Voilà, j'ai un peu de temps, alors allons-y !
J'ai noté quelques incohérences de forme.
Par exemple, sur la première page, tu écris d'abord
l'Armée de l'Air, puis un peu plus loin
l'armée de l'air... Il faut que tu te tiennes à une seule manière d'écrire la même chose.
D'autre part, le Me 109 n'existe pas, c'est un Bf 109.
Evite au maximum l'emploi des majuscules, c'est désormais
out of fashion. Pour autant, la Genèse de la Bible s'écrit avec une majuscule...
Utilise le correcteur d'orthographe de Word, car certaines fautes de frappe t'ont manifestement échappé (ce qui est normal, vu la longueur de ta prose)...
Lorsque tu cites un ouvrage, il faut que tu indiques, comme tu l'as fait, l'auteur et le titre, mais aussi l'éditeur et la date de parution, voire même le lieu d'édition, car ces éléments sont également informatifs. Tu peux même indiquer la page où se trouve ta citation. Ton lecteur t'en saura gré s'il veut aller à la source !
Je réitère ma remarque quant aux P-36 : ce sont des H-75 en l'occurrence. Et la mention de B-26 m'interpelle...
Le tableau que tu présentes sous le titre
Graphique 3 - Les plans de réarmement français est illisible, car flou (pixellisé).
Pour terminer, il me semble que tu confonds technologie et production. A ce sujet, ton texte me parait bancale. La France péchait par sa mauvaise - car empirique - organisation industrielle, mais elle était technologiquement en pointe. D'ailleurs, les articles que tu cites ne disent pas autre chose : les avions français étaient techniquement supérieurs aux avions allemands, mais bien moins rationnellement pensés au plan de la production. Par exemple, le MS.406 coûtait 8000 heures de travail pour son assemblage. Le D.520, conçu pour une fabrication en grande série, demandait pour sa part environ 6000 heures. Et Emile Dewoitine, insatisfait de ces cadences, avait lancé le D.551 dont l'assemblage était estimé à 4000 heures, car simplifié au maximum.
Un détail aussi : les mitrailleuses françaises avaient un calibre de 7,5 mm. Et l'armement des avions français, en dehors de ce calibre un peu léger, était plutôt conséquent, grâce au canon de 20 mm.
Voilà, je ne pense pas que ces dernières remarques remettent en cause la teneur de ton article. Ce que je retire de ton travail, c'est que la presse française, elle aussi propagandiste (car également lue en Allemagne), se montrait finalement plutôt lucide sur la situation. Les critiques d'André Langeron datent pour leur part de 1941, à une époque où on cherchait à rejeter la faute de la défaite sur les prédécesseurs des hommes en place, politiques comme militaires.
J'espère que tu prendras tout cela pour des critiques constructives, ce qu'elles se réclament... Tu ne nous a pas dit la destination de ton article : c'est un travail pour tes études, ou c'est destiné à une publication ?
En tout cas, bon courage pour la suite !
Pascal