, un bombardier est touché de plein fouet par la flak, son équipage saute en parachute. Le C.A. (S/L Raoul) est grièvement blessé, le pilote (Cptne Hirsch) est blessé comme le radio (Adj-chef Perrigouard). Le canonnier (Asg-chef Meliguet) est indemme.
A 10h, 3 appareils décollent à nouveau (1 appareil ne peut décoller à cause d’ennuis d’hélice) et se présentent sur l’axe Rozoy-Montcornet. Ils bombardent, et rentrent sans casse. Un appareil est cependant détruit accidentellement sur le terrain suite à une collision avec un autre appareil.

GB II/34 (Nangis – Amiot 142/143) :
Un Amiot 143 effectue une reconnaissance armée sur Maastricht et Montcornet, tandis que les 4 autres font 4 sorties pour bombarder les troupes allemandes à Liart. Un appareil est criblé par la flak, blessant gravement le mitrailleur (Sgt Oeillard) et le mécanicien (Caporal Montel), mais l’appareil parvient à rentrer. Le C.A (Lnt Fiquet), le pilote (Adj-chef Couzon) et l’observateur (Adj-chef Renard) sont indemmes.

GB I/38 (Chaumont-Semoutiers – Leo 451) :
A la nuit tombée, 5 appareils décollent pour bombarder les colonnes allemandes.

GB II/38 (Chaumont-Semoutiers – Leo 451) :
A la nuit tombée, 4 appareils décollent pour bombarder les colonnes allemandes dans le secteur Liart-Rozoy. Mais l’un doit revenir pour cause de panne, tandis que l’autre s’écrase après avoir vu ses deux moteurs s’arrêter après le décollage dans une colline, tuant sur le coup son chef de bord (Cptne Destannes) et le navigateur (Lnt Vial). Le radio (Adj-chef Leclerc) est blessé.

GBA II/35 (Briare – Br. 693) :
Un appareil est détruit accidentellement sur le terrain.

GBA I/54 et I/51 ( ? – Br 693) :
Les groupes reprennent les attaques en vol rasant, par groupe de deux appareils pour accroître l’efficacité. Objectif : une importante colonne allemande entre Mezières et Laon. Sur les 2 Br. 693 du I/54, un appareil s’écrase au décollage, si bien que seuls 5 appareils participeront à la mission. Le S/Lt Menant, au cours du vol, repère 2 Hs 126 en décollage d’un terrain de campagne. La flak abat 3 des 5 appareils du I/54 : dans l’un d’eux, le pilote (Sgt-chef Somedecoste) est indemme, tandis que le mitrailleur (Sgt-chef Codron) est gravement blessé.
Dans la soirée, repli sur Briare

GBA II/54 ( ? – Br. 693) :
Le groupe attaque les rassemblements de troupes au nord de Chaumont-Porcien : 3 appareils décollent. La flak touche un Br. 693, qui explose et s’écrase, carbonisant son équipage. Un autre appareil est abattu par la flak ; l’appareil est détruit mais l’équipage est indemme, fait prisonnier.
Dans la soirée, repli sur Briare

GAO 501 (Fort-Mardyck – Potez 63.11) :
Le colonel Henri Moguez nous raconte les évènements de la journée :
« Au lever du jour, le général Sciard reçoit à son P.C. à Anvers le Lnt Lefebvre, arrivé de Mardyck en liaison, et lui demande des photos du canal [de Sud-Beveland]. Fort heureusement, ces photos ont été prises la veille par le GAR de la VIIè armée. Le Lnt Lefebvre, qui en a conaissance, va immédiatement chercher en avion à Saint-Omer et les rapporte au général Sciard qu’il retrouve non plus à son P.C. d’Anvers, abandonné entretemps, mais à Sainte-Gille-Waas. (…)
Le général demande au Lnt Lefebvre de faire déclencher une mission de reconaissance afin de déterminer l’effet des tirs de destruction de l’ennemi sur le canal et la situation des éléments amis dans le village de Kapelle. Dans l’impossibilité d’obtenir la communication téléphonique avec son cdt de groupe, le Lnt Lefebvre rentre tout de suite avec son avion à Mardyck afin de transmettre les instructions du général Sciard.
La mission est effectuée à 16h30 par le cptne Gardeur, en vol rasant. L’observateur voit une colonne de cyclistes français quitter en bon ordre le village de Goes, et se diriger vers l’ouest. A 17h30, plus d’indice d’activité à Kapelle, mais des cadavres de fantsassins habillés en vert, des caissons renversés à la sortie sud-ouest du village indiquent la violence des combats qui s’y sont déroulés ; le pont du chemin de fer du canal, entièrement détruit, est sous le feu de notre artillerie.
»
L’avion envoie ensuite par message lesté ces renseignements au terrain de St Nicolas ; une voiture faisant le reste du trajet jusqu’à St-Gilles-Waas.

GAO 503 ( ? – Potez 63.11) :
Un appareil décolle à 14h30 pour effectuer une mission de reconaissance d’éléments blindés sur le secteur Chapelle St Lambert – Braisne l’Allend – Glabais – Lillots – Witterzee – Bonsval – Gesnappe Nivelles. Il est abattu en flammes par la flak. Son observeteur (S/L Mann) et tué, son pilote (adj-chef Gourdon) est indemme et son mitrailleur (Adj Nourry), qui s’est parachuté, est indemme.

GAO 510 ( ? – Potez 63.11) :
A 10h15, un Potez effectue une mission de reconaissance à vue. Il est abattu par 3 Bf 109. L’avion, criblé de balles, est inutilsable. L’observateur (Lnt Martin) et le Sg-chef Guesnel (pilote) sont indemmes, mais le Caporal-chef Molinier (mitrailleur) est blessé.

GAO 553 ( ? – Potez 63.11) :
Un appareil effectue une mission de reconaissance à vue sur le front, de la Lauter à Acher. L’appareil est atteint par la flak de petit calibre ; ses deux membres d’équipage (Cptne Bachelot et Sgt-chef Jeandel) sont blessés.

GR II/33 (Athies-sous-Laon - ?) :
A l’aube, 2 équipages informent l’état-major du grpt 6 de l’incursion sur leur terrain d’une avant-garde ennemie.

AB 1 (Hyères- Vought 156) :
9 appareils, escortés par 9 Potez 631 de l’AC 1, décollent à 16h pour bombarder les écluses du canal de Walcheren et le pont de chemin de fer de cette ville, en coopération avec l’AB 2. Escortés par une patrouille triple du GC I/4 et 2 potez de la F1C, tous les appareils rentrent à leur base sans accrochage.

AB 2 (Berck – LN 401) :
7 appareils, escortés par 9 Potez 631 de l’AC 1, décollent à 16h pour bombarder les écluses du canal de Walcheren et le pont de chemin de fer de cette ville, en coopération avec l’AB 1. Escortés par une patrouille triple du GC I/4 et 2 potez de la F1C, tous les appareils rentrent à leur base sans accrochage.

F1C (Hyères – Potez 631 et MB 151) :
A 9h, un appareil décolle pour protéger des bateaux au large d’Ostende. Au moment où ils décident de rentrer, ils apperçoivent un bombardier qui vient d’attaquer un convoi. Billotet nous en relate l’attaque : « Le LV Folliot attaque pendant que je prends de l’altitude pour attaquer à mon tour ¾ arrière. Après le déguagement, je vois ce Heinkel qui se met à fumer et perdre de l’altitude puis faire route vers la terre. Desmons [son mitrailleur] me crie « il est touché ! ». J’apperçois alors sous moi, presque à contre-bord d’autres avions qui font route sur le convoi. Sur un retournement, j’en attaque un ¾ arrière et cette fois, je ne le manque pas. Le Heinkel cabre lentement, puis, tout à coup, part en piqué brutal et percute dans l’eau. ». L’appareil est attribué à Billotet.
A 16h00, 2 appareils décollent pour soutenir les forces terrestres en Zélande. Ils doivent retrouver 9 Vought 156 de l’AB1 et 9 LN 401 de l’AB 2, mais ils sont absents, si bien qu’ils doivent attendre. Finalement, la mission reprend son cours, et les écluses sont bombardées sans incident. Les appareils rentrent sans faire de mauvaise rencontre.


Dernière édition par fanavman le Sam 21 Jan 2012 - 17:06, édité 1 fois
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Marc_91
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MessageSujet: Re: 16 mai 1940   Jeu 19 Jan 2012 - 10:55

fanavman a écrit:

10E (Oran-la-Senia – Farman 222) :
La nuit, un des appareils bombarde Rossignano (Italie).
Etonnant, Pierre ...

A cette date, l'Italie n'avait pas encore déclaré la guerre ; tu peux en dire plus sur cette mission ???
L'équipage s'est trompé ???
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fanavman
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MessageSujet: Re: 16 mai 1940   Jeu 19 Jan 2012 - 23:38

J'avoue que je n'avais pas fait attention à ce détail, restant dans la compilation....
De mémoire, il me semble que l'info doit me venir d'un des deux témoignages de l'équipage du "Jules Vernes" (parue dans Icare) et des HS d' "Avions" sur l'aéronavale. Malheureusement, l'ancien aviateur ne faisait cependant qu'évoquer rapidement les missions qui ont précédé le fameux "bombardement" sur Berlin): un bombardement du port militaire de la Spezia, puis le lendemain Rossignano
Le témoignage n'étant pas vraiment clair sur la datation, j'ai dû me tromper sur ce point. Je vérifierai ce WE.

J'ai cependant dans ma documentation des informations comme quoi des échauffourrées auraient bien eu lieu avant l'entrée en guerre officielle de l'Italie:
-le 13 mai, j'ai comme info que des "Falco" mitraillent l'aérodrome de Cuers – Pierrafeu
-le 19, l’AB 2 bombarde dans la nuit des objectifs italiens sur la côte Ligure, sans pertes
-le 21, un des appareils de la 10E bombarde Livourne en Italie.
-le lendemain, un des appareils de la 11E repère un sous-marin et un hydravion CANT en train de décoller. L’avion largue deux bombes sur le submersible qui plonge. Les deux appareils échangent quelques tirs de mitrailleuses, mais rapidement l’hydravion italien rompt le combat et regagne sa base.
-le 23, 10 appareils de la HB 1 décollent pour attaquer une escadre italienne repérée dernièrement. Seul le Cdt, le LV Baron parvient à trouver l’objectif, du fait des mauvaises conditions météorologiques. Il largue ses deux bombes sur un croiseur, sans résultat. Un appareil de la 11E repère une escadre italienne faisant route vers la Sardaigne. Il essuie des tirs de DCA, mais garde le contact et ne regagne Karouba que lorsque les réservoirs sont presque à sec.
-le 11 juin, la base de 4S1 (Karouba, Tunisie), la base est bombardée par la Regia Aeronautica, mais la 4S1 est épargnée. C'est cependant sans doute une opération préparant les hostilités.
On remarquera que seule l'aéronavale est concernée.

Quelques hypothèses sur cet aspect.: l'entrée en guerre de l'Italie le 10 juin est une entrée officielle. Ce qui est sûr, c'est que bien qu'on espérait que l'Italie resterait dans le giron des alliés (Denain avait oeuvré pour), depuis le Pacte d'Acier, on regardait d'un oeil attentif l'attitude de la Botte qu'on savait ennemie potentielle (il ne faut pas oublier qu'on s'attendait, dans les années Trente, à être pris en tenaille à la fois par l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne)....Cela pourrait donc constituer des échauffourées ou des frappes préventives, comme il en a existé dans bien des guerres avant l'entrée officielle d'un pays en guerre. Les objectifs étaient très ciblés, et constituaient soit des choix stratégiques pour prévenir des opérations militaires italiennes (ports), soit effectuer de l'action psychologique (villes).
Ce qui frappe, c'est que les témoignages des membres d'équipages français concernés montrent que, bien que la France ne soit pas entrée en guerre contre l'Italie, ces situations sont bien des situations de guerre, et les tirs sont biens réels
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yvon bonnemer
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MessageSujet: Re: 16 mai 1940   Ven 20 Jan 2012 - 21:21

Toujours excellent Fanavman, t'aurai dut faire un bouquin
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MessageSujet: Re: 16 mai 1940   Sam 21 Jan 2012 - 3:58

fanavman a écrit:


J'ai cependant dans ma documentation des informations comme quoi des échauffourrées auraient bien eu lieu avant l'entrée en guerre officielle de l'Italie:
-le 13 mai, j'ai comme info que des "Falco" mitraillent l'aérodrome de Cuers – Pierrafeu
-le 19, l’AB 2 bombarde dans la nuit des objectifs italiens sur la côte Ligure, sans pertes
-le 21, un des appareils de la 10E bombarde Livourne en Italie.
-le lendemain, un des appareils de la 11E repère un sous-marin et un hydravion CANT en train de décoller. L’avion largue deux bombes sur le submersible qui plonge. Les deux appareils échangent quelques tirs de mitrailleuses, mais rapidement l’hydravion italien rompt le combat et regagne sa base.
-le 23, 10 appareils de la HB 1 décollent pour attaquer une escadre italienne repérée dernièrement. Seul le Cdt, le LV Baron parvient à trouver l’objectif, du fait des mauvaises conditions météorologiques. Il largue ses deux bombes sur un croiseur, sans résultat. Un appareil de la 11E repère une escadre italienne faisant route vers la Sardaigne. Il essuie des tirs de DCA, mais garde le contact et ne regagne Karouba que lorsque les réservoirs sont presque à sec.
-le 11 juin, la base de 4S1 (Karouba, Tunisie), la base est bombardée par la Regia Aeronautica, mais la 4S1 est épargnée. C'est cependant sans doute une opération préparant les hostilités.
On remarquera que seule l'aéronavale est concernée.


Bonsoir, il doit y avoir quelques soucis au niveau des dates, dans l'ordre :

- Mitraillage de Cuers-Pierrefeu le 15 juin 1940
- l'AB2 était à Berck le 19 mai, mission sur Berlaimont. C'est la nuit du 19 juin qu'elle attaque la côte ligure.
- la 10E, pour revenir à son attaque du 14 mai, c'est en fait celle du 16 juin. Nuit du 14 juin, le Farman 222.2 n° 16 Arcturus bombarde la Spezia, nuit du 16 Rossognano, du 19 Alghero, et la nuit du 21 juin Livourne.
- c'est le 22 juin que le E11.1 commandé par le LV Guilloux attaque le sous-marin et le CANT.
- la HB 1 mène son attaque le 23 juin, après que le convoi ait été repéré par le LeO H470 E11.3 de la E11 en laison entre Karouba et Berre.
- le bombardement de Karouba a lieu de 12 juin. L'E7 perd à cette occasion presque tous ces Loire 70. Les bombardiers italiens sont 21 SM.79 du 32° Stormo.

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MessageSujet: Re: 16 mai 1940   Sam 21 Jan 2012 - 12:19

Merci pour les corrections!
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